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	<title>LM magazine &#187; Lisette Model</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Lisette Model</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2022 04:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Le Musée de la Photographie de Charleroi]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Née Stern en 1901 à Vienne dans une famille aisée, Lisette Model a connu le sort de millions de juifs fuyant l’antisémitisme. Elle a changé de nom et émigré deux fois, à Paris en 1926, puis aux États-Unis en 1938. À l’origine, elle se destinait à devenir musicienne. C’est suite à la rencontre de Rozsa Klein et de Florence Henri qu’elle se convertit à la photographie, en 1930. « <em>À l’époque et durant des décennies, cela reste un monde essentiellement masculin</em> », rappelle Xavier Canonne, directeur du Musée de la photographie de Charleroi.</p>
<p><strong>Regard multiple</strong></p>
<p>Sa carrière démarre véritablement en 1934 avec un premier reportage sur la promenade des Anglais (<em>lire ci-dessous</em>). D’ores et déjà, son style s’impose : prise de vue serrée, bascule au tirage, jeu sur les reflets&#8230; Accrochées sur des murs bleus, à Charleroi, ses images surprennent par la proximité avec les sujets. Dans la rue, les bars, cette pionnière de la &#8220;street photography&#8221; focalise sur les classes populaires avec sincérité mais sans complaisance. Elle saisit aussi les artistes et célébrités, se penche avec autant d’inspiration sur les quartiers chics que les bouges. Enfin, l&#8217;Américaine excelle avec des séries quasi expressionnistes : jambes de piétons, reflets dans les vitrines des magasins à New-York. Une oeuvre plurielle et engagée, parfaitement restituée par cette exposition.</p>
<hr />
<h2 style="text-align: center;"><strong><br />
PLANS RAPPROCHÉS</strong></h2>
<p style="text-align: center;"><em><strong>Promenade des Anglais</strong>,</em> Nice, 1934</p>
<div id="attachment_140620" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/09_promenade-des-anglais-nice-1934--lisette-model.jpg"><img class="size-full wp-image-140620" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/09_promenade-des-anglais-nice-1934--lisette-model.jpg" alt="© Lisette Model avec l’aimable autorisation de Baudoin Lebon et Avi Keitelman" width="800" height="977" /></a><p class="wp-caption-text">© Lisette Model avec l’aimable autorisation<br />de Baudoin Lebon et Avi Keitelman</p></div>
<p style="text-align: center;">C’est lors d’une visite à sa mère que Lisette Model, alors âgée de 33 ans, réalise son premier reportage sur la promenade des Anglais, à Nice. Cette série de photographies décalées séduit la revue communiste Regards qui en publie une sélection en février 1935. Sa vision des estivants surprend par son aspect satirique. On y voit des bourgeois affalés sur des fauteuils à la terrasse de cafés ou sur des bancs de la digue, allongés sur la plage. Ils sont bien portants et suffisants, donnent l’impression de déborder de leurs vêtements. Dans une approche plus sociale, elle saisit aussi des gens de peu, offrant ainsi un étonnant contraste.</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong>Reflections. People and Shadow</strong>, NYC, 1939-1945</p>
<div id="attachment_140621" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/08_reflections-people-and-shadow-nyc-1939-45--lisette-model-.jpg"><img class="size-full wp-image-140621" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/08_reflections-people-and-shadow-nyc-1939-45--lisette-model-.jpg" alt="© Lisette Model avec l’aimable autorisation de Baudoin Lebon et Avi Keitelman Joan" width="800" height="644" /></a><p class="wp-caption-text">© Lisette Model avec l’aimable autorisation<br />de Baudoin Lebon et Avi Keitelman<br />Joan</p></div>
<p style="text-align: center;">Lisette Model a émigré aux États- Unis en 1938 avec son mari Evsa Model, peintre et graphiste russe rencontré à Paris, pour fuir la montée du nazisme, et commence à photographier dans les rues new-yorkaises. Outre les classes populaires, elle est captivée par l’énergie et la vie débordante de la métropole américaine. Elle capture les reflets dans les vitrines des magasins et des bâtiments. Jeu avec la profondeur de champ, les contrastes et les lumières, superposition des sujets et des détails&#8230; ces clichés multiplient les points de vue, les niveaux de lecture. Ils révèlent une esthétique quasi expressionniste.</p>
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		<title>Lisette Model</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Oct 2022 00:37:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>«<em> Photographiez avec vos tripes !</em> », clamait Lisette Model auprès de ses élèves – dont une certaine Diane Arbus. Non, l&#8217;Américaine n&#8217;avait peur de rien. Surtout pas de s&#8217;approcher de ses modèles, qu&#8217;elle saisissait par surprise, en gros plan et recourant au flash si nécessaire, un peu à la manière d&#8217;un <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/07/01/weegee-by-weegee-2/" target="_blank">Weegee,</a> la poésie en plus. En résulte de sublimes portraits de &#8220;freaks&#8221; (ces prostituées, travestis ou clochards) ou scènes satiriques (la bourgeoisie croquée sur la promenade des Anglais à Nice). Une oeuvre culte, ici retracée en 150 images.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/J3MjJ4kBhbI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Institut pour la Photographie</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 03:35:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Lacoste]]></category>
		<category><![CDATA[Extraordinaire]]></category>
		<category><![CDATA[Institut pour la Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Laura Heno]]></category>
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		<category><![CDATA[Lisette Model]]></category>
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		<category><![CDATA[Thomas Struth]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est le propre de ce qui est omniprésent : on finit par ne plus le voir. En tout cas le regarder. Dans nos sociétés numérisées, l&#8217;image est partout, tout le temps. Mais est-elle seulement comprise ? Comment la fabrique-t-on ? Dans quel continuum s&#8217;inscrit-elle ? Voici quelques-unes des questions posées par l&#8217;Institut pour la Photographie. <em>« Notre pari est de développer une culture de ce médium, devenu un langage universel. Il y a donc un considérable travail de recherche et critique à effectuer »</em>, explique Anne Lacoste, la directrice. Lieu de création, de pédagogie, de diffusion et de conservation, ce projet nourrit une ambition territoriale, <em>« en collaborant avec les structures existantes, comme le CRP de Douchy-les-Mines ou l&#8217;association Diaphane</em> », mais aussi internationale.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/09/horse-shoe-falls-from-goat-island-niagara-falls.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-105110" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/09/horse-shoe-falls-from-goat-island-niagara-falls-191x300.jpg" alt="" width="191" height="300" /></a>Pas si banal</strong></p>
<p>En attendant son installation définitive, l&#8217;Institut inaugure son premier événement. L&#8217;endroit a été bien choisi : un ancien hôtel particulier, abritant autrefois le lycée professionnel Édouard-Lalo. Situé au cœur du Vieux-Lille, ce bâtiment réunit dans de vastes pièces, sur plus de 1 500 m2, sept expositions, pour autant de regards portés sur le quotidien. Pourquoi ce sujet ? <em>« Parce qu&#8217;aujourd&#8217;hui, nous n&#8217;avons jamais autant documenté notre vie en images. Il s&#8217;agit donc de réinscrire ces usages dans leur histoire »</em>. Citons <em>Greetings From America</em>, étonnant focus sur la carte postale américaine, de 1900 à 1940. <em>« Nous avons aussi vocation à accueillir de grands artistes</em> ». Lisette Model (1901-1983) en est un bon exemple. En prônant une approche subjective et instinctive de son art (<em>« photographiez avec vos tripes »</em>, disait-elle) l&#8217;Américaine a aiguillé nombre de ses élèves,  parmi lesquels une certaine Diane Arbus, dont on découvre ici les œuvres iconiques.</p>
<div id="attachment_105106" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/09/-thomas_struth_the-terhardt-family.jpg"><img class="size-full wp-image-105106" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/09/-thomas_struth_the-terhardt-family.jpg" alt="(c) Thomas Struth, The Terhardt Family" width="800" height="656" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Thomas Struth, The Terhardt Family</p></div>
<p><strong>This is England</strong></p>
<p>Autre grand nom, l&#8217;Allemand Thomas Struth. L&#8217;Allemand présente une série de portraits de famille réalisés aux quatre coins du monde, en très grands tirages (jusqu’à deux mètres sur trois). <em>« Il nous invite à reconsidérer la photographie, et son sujet, en sortant du format traditionnel. Conçues en chambre, ses productions révèlent une multitude de détails »</em>. Et immergent le spectateur dans des histoires pas si banales, suggérées au détour d&#8217;un regard, d&#8217;une expression&#8230; L&#8217;exposition Home Sweet Home rassemble quant à elle une trentaine de photographes britanniques, ayant tous capturés des scènes intérieures sous l&#8217;ère Thatcher. <em>« Ces clichés témoignent d&#8217;un quotidien bouleversé par la rigueur politique, mais aussi d&#8217;une évolution formelle, où l&#8217;on passe du cadrage classique à des prises de vue très originales, des flous, rendant compte du chaos du foyer</em> ». On citera les <em>Smokers</em> de Ken Grant, l&#8217;exubérance kitsch de Martin Parr ou les mises en scène astucieuses de David Moore.</p>
<div id="attachment_105108" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/09/june-streetsalford1973-┬®-daniel-meadows_martin-parr_magnum-photos.jpg"><img class="size-full wp-image-105108" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/09/june-streetsalford1973-┬®-daniel-meadows_martin-parr_magnum-photos.jpg" alt="June Street,Salford,1973 ® Daniel Meadows_Martin Parr Magnum Photos" width="800" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">June Street,Salford,1973 ® Daniel Meadows_Martin Parr Magnum Photos</p></div>
<p><strong>Le vrai du faux</strong></p>
<p>Après s&#8217;être fait tirer le portrait dans un photomaton argentique des années 1960, l&#8217;ancêtre du selfie en quelque sorte (3 minutes pour obtenir la bande), le visiteur affûte son sens critique devant les négatifs amassés par Thomas Sauvin. Datant des années 1990, ceux-ci sont l’œuvre de quidams chinois posant à Beijing World Park, un parc d&#8217;attractions de monuments à échelle réduite. Leurs instantanés dialoguent avec ceux des touristes côtoyant des édifices bien réels. Et parfois, on ne sait plus distinguer le vrai du faux&#8230; <em>« On se rend alors compte de la nécessité d’aiguiser son regard pour analyser une image. D&#8217;ailleurs, avec l&#8217;intelligence artificielle, il sera de plus en plus difficile d&#8217;éviter la confusion »</em>. A ce propos, l'&#8221;hacktiviste&#8221; Paolo Cirio s&#8217;est réapproprié des captations de Google Street View. L&#8217;Italien les a agrandies, découpées et replacées à Lille, à l&#8217;endroit exact où elles avaient été prises. <em>« Il interpelle ainsi les riverains sur leur droit à l&#8217;image, désormais en libre accès. Ces gens ont été immortalisés sans le savoir, leur visage a juste été flouté</em> ». En filigrane, il tisse <em>« un lien entre les mondes réels et virtuels, tout en brocardant les travers des pratiques modernes de la photo »</em>. Joli clin d’œil, n&#8217;est-ce pas ?</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=105123" target="_blank"><strong>A LIRE AUSSI: LAURA HENNO, ENTRE DEUX MONDES</strong></a></p>
<div id="attachment_105104" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/09/-laura-henno-the-chocolate-mountains-gunnery-range-slab-city-usa-2017.jpg"><img class="size-medium wp-image-105104" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/09/-laura-henno-the-chocolate-mountains-gunnery-range-slab-city-usa-2017-300x237.jpg" alt="The Chocolate Mountains Gunnery Range, Slab city (USA), 2017 © Laura Henno" width="300" height="237" /></a><p class="wp-caption-text">The Chocolate Mountains Gunnery Range, Slab city (USA), 2017<br />© Laura Henno</p></div>
<p>&nbsp;</p>
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