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	<title>LM magazine &#187; Lars Von Trier</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>NYMPH()MANIAC – Volume 2</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Jan 2014 14:27:45 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Retour au premier épisode : par une nuit pluvieuse, Seligman (Stellan Skarsgård) trouve Joe (Charlotte Gainsbourg) allongée dans la rue, le visage tuméfié. Réfugiée dans sa chambre monacale, elle lui conte par le menu son histoire sexuelle, comme dans les dialogues libertins du XVIIIe siècle. D&#8217;abord pénible, cette forme narrative gagne en légèreté lorsque Von Trier la court-circuite par l&#8217;humour. Seuls l&#8217;humour et la malice sauvent ce film du tombeau d&#8217;ennui, de grotesque, voire d&#8217;abjection qu&#8217;il frôle souvent. Sous le double patronage de la grande putain de Babylone et de Messaline, nymphomanes légendaires apparues à la jeune Joe lors d&#8217;un orgasme spontané, le second volume est un chemin de croix vers l&#8217;asexualité.</p>
<p>Ce cheminement nécessite quelques détours. Se découvre alors le fond rance du système Von Trier. Un exemple ? La séquence avec les deux «nègres» qui parlent « africain » (double-sic). On apprend que ne plus utiliser le mot « nègre » nierait une réalité, et nuirait à la démocratie &#8211; comme si ce mot n&#8217;avait pas d&#8217;histoire et désignait une vérité éternelle. Insondable bêtise, qui parcourt tout le film et n&#8217;offre au réalisateur qu&#8217;une conclusion : l&#8217;humanité est mauvaise. A l&#8217;écran, reste le nihilisme d&#8217;un homme, et l&#8217;impuissance d&#8217;un cinéaste.</p>
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		<title>Mort d&#8217;une nation</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 09:44:18 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Curtis LaForche (Michael Shannon) est-il schizophrène, comme sa mère ? Pourquoi ce père de famille est-il en proie à des cauchemars et des hallucinations ? Q ue sent-il approcher, lorsqu’il imagine que le ciel gronde ou éclate en gouttes d’une poisse jaunâtre ? Comme dans <em>Melancholia</em> (2011), la fin du monde est imminente. Mais si Lars Von Trier l’accueillait avec soulagement, ici l’angoisse domine. Décrivant minutieusement la vie quotidienne, Nichols atteint une puissance allégorique rare. A travers les difficultés économiques d’une famille banale il pointe la fragilité d’un système et, pire, de l’Amérique comme utopie.</p>
<p><strong>Krach</strong></p>
<p>Rarement on aura vu une telle importance accordée à l’argent &#8211; celui, quotidien, que l’on gagne dollar après dollar, et qu’un crédit, une maladie grave, risquent d’engloutir. Le mythe de l’<em>American way of life</em> inscrite dans une terre d’abondance qu’il suffisait de faire fructifier, se délite. Il n’y a alors plus de refuge, ni dans la famille, l’amitié ou la communauté, ni dans les institutions. En ce sens, Nichols réussit un passionnant film politique : la tempête qui menace cette utopie ne vient pas, comme d’habitude, de l’extérieur. Elle est le souffle de son propre effondrement.</p>
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