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	<title>LM magazine &#187; Madama Butterfly</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Madama Butterfly</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Apr 2015 05:00:30 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Antonino Fogliani]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>D’émotion, il sera beaucoup question ici. D’abord parce que<em> Madama Butterfly</em> constitue le premier opéra mis en scène par Jean-François Sivadier, en 2004, et en même temps la première production de l’Opéra de Lille après sa longue fermeture de cinq ans, en 1998. Mais c’est surtout l’oeuvre qui bouleverse. Rappelons l’argument : à Nagasaki, vers 1900, Pinkerton épouse Cio-Cio San (« <em>papillon</em> » en nippon), une Geisha de 15 ans. Pour cet officier américain, ce mariage n’est qu’un jeu. Au contraire de la Japonaise qui le prend avec tout le sérieux de l’amour, jusqu’à renier sa famille. Après lui avoir fait un enfant, son « mari » regagne les USA et refait sa vie. Cio-Cio San lui reste fidèle. Et l’attend. Mais lorsque Pinkerton revient, trois ans plus tard, c’est accompagné de sa nouvelle épouse américaine et pour récupérer son fils. Cio-Cio San le lui confie et se fait hara-kiri. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Ça commence comme une comédie et ça se termine en tragédie grecque »">« Ça commence comme une comédie et ça se termine en tragédie grecque »</span>, résume Jean-François Sivadier. Cette histoire d’amour et de trahison en trois actes a été maintes fois adaptée mais reste terriblement efficace. Car servie par la composition du génial Giacomo Puccini (1904). «<em> Il est unique dans sa façon de traduire la tension dramatique en musique. On peut trouver ça mièvre par endroit, mais il y a des moments qui ne peuvent absolument pas laisser le spectateur insensible</em> ».</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sans exotisme.</strong> </span></p>
<p>Jean-François Sivadier sait de quoi il parle, lui qui a déjà monté deux fois cet opéra (à Lille donc, puis à Dijon en 2010). Dès lors, comment porter un regard neuf sur l’oeuvre ? S’il faut s’attendre à des changements – dans la distribution ou la direction de l’o.n.l., où l’Italien Antonino Fogliani succède à Jean-Claude Casadesus avec « <em>une vision très différente</em> » – « <em>la mise en scène, les costumes et les décors sont pratiquement les mêmes</em> ». En cela, l’exotisme du Japon est une nouvelle fois absent car « <em>ce n’est pas du tout une musique japonaise, mais italienne. On joue donc avec les signes du Japon comme Puccini le fait avec sa partition, mais sans reconstituer le pays</em> ».</p>
<p>Comme pour <em>Carmen</em> en 2011 et <em>Le Barbier de Séville</em> en 2013, une des représentations de <em>Madama Butterfly</em> est retransmise sur écran géant dans plusieurs villes de la région. Un moment «<em> bouleversant</em> » pour Jean-François Sivadier, qui considère l’opéra comme « <em>un art plus populaire que le théâtre</em> ». Et de confirmer : «<em> Il y a ici une sorte de transcendance immédiate qui peut toucher tout le monde, sans rapport au sens</em> ». Un événement qui sied à merveille à la conception qu’il a de son travail : « <em>Je m’adresse à la fois aux spécialistes et à ceux qui n’y connaissent rien. Il m’importe que chacun assiste à un opéra pour en sortir transformé</em> ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #749bc1;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Distribut</span><span style="text-decoration: underline;">ion</span></strong>: </span></p>
<p><span style="color: #749bc1;">Opéra en trois actes de Giacomo Puccini (1858-1924). Livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa. Créé à La Scala de Milan le 17 février 1904.</span></p>
<p><span style="color: #749bc1;">Direction musicale <b>Antonino Fogliani<br />
</b>Mise en scène <b>Jean-François Sivadier<br />
Orchestre national de Lille<br />
Chœur de l’Opéra de Lille<br />
</b>Chef de chœur<b> Yves Parmentier</b></span></p>
<p><span style="color: #749bc1;">Assistante à la mise en scène, collaboration artistique <b>Véronique Timsit<br />
</b>Décors et costumes <b>Viriginie Gervaise<br />
</b>Lumières <b>Philippe Berthomé<br />
</b>Maquillages<b> Cécile Kretschmar</b></span></p>
<p><span style="color: #749bc1;">Avec</span></p>
<p><span style="color: #749bc1;">Cio-Cio San <b>Serena Farnocchia / Tatiana Monogarova (les 20 et 31 mai)<br />
</b>Suzuki <b>Victoria Yarovaya<br />
</b>F.B. Pinkerton <b>Merunas Vitulskis<br />
</b>Sharpless <b>Armando Noguera<br />
</b>Goro <b>François Piolino<br />
</b>Le PrinceYamadori, le Commissaire impérial <b>Tim Kuypers<br />
</b>Le Bonze <strong>Ramaz Chikviladze<br />
</strong>Kate Pinkerton <b>Virginie Fouque<br />
</b>Yakuside <b>Jérôme Savelon<br />
</b>L’Officier d’État civil <b>Thomas Flahauw</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
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