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	<title>LM magazine &#187; Laurent Cantet</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Enzo</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 07:16:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Enzo]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Cantet]]></category>
		<category><![CDATA[Robin Campillo]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Enzo grandit dans un cadre élitiste, promis à une grande école. Mais lui se rêve plutôt maçon et le chantier constitue un réel terrain d’émancipation. Il y rencontre Vlad, ouvrier ukrainien taiseux, qui incarne une certaine forme de liberté. Malgré les différences, ils nourrissent une estime réciproque. Le conflit en Ukraine et l’exil de Vlad bousculent alors les certitudes d’Enzo. Il remet en question le confort bourgeois et l’avenir tout tracé qu’on lui propose. À mesure qu’il se rapproche de son collègue, il s’éloigne du modèle familial et bourgeois, questionnant ses privilèges&#8230;</p>
<p><strong>L’apprentissage</strong></p>
<p>La mise en scène, sobre, épouse le regard du jeune protagoniste. Le film capte avec délicatesse les silences lourds de sens, les gestes du quotidien sur les chantiers, l&#8217;évolution de la lumière au fil des heures. Il y a dans <em>Enzo</em> une beauté brute, presque documentaire, transcendée par la justesse émotionnelle. Sans rebondissements majeurs, ce film parle avant tout d&#8217;apprentissage. Celui d&#8217;un métier, certes, mais surtout de la vie. À la fin, on quitte ce jeune homme un peu bouleversé. Parce que cette histoire simple défend l&#8217;idée que, parfois, il faut désobéir pour enfin exister.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/SB-Zp9kh2Kc?si=QfvhU92fCIIoLDOo" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Laurent Cantet</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Jan 2013 16:15:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Best of]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Entre les murs]]></category>
		<category><![CDATA[Foxfire]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Cantet]]></category>
		<category><![CDATA[Palme d'Or]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Comment est né ce projet, qui succède à votre Palme d’Or pour <em>Entre Les Murs</em> ?<br />
</strong> Je ne planifie jamais le prochain film, j’ai toujours l’impression que cela me tombe dessus. J’adore être sur un tournage, mais je veux être sûr que ce que je raconte a du sens, et que j’ai envie d’y consacrer les quatre années qui vont suivre. Pour <em>Foxfire</em>, tout est parti du livre de Joyce Carol Oates que l’on m’a offert pendant le montage d&#8217; <em>Entre Les Murs</em>. J’ai eu envie de traduire un choc de lecture.</p>
<p><strong>Votre film épouse-t-il la trame du livre ?</strong><br />
Dans le livre, Maddy, la cinquantaine, retrouve également ses écrits de jeunesse. Mais ses souvenirs de lutte s’étaient un peu évaporés. On a donc tenté, avec mon co-scénariste Romain Campillo, de trouver le juste milieu entre le souvenir et l’immédiateté. De plus, le récit de Joyce Carol Oates m&#8217;intéressait pour les correspondances avec notre époque actuelle. Notamment la manière dont l’idéalisme d’un personnage se heurte à la puissance du réel, et la violence faite aux opprimés.</p>
<p><strong>Comme dans <em>Entre Les Murs</em>, on retrouve des adolescentes…</strong><br />
Oui, leur énergie est très stimulante pour un réalisateur. J&#8217;aime explorer cette période de la vie, où l&#8217;on n&#8217;a pas encore tous les outils pour appréhender le monde. Ici, on assiste à la naissance d’une conscience politique chez ces jeunes filles qui n’ont jamais entendu parler du féminisme.</p>
<p><strong>Comment avez-vous choisi vos interprètes ?</strong><br />
À Toronto, on a fait passer des essais à de nombreuses jeunes filles croisées un peu partout. Il fallait qu’elles soient à l’aise devant la caméra, mais aussi qu’elles fonctionnent bien ensemble. La question de la bande et de la place qu’on y occupe est un thème constant dans mon cinéma.</p>
<p><strong>Vous avez très souvent recours à des interprètes amateurs, pourquoi ?<br />
</strong> Je pense que je m’ennuierais avec des acteurs dont je sais ce que je peux attendre.<span class="has-pullquote" data-pullquote=" Les amateurs apportent leur générosité et leur expérience de vie. "> Les amateurs apportent leur générosité et leur expérience de vie. </span>Et puis, c&#8217;est aussi un plaisir de chercher des actrices, craindre que ça ne marche pas, rechercher la justesse ! Que va-t-il se passer quand on lancera la caméra ?</p>
<p><strong>Justement, comment avez-vous tourné ?</strong><br />
Avec deux caméras et de longues prises, ce qui offre le luxe de laisser les choses arriver. On reste dans l’énergie. Les actrices vivent plus la scène qu&#8217;elles ne la jouent.</p>
<p><strong>Comment avez-vous choisi le lieu de tournage ?<br />
</strong> On a eu la chance de trouver une petite ville préservée, à 800 kilomètres au nord de Toronto. Certaines rues n’ont guère changé depuis les années cinquante ! C&#8217;était les décors que j’imaginais à la lecture du livre. Je me suis alors autorisé des mouvements de caméra à 360°, sans me retrouver coincé par des voitures, des buildings… Même si <em>Foxfire</em> a la couleur d’un film d’époque, je n’ai pas prêté une attention maniaque à la reconstitution des années cinquante.</p>
<p><strong>Pourquoi pas une transposition de nos jours, dans ce cas ?</strong><br />
Parce que les années cinquante incarnent la période du Rêve américain, où tout semblait possible. Je m’intéresse aux laissés-pour-compte de ce rêve. Je souhaitais réaliser un objet hors du temps. Ainsi, la violence faite aux femmes demeure très actuelle. Je voulais montrer la continuité des luttes et des souffrances.</p>
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		<title>Arras Film Festival</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Nov 2012 14:32:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Arras Film Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Costa-Gavras]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Cantet]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Avec douze éditions au compteur, le Festival du Film d&#8217;Arras n&#8217;envisage pas le cinéma de façon opportuniste. Au contraire, comme le dit son directeur Eric Miot, « <span style="text-decoration: underline;"><em>cette manifestation s&#8217;inscrit dans un travail d&#8217;accompagnement des films à l&#8217;année, avec les publics scolaires ou les petites salles</em> </span>». Plan-séquence, la structure organisatrice, tient d&#8217;ailleurs à sortir d&#8217;Arras. Des cycles rétrospectifs ont également lieu à St-Pol sur Ternoise, Berck-sur-Mer, etc. « <em>Notre festival échappe à l&#8217;événementiel</em> », poursuit-il. « <em>Nous organisons, à Arras, des rencontres qui vont au-delà de la simple promotion, avec les cinéastes ou lors de tables rondes avec des historiens</em> ».</p>
<p><strong>Engagé</strong><br />
Ce souci de l&#8217;« <em>humain</em> », selon le terme d&#8217;Eric Miot, se retrouve jusque dans la programmation, engagée. En invitant Laurent Cantet et Costa-Gavras, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;organiser un duel de Palme d&#8217;or (<em>Missing</em>, en 1982 et <em>Entre Les Murs</em>, en 2008), mais de proposer des films embrassant des sujets forts. C&#8217;est encore le cas en 2012 avec une rétrospective consacrée à l&#8217;Algérie, de la conquête coloniale à l&#8217;indépendance, présentant les points de vue algérien et français. Arras n&#8217;oublie pas non plus son rôle de défricheur, grâce à une sélection d&#8217;inédits d&#8217;Europe de l&#8217;Est et du Nord, dont il favorise la distribution. On peut donc apprécier la fête, sans oublier le cinéma.</p>
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