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	<title>LM magazine &#187; Land art</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>David Popa</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2023 08:32:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[David Popa]]></category>
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		<category><![CDATA[Land art]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Né à New York, David Popa vit en Finlande depuis huit ans avec sa femme et ses deux enfants. Et a été à bonne école : son père n’est autre qu’Albert Popa, l’un des premiers graffeurs à sévir dans la Grosse Pomme, dans les années 1970. <em>« Il m’a enseigné dès mon plus jeune âge les bases du dessin et de la peinture</em> », raconte l’intéressé, qui a perfectionné son style dans la rue, avant de délaisser les murs pour le grand air.<em> « J’ai commencé par de petits essais sur des rochers</em>, explique-t-il. <em>L’avènement des drones m’a ensuite permis de découvrir d’incroyables formes abstraites et textures sur lesquelles intervenir »</em>. Ne restait plus qu’à trouver la bonne méthode pour concilier sa technique et la splendeur de ces paysages. <em>« J&#8217;ai essayé toutes sortes de mélanges pour créer une peinture biodégradable à pulvériser sur ces surfaces. Mais je n&#8217;y suis pas parvenu. En fin de compte, j&#8217;ai abandonné l&#8217;idée que mon travail devait avoir une quelconque permanence »</em>. L&#8217;Américain s’est alors inspiré d’un procédé qui a déjà fait ses preuves. Il se sert des matières premières utilisées pour les peintures rupestres, il y a 40 000 ans : charbon de bois, craie, pigments de terre mélangés avec de l’eau… En somme, des composés naturels. Citons aussi la lie du vin (ce dépôt organique que l&#8217;on trouve au fond des bouteilles) qui colore cette immense fresque exécutée au coeur d’un vignoble du Médoc et représentant deux mains tenant du raisin. Certes, celle-ci fut effacée dès les premières pluies, mais <em>« la beauté de l&#8217;oeuvre réside dans son caractère éphémère »</em>.</p>
<div id="attachment_143033" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/david-popa.jpg"><img class="size-full wp-image-143033" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/david-popa.jpg" alt="Le Pouvoir de la Terre, Château Cantenac-Brown, Médoc, France" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Le Pouvoir de la Terre, Château Cantenac-Brown, Médoc, France</p></div>
<p><strong>Portraits cassés</strong></p>
<p>La série <em>Fractured</em> demeure tout aussi inoubliable. Elle date du début de l’année dernière. <em>« Le conflit en Ukraine venait juste de commencer »</em>, se souvient David Popa. Ces portraits ont été réalisés au charbon de bois, en équilibre (très) instable sur d’immenses blocs de glace flottant dans le golfe de Finlande, au sud du pays. Le lieu n’a rien d’anodin : ce bras oriental de la mer Baltique sépare sa terre d’adoption de la Russie. Ces visages semblent littéralement se briser en morceaux, éparpillés façon puzzle. Ils symbolisent la rupture des relations entre les peuples suite à la guerre menée par Poutine et, plus largement, <em>« une humanité fracturée »</em>. Tout est dit.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/W0hMAlH4mVA" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/01/01/david-popa-2/" target="_blank">A LIRE ICI / L&#8217;INTERVIEW DE DAVID POPA</a></strong></p>
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		<title>Fondation Verbeke</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Oct 2018 03:55:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Bio-art]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Verbeke]]></category>
		<category><![CDATA[Geert Verbeke]]></category>
		<category><![CDATA[Kemzeke]]></category>
		<category><![CDATA[Land art]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Perchée à 24 mètres de haut, elle est visible de loin sur cette route reliant Gand à Anvers. Conçue par le Roumain Marius Ritiu, cette immense lettre &#8221; M &#8221; jaune aux formes rondes (éclairée la nuit) renvoie au logo d&#8217;une célèbre chaîne de fast-food. La consonne attire d&#8217;ailleurs nombre de voyageurs en quête de pause calories. <em>« Chaque semaine, des automobilistes s&#8217;arrêtent pour me demander un hamburger</em>, se marre Geert Verbeke, le maître des lieux. <em>Je ne suis pas agréé et n&#8217;ai donc pas le droit d&#8217;utiliser de sigles, mais il faut bien que je me signale. Disons que c&#8217;est le &#8221; M &#8221; de musée… »</em>. Eh oui, point de bouffe qui rend bouffi ici, mais un endroit dédié à l&#8217;art (vraiment) pas comme les autres.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-90510" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/10/fondation-verbeke1-199x300.jpg" alt="Science for the Masses © Marius Ritiu-Ritiu_Verbeke-Foundation" width="199" height="300" />Vous avez dit bizarre ?</strong></p>
<p>Dans ce décor truffé de conteneurs, de tubes métalliques et de grues ressemblant à de gros animaux se cache la Fondation Verbeke. Logique : il s&#8217;agit d&#8217;une ancienne entreprise de transport routier. <em>« J&#8217;employais ici près de 90 personnes, </em>explique Geert.<em> A 50 ans, j&#8217;ai décidé de tout arrêter, sinon je n&#8217;aurais jamais eu 60 ans »</em>. Aujourd&#8217;hui, il en a 65. Rattrapé par le virus de l&#8217;art, le Flamand a donc vendu sa société, mais pas ses hangars : 20 000 m2 de surface intérieure abritent désormais une flopée d&#8217;oeuvres hétéroclites, à dominante &#8221; bio-art &#8220;. <em>« Dans les musées, tout est stérile, figé, </em>regrette-t-il. <em>Ici j&#8217;entretiens un lien avec la nature. Dans ma fondation, vous trouverez des choses très rares, composées avec des animaux morts ou vivants »</em>.</p>
<p><strong>Récupération</strong></p>
<p>Au détour d’un couloir, on admire un poster d&#8217;Alep recouvert de vraies mouches par Jan Starken et Mark Schotel, symbolisant l&#8217;horreur du bombardement (de &#8220;l&#8217;insect-art&#8221;), ou encore l’intrigant travail de Martin uit den Bogaard. Ce Néerlandais observe l’évolution post-mortem des organismes vivants. Il a découpé, voilà près de 30 ans, une vache entière et placé séparément la tête et les membres dans des cubes de verre étanches &#8211; on vous l&#8217;accorde, c&#8217;est un peu gore.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-90513" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/10/fondation-verbeke2.jpg" alt="Martin uit den Bogaard" width="850" height="567" /></p>
<p>Plus loin, il a branché un voltmètre sur divers cadavres (d&#8217;oiseaux, de poulpes…) pour en mesurer les signaux électriques (car oui, il y en a toujours) et les convertir en musique. On l’aura compris, il s’agit ici de s’intéresser à la vie dans l&#8217;au-delà. Le temps de reprendre nos esprits (façon de parler&#8230;), nous voici dans une salle à part. Climatisée, celle-ci est consacrée à la collection dantesque de collages de Geert : près de 5 000 pièces, s&#8217;étalant de 1917 (avec les Dadaïstes) à aujourd&#8217;hui. <em>« J&#8217;adore ces artistes, ils réalisent des choses nouvelles avec d&#8217;autres existantes. Pourquoi peindre ? Tout est déjà là, dans les magazines : les couleurs, les personnages&#8230; La récupération est ce qu&#8217;il y a de plus important dans notre société »</em>. Après ces mots emplis de sagesse, nous pénétrons dans une grande serre peuplée de spécimens tout aussi étonnants, tel ce piano jouant seul, activé grâce à un système de capteurs par le vol des oiseaux.</p>
<p><strong><img class="alignright size-medium wp-image-90514" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/10/fondation-verbeke3-300x200.jpg" alt="CasAnus de Joep van Lieshout : un trou d'enfer !" width="300" height="200" />Hôtel (très) particulier</strong></p>
<p>La visite se poursuit en plein-air, dans un immense terrain de 12 hectares, un ancien champ de maïs où poussent désormais des oeuvres de land-art. Du genre monumental (<em>« oui, ça me vient sans doute de mon ancien métier, où je transportais de gros objets »</em>). Au milieu de cette nature galopante on trouve, pêle-mêle, une maison intégralement construite avec des fenêtres (Jason van der Woude), une imposante bibliothèque de panneaux de signalisation touristique (Lodewijk Heylen) ou cette cathédrale bâtie avec des échafaudages, haute de 22 mètres, et abritant des peupliers (Marinus Boezem), soit une magnifique ode à notre environnement. <em>« Je souhaite descendre l&#8217;art de son piédestal. A l&#8217;inverse des institutions classiques où l&#8217;on ne peut rien toucher, chez nous on peut entrer dans les créations »</em>. Et même y dormir : dans un oeuf géant, une tente (bien) perchée ou lové dans la reproduction géante&#8230; d&#8217;un intestin. Conçue en 2006 par le Néerlandais Joep van Lieshout, la <em>CasAnus</em> trône près d&#8217;un petit étang, au sein de la Fondation.<em> « Et hop ! On se réveille le matin dans une oeuvre d&#8217;art »</em>. En sortant par où vous savez. Ce qui s&#8217;appelle avoir la tête dans le c… L&#8217;esprit, lui, divague.</p>
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