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	<title>LM magazine &#187; Les Deschiens</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Yolande Moreau</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jun 2017 00:45:41 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelle adolescente étiez-vous ?</strong> Je ruais dans les brancards. Mais il y avait le contexte de l’époque, aussi, on était en plein mai 68. J’étais persuadée que le monde allait évoluer. J’en suis moins convaincue aujourd’hui. Je pensais que le mouvement hippie allait prendre de l’ampleur, qu’on allait vivre autrement… c’est assez utopique.</p>
<p><strong>Avez-vous découvert le théâtre à ce moment-là ?</strong> Oui. J’ai suivi des cours de diction et de déclamation. J’ai réalisé mon premier spectacle avec Martine Wijckaert qui a fondé le théâtre de La Balsamine à Bruxelles. Puis j’ai été maman, très tôt, et suis revenue sur scène par le biais du théâtre pour enfants. On jouait dans des écoles et ça m’arrangeait bien, j’avais les mêmes horaires qu’eux (<em>rires</em>). Enfin, après un passage chez les clowns, j’ai monté mon premier solo, plutôt pour adultes, cette fois (<em>Sale affaire, du sexe et du crime,</em> 1982).</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/rrSL-B_8qMg" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Comment êtes-vous passée du théâtre au cinéma ?</strong> J’ai obtenu un premier prix au festival de Rochefort qui m’a très vite portée sur le devant de la scène en France et au Canada. C’est ainsi que j’ai rencontré Agnès Varda, qui m’a proposé de jouer dans <em>Sans toit ni loi</em> (1985). Pendant le tournage, j’ai sympathisé avec Jacques Deschamps (<em>son assistant réalisateur, ndlr</em>). Il m’a alors parlé de Jérôme Deschamps des Deschiens…</p>
<p><strong>Comment avez-vous approché cette compagnie ?</strong> Un jour j’ai lu dans <em>Libération</em> un article dans lequel Jacques Deschamps regrettait qu’on gomme tous les défauts d’une personne dans les cours d’acteur. Cela me parlait totalement. J’ai eu envie de les rejoindre, j’ai écrit à Jérôme Deschamps qui m’a invitée à travailler avec lui.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/BsiePnWyfjQ" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Ce passage dans cette compagnie vous a-t-il éloignée du cinéma ?</strong> En effet, je m’en suis détourné un long moment. Je suis quand même restée 12 ans chez Jérôme Deschamps, avec lequel on tournait tout le temps.</p>
<p><strong>En matière de cinéma, où va votre préférence ?</strong> C’est toujours une histoire de rencontre. Tout d’abord avec le scénario puis le réalisateur. Je pense qu’après <em>Les Deschiens,</em> on m’a prise pour la rigolote de service, on me proposait souvent des petits rôles et heureusement, <em>Quand la mer monte</em> a ouvert le jeu. Après cela, Martin Provost m’a appelée pour <em>Séraphine</em>.</p>
<p><strong>Vous êtes aussi passée derrière la caméra, avec <em>Henri</em> et <em>Quand la mer monte</em>, et avez réalisé en 2016 un documentaire sur les réfugiés de Calais, <em>Nulle part, en France</em>. De quoi s’agit-il ?</strong> C’est Arte qui m’a donné cette carte blanche. Je ne connaissais rien à l’exercice mais justement, il s’agissait d’apporter un autre regard, peut-être moins formaté. Face à cette montée des extrêmes, je devais accepter de prendre la parole. Il fallait mettre un visage sur ces destins si tragiques. J’avais aussi envie que les Calaisiens s’expriment et se rendent compte que ces migrants auraient pu être leur frère, leur ami, leur père…</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/fheUMqqbogg" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe><br />
<strong>Justement, avant la présidentielle, on vous a entendue réciter un poème plutôt engagé à la radio…</strong> Oui. Pendant l’entre-deux tours, j’ai lu étrange étranger de Prévert sur France Inter. Un texte salutaire alors qu’on assiste à la montée des extrêmes et au repli sur soi un peu partout en Europe.</p>
<p><strong>Vous nourrissez une appétence pour la poésie, n’est-ce pas ?</strong> Sans être une férue, j’aime les mots. D’ailleurs, avec les Têtes Raides, on crée un spectacle à partir des poèmes de Jacques Prévert, que je trouve d’une grande actualité. J’apprécie ses vers populaires qui, en même temps, résonnent d’une étrange manière.</p>
<p><strong>On vous a vue dans <em>De toutes mes forces</em> et vous serez bientôt à l’affiche de <em>Crash Test Aglaé</em>, pourriez-vous nous en parler ?</strong> C’est une comédie. L’histoire de trois filles dont l’usine est délocalisée en Inde. On leur propose d’y aller et, contre toute attente, elles acceptent. Je trouvais ça original. Il y a un beau casting, notamment Julie Depardieu avec qui je suis restée très proche, elle vient chez moi cet après-midi, d’ailleurs.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong> Ce spectacle sur Prévert dont on a parlé plus tôt, avec les Têtes Raides. Cet été je tourne avec Delépine et Kervern et suis très heureuse de les retrouver. Il y aura aussi Jean Dujardin. Je vais ensuite jouer dans un film de Valeria Bruni-Tedeschi.</p>
<p><strong>Quel est le titre ?</strong> Heu… Je ne me rappelle, pas. Attendez… Non, je n’vois pas ! (<em>rires</em>)</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/56_5w6XPRlU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/HpK_qugNHCM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>François Morel</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Dec 2013 18:13:52 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment peut-on vous présenter ?</strong><br />
Auteur, comédien, chroniqueur, conteur, chanteur, poète ? Poète c&#8217;est beaucoup. Disons que je suis un comédien qui écrit parfois ses textes. C&#8217;est sur une scène que j&#8217;ai le sentiment de faire le mieux mon métier. Sinon, il y a un vieux mot que je ne déteste pas : fantaisiste. Vous décrivez La fin du monde est pour dimanche comme un spectacle existentiel.</p>
<p><strong>C&#8217;est-à-dire ?</strong><br />
C&#8217;est un peu pour rire, hein. Existentiel, car je me concentre sur le temps qui passe, la recherche du bonheur, des amours impossibles&#8230; Evidemment, je traite tout ceci avec une certaine légèreté. Je m&#8217;attarde sur quelques angoisses, mais autour desquelles on se réunit au théâtre pour rire et se consoler.</p>
<p><strong>Comment trouvez-vous l&#8217;équilibre entre ces différents registres ?</strong><br />
L&#8217;humour détermine mon rapport au monde, mais les spectacles que je préfère sont empreints d&#8217;une certaine gravité. La grande comique suisse Zouc évoquait la maladie, la vieillesse et la mort avec un humour ravageur. Ces gens-là m&#8217;ont inspiré. Je ne monterais pas un spectacle sur François Hollande ou Nicolas Sarkozy, je m&#8217;ennuierai avec eux.</p>
<p><strong>Pourquoi avez-vous imaginé cette temporalité ?</strong><br />
Une vie se déroulant sur une semaine ? Le titre du spectacle provient d&#8217;une phrase de Michel Audiard, dans la première page de <em>La Nuit, Le Jour Et Toutes Les Autres Nuits</em> (1978). C&#8217;est d&#8217;une grande force poétique. Cet ouvrage autobiographique, assez désespéré, fut écrit suite à la mort accidentelle de son fils. Il considérait que les hommes ayant inventé les moyens de détruire la planète ne tarderaient pas à le faire&#8230; Si l&#8217;on part du principe que la fin du monde est pour dimanche, voyons où on en est, s&#8217;il nous reste quelques belles journées.</p>
<p><strong>Pouvez-vous nous présenter une scène ou un personnage fétiche ? </strong><br />
Prenons Jeanine, la fan de Sheila : elle est a priori pathétique et solitaire, mais elle est de bonne humeur et n&#8217;en veut à personne. Elle se débrouille avec ses angoisses. En la regardant boire du Rivesaltes et écouter son idole, les spectateurs éprouvent de la tendresse pour elle et reconnaissent peut-être une voisine ou un membre de leur famille. C&#8217;est assez représentatif du regard qui je porte sur mes personnages. On ne se moque pas d&#8217;eux, on rit avec eux.</p>
<p><strong>Quelle elle est l&#8217;idée de départ d&#8217;<em>Instants Critiques</em>, votre autre pièce en tournée ?</strong><br />
Au départ, je souhaitais faire plaisir à un ami, Olivier Broche. C&#8217;est un grand cinéphile, un type extraordinairement cultivé. Au théâtre, il jouait souvent de petits personnages un peu écrasés par le monde. Sa passion pour le cinéma, parfois véhémente, m&#8217;a rappelé celle de Jean-Louis Bory au <em>Masque et la Plume</em>. J&#8217;ai approfondi l&#8217;idée. Face à Bory, il fallait Charensol, son alter ego conservateur. Le tandem mettait en scène ses joutes oratoires pour intéresser l&#8217;auditeur. Cette pièce évoque moins la critique que l&#8217;amour du cinéma, le plaisir de la conversation et la force de l&#8217;amitié. Les oeuvres d&#8217;art rendent nos vies plus intéressantes.</p>
<p><strong>Quel est votre avis sur <em>Le Masque et la Plume</em> en 2014 ?</strong><br />
Je l&#8217;écoute encore régulièrement. Dans un monde où la publicité est omniprésente, c&#8217;est important d&#8217;entendre des gens qui n&#8217;ont aucun intérêt à défendre ou à descendre un film. Mes derniers spectacles ont plutôt été plutôt défendus. En revanche, certains films dans lesquels j&#8217;ai tourné ont connu un plus mauvais sort.</p>
<p><strong>Comment trouvez-vous le temps de d&#8217;écrire avec six spectacles en tournée (en tant que chanteur, auteur ou metteur en scène) ?</strong><br />
J&#8217;ai toujours du mal à abandonner un spectacle… Comme je joue le soir, j&#8217;ai toute la journée pour m&#8217;occuper. J&#8217;écris un peu partout : dans le train, à l&#8217;hôtel, en voiture. Non seulement mes spectacles, mais aussi ma chronique hebdomadaire pour France Inter.</p>
<p><strong>Justement, comment abordez-vous cet exercice de billettiste ?</strong><br />
J&#8217;essaye de ne pas trop me répéter. Je n&#8217;ai pas de têtes de turc comme certains humoristes. Je me mets parfois en colère, mais je ne m&#8217;acharne pas. Le billet est un exercice de liberté absolue. Je ne suis pas obligé de faire rire. Je regarde l&#8217;actualité, je lis le journal et je vois ce que cela produit en moi. J&#8217;essaie simplement d&#8217;être intéressant. Toujours cet amour du travail bien fait !</p>
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		<title>A Queen of Heart</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Sep 2013 08:31:20 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>La voix envoûtante de Rosemary Standley (Moriarty), simplement accompagnée d&#8217;un pianiste, revisite les standards du Great American Songbook, soit la musique populaire...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>La voix envoûtante de Rosemary Standley (Moriarty), simplement accompagnée d&#8217;un pianiste, revisite les standards du <em>Great American Songbook</em>, soit la musique populaire américaine des années 1920 à 1960. On croise alors Cole Porter, Nina Simone, Kurt Weill, Peggy Lee, mais aussi Bryan Ferry ou Rita Hayworth&#8230; La metteure en scène, Juliette Deschamps, fille de Jérôme Deschamps et Macha Makeieff (Les Deschiens), qui baigne dans la musique depuis toujours, a déjà collaboré avec -M- ou Les Françoises (Rosemary, Camille, Olivia Ruiz, Emily Loizeau, La Grande Sophie, Jeanne Cherhal et Iko). Reposant sur une finance participative (ou <em>crowdfunding</em>), le projet a déjà récolté 7 000 €, permettant la réalisation d&#8217;un rideau par un tapissier et la création de robes d&#8217;époque époustouflantes par la costumière Vanessa Sannino (La Scala). Un succès avant l&#8217;heure !</p>
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/9qBG2RqZozI?rel=0" height="315" width="420" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
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