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	<title>LM magazine &#187; Laura Heno</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Institut pour la Photographie</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 03:35:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Lacoste]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est le propre de ce qui est omniprésent : on finit par ne plus le voir. En tout cas le regarder. Dans nos sociétés numérisées, l&#8217;image est partout, tout le temps. Mais est-elle seulement comprise ? Comment la fabrique-t-on ? Dans quel continuum s&#8217;inscrit-elle ? Voici quelques-unes des questions posées par l&#8217;Institut pour la Photographie. <em>« Notre pari est de développer une culture de ce médium, devenu un langage universel. Il y a donc un considérable travail de recherche et critique à effectuer »</em>, explique Anne Lacoste, la directrice. Lieu de création, de pédagogie, de diffusion et de conservation, ce projet nourrit une ambition territoriale, <em>« en collaborant avec les structures existantes, comme le CRP de Douchy-les-Mines ou l&#8217;association Diaphane</em> », mais aussi internationale.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/09/horse-shoe-falls-from-goat-island-niagara-falls.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-105110" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/09/horse-shoe-falls-from-goat-island-niagara-falls-191x300.jpg" alt="" width="191" height="300" /></a>Pas si banal</strong></p>
<p>En attendant son installation définitive, l&#8217;Institut inaugure son premier événement. L&#8217;endroit a été bien choisi : un ancien hôtel particulier, abritant autrefois le lycée professionnel Édouard-Lalo. Situé au cœur du Vieux-Lille, ce bâtiment réunit dans de vastes pièces, sur plus de 1 500 m2, sept expositions, pour autant de regards portés sur le quotidien. Pourquoi ce sujet ? <em>« Parce qu&#8217;aujourd&#8217;hui, nous n&#8217;avons jamais autant documenté notre vie en images. Il s&#8217;agit donc de réinscrire ces usages dans leur histoire »</em>. Citons <em>Greetings From America</em>, étonnant focus sur la carte postale américaine, de 1900 à 1940. <em>« Nous avons aussi vocation à accueillir de grands artistes</em> ». Lisette Model (1901-1983) en est un bon exemple. En prônant une approche subjective et instinctive de son art (<em>« photographiez avec vos tripes »</em>, disait-elle) l&#8217;Américaine a aiguillé nombre de ses élèves,  parmi lesquels une certaine Diane Arbus, dont on découvre ici les œuvres iconiques.</p>
<div id="attachment_105106" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/09/-thomas_struth_the-terhardt-family.jpg"><img class="size-full wp-image-105106" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/09/-thomas_struth_the-terhardt-family.jpg" alt="(c) Thomas Struth, The Terhardt Family" width="800" height="656" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Thomas Struth, The Terhardt Family</p></div>
<p><strong>This is England</strong></p>
<p>Autre grand nom, l&#8217;Allemand Thomas Struth. L&#8217;Allemand présente une série de portraits de famille réalisés aux quatre coins du monde, en très grands tirages (jusqu’à deux mètres sur trois). <em>« Il nous invite à reconsidérer la photographie, et son sujet, en sortant du format traditionnel. Conçues en chambre, ses productions révèlent une multitude de détails »</em>. Et immergent le spectateur dans des histoires pas si banales, suggérées au détour d&#8217;un regard, d&#8217;une expression&#8230; L&#8217;exposition Home Sweet Home rassemble quant à elle une trentaine de photographes britanniques, ayant tous capturés des scènes intérieures sous l&#8217;ère Thatcher. <em>« Ces clichés témoignent d&#8217;un quotidien bouleversé par la rigueur politique, mais aussi d&#8217;une évolution formelle, où l&#8217;on passe du cadrage classique à des prises de vue très originales, des flous, rendant compte du chaos du foyer</em> ». On citera les <em>Smokers</em> de Ken Grant, l&#8217;exubérance kitsch de Martin Parr ou les mises en scène astucieuses de David Moore.</p>
<div id="attachment_105108" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/09/june-streetsalford1973-┬®-daniel-meadows_martin-parr_magnum-photos.jpg"><img class="size-full wp-image-105108" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/09/june-streetsalford1973-┬®-daniel-meadows_martin-parr_magnum-photos.jpg" alt="June Street,Salford,1973 ® Daniel Meadows_Martin Parr Magnum Photos" width="800" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">June Street,Salford,1973 ® Daniel Meadows_Martin Parr Magnum Photos</p></div>
<p><strong>Le vrai du faux</strong></p>
<p>Après s&#8217;être fait tirer le portrait dans un photomaton argentique des années 1960, l&#8217;ancêtre du selfie en quelque sorte (3 minutes pour obtenir la bande), le visiteur affûte son sens critique devant les négatifs amassés par Thomas Sauvin. Datant des années 1990, ceux-ci sont l’œuvre de quidams chinois posant à Beijing World Park, un parc d&#8217;attractions de monuments à échelle réduite. Leurs instantanés dialoguent avec ceux des touristes côtoyant des édifices bien réels. Et parfois, on ne sait plus distinguer le vrai du faux&#8230; <em>« On se rend alors compte de la nécessité d’aiguiser son regard pour analyser une image. D&#8217;ailleurs, avec l&#8217;intelligence artificielle, il sera de plus en plus difficile d&#8217;éviter la confusion »</em>. A ce propos, l'&#8221;hacktiviste&#8221; Paolo Cirio s&#8217;est réapproprié des captations de Google Street View. L&#8217;Italien les a agrandies, découpées et replacées à Lille, à l&#8217;endroit exact où elles avaient été prises. <em>« Il interpelle ainsi les riverains sur leur droit à l&#8217;image, désormais en libre accès. Ces gens ont été immortalisés sans le savoir, leur visage a juste été flouté</em> ». En filigrane, il tisse <em>« un lien entre les mondes réels et virtuels, tout en brocardant les travers des pratiques modernes de la photo »</em>. Joli clin d’œil, n&#8217;est-ce pas ?</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=105123" target="_blank"><strong>A LIRE AUSSI: LAURA HENNO, ENTRE DEUX MONDES</strong></a></p>
<div id="attachment_105104" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/09/-laura-henno-the-chocolate-mountains-gunnery-range-slab-city-usa-2017.jpg"><img class="size-medium wp-image-105104" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/09/-laura-henno-the-chocolate-mountains-gunnery-range-slab-city-usa-2017-300x237.jpg" alt="The Chocolate Mountains Gunnery Range, Slab city (USA), 2017 © Laura Henno" width="300" height="237" /></a><p class="wp-caption-text">The Chocolate Mountains Gunnery Range, Slab city (USA), 2017<br />© Laura Henno</p></div>
<p>&nbsp;</p>
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