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	<title>LM magazine &#187; Kaamelott</title>
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		<title>Que ma joie demeure</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Sep 2013 08:22:31 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>L’œuvre de Bach influença Mozart ou Beethoven, mais ce n&#8217;est qu&#8217;au XIXe siècle que l&#8217;on prit la mesure de son talent. Autant dire que le Bach que l&#8217;on rencontre ici n&#8217;est pas encore auréolé de gloire. Le Kapellmeister donne, contraint et forcé, une leçon de musique à la populace (oui, c&#8217;est nous). L&#8217;occasion pour Astier, légendaire roi de Kaamelott, de prendre ses accents soupe au lait en dissertant sur le point et le contrepoint, les bémols et autres clés de sol – mais aussi de mi, de fa&#8230; Vous êtes perdus ? Tant mieux, c&#8217;est volontaire. Sont cependant révélés deux ou trois trucs que l&#8217;on n&#8217;oublie pas de sitôt – sur la musique chinoise, entre autres. Mais ce Bach ne parle pas uniquement de musique, et les amateurs d&#8217;Alexandre Astier retrouvent son art consommé de la prose, du rythme, de cette petite musique qui fit tout le sel de Kaamelott, série relevant du théâtre au petit écran. Jean-Christophe Hembert (le célèbre Karadoc) signe une mise en scène sobre et inventive (ce tableau transformé en escalier, par exemple) et rend justice au texte et au jeu du comédien lyonnais. Le Cantor de Leipzig apparaît humain, irritable, emporté contre la bêtise des Hommes et, moitié ivre, contre l&#8217;injustice de Dieu. Ironie du sort : le compositeur signa des dizaines d&#8217;odes au Tout-Puissant, qui lui prit dix de ses vingt enfants&#8230;</p>
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