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	<title>LM magazine &#187; KogaOne</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>KogaOne</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Oct 2021 05:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[KogaOne]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ça ne saute pas aux yeux, mais KogaOne travaille en bande. Notamment avec les graffeurs du collectif Moulin Crew et des proches, depuis une bonne dizaine d’années déjà. On retrouve d’ailleurs ses amis lardés de couleurs pop, air rêveur ou regard franc sur moult façades de briques ou de béton. «<em> L’enfant avec son casque de vélo, c’est ma fille. Ce mur a forcément une valeur sentimentale »</em>, nous précise le Messin de 36 ans. <em>« Abstraction réaliste »</em> ou <em>« réalisme abstrait »</em>, qu’importe les étiquettes, Matthieu Antignac (pour l’état civil) refuse de choisir. De la même façon, cet autodidacte qui a découvert le graffiti à l’âge de 20 ans n’aime guère se laisser enfermer dans la case &#8220;street-artist&#8221;. <em>« J’ai certes démarré en achetant trois bombes vaguement assorties, mais aujourd’hui j’utilise surtout l’acrylique, même pour les pignons. Je travaille un mur comme une toile</em> ». Avant de jaillir sur les briques, ses portraits sont travaillés sur Photoshop, réminiscence de son BTS graphisme. Ce canevas, où il décale les visages, trace les formes bleu roi ou magenta, est essentiel. En effet, s’il apprécie le <em>« glitch informatique »</em> (<em>ndlr. défaillance électronique reproduite à des fins esthétiques</em>), face au mur KogaOne laisse peu de place au hasard. En cela, il regarde davantage vers certains peintres abstraits ou les maîtres flamands. Enfin, durant l’automne, le touche-à-tout se retranche dans son atelier pour signer des dessins au stylo Bic ou des peintures à l’huile. En attendant les beaux jours et que la ville lui offre de nouveaux terrains de jeu.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/10/01/kogaone-2/" target="_blank">A LIRE AUSSI / L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
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		<title>KogaOne</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Oct 2021 01:41:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[KogaOne]]></category>
		<category><![CDATA[street-art]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Quand avez-vous exprimé pour la première fois un goût pour le dessin et le graffiti ? J’ai découvert le graffiti en autodidacte,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quand avez-vous exprimé pour la première fois un goût pour le dessin et le graffiti ?</strong> J’ai découvert le graffiti en autodidacte, assez tard, vers l’âge de 20 ans. Un ami m&#8217;a montré un magazine spécialisé et j&#8217;ai trouvé hallucinant de pouvoir concrétiser des choses pareilles à la bombe. Alors j&#8217;en ai achetées trois, qui n&#8217;allaient probablement pas beaucoup ensemble, et je suis tombé dedans. J’ai rapidement rencontré pas mal de gens dans la communauté du graffiti, notamment mes camarades du Moulin Crew, Ziké, Ced, Rodes, avec qui nous allions sur des lieux abandonnés, participions à des battles&#8230; De fil en aiguille, cette passion est devenue un job à temps plein.</p>
<p><strong>Vous avez pris le temps de vous former, tout de même…</strong> Oui, j’ai obtenu un BTS en graphisme. A l’époque, j&#8217;adorais bidouiller sur l’ordinateur et voyais le graphisme comme un média qui m’aiderait à trouver des collaborations. D&#8217;ailleurs ce côté &#8220;affiche&#8221; se ressent dans mes œuvres, je crois.</p>
<p><strong>Quels supports et techniques ont votre préférence ?</strong> Au départ, je n’utilisais que la bombe. Aujourd&#8217;hui, je privilégie l&#8217;acrylique et le pinceau, y compris pour les murs. D&#8217;abord pour des questions de santé, et parce que le rendu est beaucoup moins lisse qu’à la bombe. Mais je ne suis pas attaché à une méthode en particulier, je crée aussi des œuvres en atelier au stylo Bic, à la peinture à l’huile. C’est pour cela que je trouve le terme &#8220;street artiste&#8221; un peu limité. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Je travaille un mur comme je travaillerais une toile.">Je travaille un mur comme je travaillerais une toile.</span></p>
<p><strong>Comment procédez-vous pour vos portraits colorés ?</strong> Les modèles sont souvent des proches. Il m’arrive aussi de piocher des images libres de droits sur internet. Quoi qu&#8217;il en soit, je pars toujours d’une photo que je retravaille sur Photoshop. La partie numérique est le socle de mon travail, j’y dessine les formes, les couleurs. Cela m&#8217;offre une structure, car tout ne peut pas être improvisé. Et puis, à partir de cette base assez rigide, je me lance.</p>
<div id="attachment_124903" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/10/kogaone11.jpg"><img class="size-full wp-image-124903" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/10/kogaone11.jpg" alt="(c) KogaOne" width="800" height="1112" /></a><p class="wp-caption-text">(c) KogaOne</p></div>
<p><strong>De façon générale, comment qualifieriez-vous votre style ?</strong> A une époque, pour simplifier, je parlais d’&#8221;abstraction réaliste&#8221; ou de &#8220;réalisme abstrait&#8221;. Mon style est venu progressivement, j&#8217;aimais le côté un peu &#8220;glitch&#8221;, défaillance informatique, et petit à petit les formes se sont arrondies. Au début, je partais un peu dans tous les sens, et maintenant j’ai acquis une forme de charte graphique.</p>
<p><strong>Comment choisissez-vous les lieux, les murs sur lesquels vous travaillez ?</strong> Je ne fais plus d’œuvres sauvages, façon vandale, et quasiment plus de lieux abandonnés. Pour la plupart de mes projets, ce sont des gens qui me contactent pour me proposer des pignons, c’est-à-dire des façades d’immeuble. J’ai la chance qu’on m’offre des terrains de jeu.</p>
<p><strong>Parmi cette série, quelle serait l’œuvre dont vous seriez le plus fier, celle qui a une histoire singulière ?</strong> Dans cette sélection, vous reconnaissez une enfant avec un casque de vélo. C’est ma fille, alors ce mur-là a forcément une valeur sentimentale. Et la jeune femme rousse, sur une maison dont s’échappe une cheminée rouge, c’est le premier grand format que j’ai réalisé. Cette œuvre en a amené d’autres, donc elle est importante aussi&#8230;. En réalité chaque façade est chargée de bons souvenirs, chacune est une pierre que j’ajoute à l’édifice de ma carrière.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets et expositions à venir ?</strong> J’ai pas mal bougé ces derniers mois, à Dijon ou Chambéry. Mais la &#8220;saison&#8221; des façades touche à sa fin, et l’automne et l’hiver je travaille surtout en atelier, à des œuvres qui sont exposées dans l’une des quatre galeries avec lesquelles je travaille, à Metz, Fontainebleau, Uzès et Paris.</p>
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