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	<title>LM magazine &#187; Luc Schuiten</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Bye Bye Future !</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2020 05:10:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Albator]]></category>
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		<category><![CDATA[Hayao Miyazaki]]></category>
		<category><![CDATA[Luc Schuiten]]></category>
		<category><![CDATA[musée royal de Mariemont]]></category>
		<category><![CDATA[Passé]]></category>
		<category><![CDATA[Sofiane Laghouati]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Notre intérêt pour le futur est séculaire. La science-fiction est certes née au XIXe siècle, mais l&#8217;Homme n&#8217;a pas attendu Jules Verne...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Notre intérêt pour le futur est séculaire. La science-fiction est certes née au XIX<sup>e</sup> siècle, mais l&#8217;Homme n&#8217;a pas attendu Jules Verne pour se projeter dans le temps. <em>« Dès que l’espèce humaine a eu conscience de sa mortalité, elle a essayé d&#8217;imaginer sa survie »</em>, rappelle Sofiane Laghouati, le commissaire de cette exposition. Pour preuve ces os oraculaires datant de la dynastie Shang (-1200 avant J.-C.) utilisés par les devins chinois. Dévoilés dans une grande vitrine inaugurale, ils côtoient justement les compas de l&#8217;auteur de <em>Voyage au centre de la Terre,</em> sous le regard de l’ours-caravane steampunk de François Wagner, composé de jouets récupérés.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/dsc01376.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-112092" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/dsc01376-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>C&#8217;est tout l&#8217;enjeu de<em> Bye Bye Future !</em> : révéler les différentes visions de l&#8217;avenir à travers les âges. <em>« Depuis toujours, les artistes jouent avec le temps et l&#8217;espace pour mieux interroger le présent »</em>. A l’image de cette installation de Fabien Zocco, où des smartphones tenus par des bras robotisés affichent des phrases sibyllines, composées de mots puisés au hasard dans l&#8217;Ancien Testament. <em>« Ici, c&#8217;est la machine qui livre ses prédictions. Nos écrans sont devenus nos nouvelles tables de la Loi »</em>. Un peu obscur, ce langage côtoie la première édition des <em>Prophéties</em> de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/01/01/nostradamus/" target="_blank">Nostradamus</a> (1554), jamais montrées en Belgique &#8211; <em>« les processus changent, mais les préoccupations demeurent »</em>.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/191168220" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/191168220">L&#8217;Entreprise de déconstruction théotechnique / Theotechnical deconstruction INC.</a> from <a href="https://vimeo.com/user6996485">zocco fabien</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><strong>Extinction</strong></p>
<p>Certaines prophéties forcent le respect. En témoigne la lettre de Frank Borman, commandant de la mission Apollo 8 (1968), déclamant toute son admiration à Jules Verne et son roman d&#8217;anticipation <em>Autour de la lune</em>, confondant de réalisme un siècle avant son propre voyage dans l&#8217;espace. L&#8217;illustrateur Albert Robida avait lui imaginé l&#8217;Hyperloop 150 ans avant Elon Musk. Ses dessins et inventions diablement poétiques inspirèrent aussi Hayao Miyazaki, dont on découvre la bobine originale de <em>Conan, le fils du futur,</em> série de 1978 narrant une humanité au bord de l&#8217;extinction après la Troisième Guerre mondiale.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/FZ9en0YRM9w" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><em>« Notre peur de mourir et notre instinct de survie ont en effet guidé nombre de projections catastrophistes</em>, indique Sofiane Laghouati, un peu plus loin sous le regard d&#8217;Albator. <em>La plupart des visions du futur évoquent la fin du monde »</em>. Au premier rang de nos inquiétudes figure la technologie, qui bouleverse nos modes de vie (et la planète). L&#8217;Américaine Heather Dewey-Hagbord nous alarme ainsi sur les dangers du Big data. Cette artiste-biologiste s&#8217;amuse à façonner le visage d&#8217;inconnus avec une imprimante 3D, à partir de l&#8217;ADN prélevé sur les mégots ou chewing-gums ramassés dans la rue&#8230;</p>
<div id="attachment_112104" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/dsc01468.jpg"><img class="size-full wp-image-112104" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/dsc01468.jpg" alt="Porrait de Heather Dewey-Hagbord (c) Julien Damien" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Porrait de Heather Dewey-Hagbord (c) Julien Damien</p></div>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/dsc01410.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-112094" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/dsc01410-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a></strong></p>
<div id="attachment_112097" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/dsc01532.jpg"><img class="size-medium wp-image-112097" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/dsc01532-300x200.jpg" alt="Linda Tuloup" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Linda Tuloup</p></div>
<p><strong>Portrait-robot</strong></p>
<p>Après le déluge qui se profile, que restera-t-il de nous ? Peut-être ces bas-reliefs en marbre de Wim Delvoye, figeant des captures d&#8217;écran du jeu <em>Counter Strike</em>, ou les photographies sur galet de Linda Tuloup. Tel un symbole, elles sont posées à côté du mobilier funéraire de Khâsekhemoui, dernier souverain de la IIe dynastie pharaonique (près de 3 000 ans avant J.C).</p>
<p>Non, personne n’est immortel&#8230; sauf les robots ! Construits à l&#8217;image de l&#8217;Homme (cette créature devenue créatrice), ils ne cessent de souligner nos paradoxes. A l&#8217;instar d&#8217;Astro Boy, qui accueille le visiteur dès l&#8217;entrée du musée. Inspiré par Pinocchio, Osamu Tezuka l&#8217;a créé en 1951 après la Seconde Guerre mondiale. Au Japon, notre petit héros s&#8217;appelle d&#8217;ailleurs Atom, <em>« comme si ce qui avait détruit l&#8217;humanité pouvait désormais la servir… »</em>. Pour l’heure, le robot demeure un sage objet pop, tel ce Goldorak immortalisé par Pierre et Gilles. Mais sera-t-il toujours esclave, ou deviendra-t-il notre maître ?</p>
<div id="attachment_112095" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/goldorak-2010--pierre-et-gilles-courtesy-galerie-daniel-templon--bye-bye-future-mariemont.jpg"><img class="size-full wp-image-112095" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/goldorak-2010--pierre-et-gilles-courtesy-galerie-daniel-templon--bye-bye-future-mariemont.jpg" alt="Goldorak, 2010 © Pierre et Gilles, Courtesy Galerie Daniel Templon © Bye Bye Future !, Mariemont" width="800" height="972" /></a><p class="wp-caption-text">Goldorak, 2010 © Pierre et Gilles, Courtesy Galerie Daniel Templon © Bye Bye Future !, Mariemont</p></div>
<p><strong>Croire en l&#8217;utopie</strong></p>
<p>Nos lendemains ne chantent pas forcément. En attendant, on peut se défouler en tirant sur Donald Trump ou Kim Jong-un avec le jeu d&#8217;arcade <em>Bum Hunt</em> de Mathieu Zurstrassen, ou imaginer un monde meilleur devant les cités végétales de Luc Schuiten. L&#8217;architecte belge dessine une civilisation sans énergie fossile, où les villes (Bruxelles, Strasbourg ou&#8230; le domaine de Mariemont) pousseraient en harmonie avec la faune et la flore. On s&#8217;y déplacerait alors en ornithoplane gonflé à l&#8217;hélium. <em>« Nous souhaitions terminer sur une note positive, utopique</em>, précise notre guide. <em>Car nous pouvons encore échapper à cette prophétie auto-réalisatrice, au destin tragique qui nous est promis »</em>. Pour cela il faudra rêver plus qu&#8217;hier, et bien moins que demain.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Luc Schuiten</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Jul 2015 09:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
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		<category><![CDATA[Luc Schuiten]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Et si vous deviez imaginer la Terre en 2100 ? Pas évident. L’architecte visionnaire Luc Schuiten apporte un début de réponse. Défenseur de l’environnement et du biomimétisme (imiter la nature pour mieux innover), il conçoit des maisons atypiques à partir de la structure d’un arbre (Habitarbre). Et les villes du futur ? Inventant le concept d’« archiborescence », il dessine Shanghai et Strasbourg où l’osmose avec le végétal est totale. Schuiten imagine également de nouveaux modes de transport. On pourrait voler dans ses ornithoplanes – équipés d’ailes battantes à énergie solaire – ou bondir comme des « sautrailes », grâce à de gros ressorts. Mieux qu’un film de SF.</p>
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