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	<title>LM magazine &#187; Joy Division</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Punk Graphics</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Dec 2019 06:20:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Andrew Krivine est tombé dans la marmite punk ado, mais a toujours le droit d&#8217;y replonger. Comme nombre de gamins de son âge, ce New-Yorkais est happé par cette vague contestataire durant l&#8217;été 1976. Il a alors 16 ans et passe ses vacances chez son cousin John, à Londres, qui tient la boutique Boy, haut-lieu des contre-cultures (et concurrente de celle tenue par un certain Malcolm McLaren, sur King&#8217;s Road). C&#8217;est là qu&#8217;il entend The Clash pour la première fois. <em>« Au début, je n&#8217;y comprenais rien, pour moi c&#8217;était juste du bruit, </em>dit-il.<em> Et puis dès la deuxième écoute, j&#8217;en suis tombé amoureux. C&#8217;était primitif, drôle, agressif&#8230; bref, scandaleux »</em>.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/RK34uNGvMbs" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Suivront sur sa platine les Sex Pistols, Elvis Costello puis tous les genres en ayant découlé, du post-punk à la new-wave. L&#8217;Américain est fasciné par cette musique mais aussi son aspect visuel, entre explosion de couleurs, provocation et messages engagés. Dès lors, il collectionne t-shirts, posters, pochettes de disques, badges, flyers&#8230; jusqu&#8217;à amasser près de 3 000 pièces ! Pour monter cette exposition, l&#8217;ADAM de Bruxelles en a sélectionné 500. <em><span class="has-pullquote" data-pullquote="« Franchement, je n’aurais jamais cru qu'en les collant dans ma chambre avec de la patafix elles finiraient dans un musée ! »">« Franchement, je n’aurais jamais cru qu&#8217;en les collant dans ma chambre avec de la patafix elles finiraient dans un musée ! »</span></em>, rit ce banquier d&#8217;affaires.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/11/dsc00888.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-107920" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/11/dsc00888-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Détournez, c&#8217;est gagné !</strong></p>
<p>Présentée en 2018 au Museum of Arts and Design (MAD) de New York, c&#8217;est la première fois que cette exposition pose ses rangers en Europe. Découpée en sections thématiques, celle-ci ne s&#8217;intéresse pas à la musique punk, mais à son graphisme. Le maître mot, c&#8217;est évidemment la débrouille (ou &#8220;do it yourself&#8221;) et son corollaire, la liberté. <em>« Face à ce mouvement, l’industrie musicale comprend qu’elle n&#8217;a plus le pouvoir</em>, explique Andrew. <em>Elle laisse donc les artistes concevoir eux-mêmes leurs affiches et pochettes »</em>.</p>
<div id="attachment_107921" style="width: 236px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/11/joy-division-unknown-pleasures-lp-factory-1979-peter-saville-design.jpg"><img class="size-medium wp-image-107921" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/11/joy-division-unknown-pleasures-lp-factory-1979-peter-saville-design-226x300.jpg" alt="Joy,Division Unknown Pleasures LP Factory 1979 Pet" width="226" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Joy,Division Unknown Pleasures LP Factory 1979 Pet</p></div>
<p>La technique est rudimentaire : de la colle et des ciseaux, à contre-courant de la vague informatique gagnant la profession. <em>« Le collage demeure une spécificité de ce graphism</em>e, précise Arnaud Bozzini, le directeur de l&#8217;ADAM. <em>Le détournement d&#8217;images existantes devient aussi un marqueur »</em>.  A l&#8217;instar de Jamie Reid, qui s&#8217;approprie le portrait officiel de la reine d&#8217;Angleterre pour lui coller un bandeau sur les yeux, flanqué d&#8217;un &#8220;God Save the Queen&#8221; avec une typographie digne d&#8217;une lettre de rançon. Dans une veine plus minimaliste, citons le visuel d&#8217;<em>Unknown Pleasures</em> créé par Peter Saville pour Joy Division, utilisant le diagramme des ondes sonores d’un pulsar&#8230; trouvé dans un manuel d’astronomie.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/yqrAPOZxgzU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Vous avez un message</strong></p>
<p>Ces graphistes sont libres, donc, irrévérencieux, mais pas déconnectés de l&#8217;histoire de l&#8217;art. Du surréalisme (ce poster &#8220;Poster&#8221; pour PIL) au pop-art, <em>« ils revisitent les codes des courants antérieurs », </em>précise Arnaud Bozzini. Le constructivisme russe surgit par exemple du lettrage minimaliste de <em>Movement</em> de New Order quand Barney Bubbles rend hommage à Mondrian pour annoncer une tournée d&#8217;Elvis Costello (qui pose avec une mitraillette dans la bouche, ça va de soi).</p>
<div id="attachment_107922" style="width: 693px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/11/dsc00815.jpg"><img class="size-large wp-image-107922" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/11/dsc00815-683x1024.jpg" alt="Elvis Costello, Armed Forces UK Tour, 1979 © Barney Bubbles Photo © Julien Damien" width="683" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Elvis Costello, Armed Forces UK Tour, 1979 © Barney Bubbles<br />Photo © Julien Damien</p></div>
<p>Les punks épluchent également les magazines, les journaux, les livres, puisent dans la BD (en particulier ses onomatopées), le cinéma ou la pub. Ils réarrangent le tout avec une bonne dose de cynisme et d&#8217;ironie, évoquant par endroit les photomontages des dadaïstes, à l&#8217;image de Linder Sterling. Pour illustrer la pochette d&#8217;<em>Orgasm Addict</em> des Buzzcocks, elle remplace la tête d&#8217;une femme nue par un fer à repasser, dénonçant ainsi la domesticité féminine.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/0Af7ayYIJ9w" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Car derrière le nihilisme apparent, la provoc et les couleurs criardes pointe aussi un engagement social et politique. <em><span class="has-pullquote" data-pullquote="« Les punks furent parmi les premiers à évoquer les questions de genre, l'orientation sexuelle, la lutte pour les droits civiques... »">« Les punks furent parmi les premiers à évoquer les questions de genre, l&#8217;orientation sexuelle, la lutte pour les droits civiques&#8230; »</span></em>. Ils sont aussi antiracistes et antimilitaristes. Gee Vaucher le montre en créant pour le collectif Crass ce poster &#8220;Your Country Needs You&#8221; en 1981. Référence au slogan de propagande de la Première Guerre mondiale, il figure une main de soldat coupée et accrochée dans un fil barbelé. L&#8217;art de la paix, en somme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_107923" style="width: 772px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/11/buzzcocks_affiche-orgasm-addict.jpg"><img class="size-large wp-image-107923" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/11/buzzcocks_affiche-orgasm-addict-762x1024.jpg" alt="Buzzcocks, Orgasm Addict, 1977 © Linder [Linda Sterling], Malcolm Garrett / DR" width="762" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Buzzcocks, Orgasm Addict, 1977 © Linder [Linda Sterling], Malcolm Garrett / DR</p></div>
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		<title>Peter Hook</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Sep 2017 04:03:56 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Suite des mémoires de Peter Hook. On connaissait le bassiste génial, on découvrait le chroniqueur sardonique des années new wave. <a href="https://www.amazon.fr/Pleasures-Inside-Joy-Division/dp/0062222570" target="_blank">Le premier volume de son autobiographie</a>, consacrée à Joy Division, nous a valu plus d’un fou-rire. <a href="https://www.amazon.fr/Hacienda-How-Not-Run-Club/dp/184739177X" target="_blank">Le deuxième</a>, qui contait par le menu les déboires de l’Haçienda, dévoilait un envers du décor bien plus taré que ce que l’on aurait pu imaginer. <a href="https://www.amazon.fr/Substance-Inside-Order-Peter-Hook/dp/0062307975" target="_blank">Ce troisième volume</a> s’attaque au gros morceau : New Order. La verve est toujours là, les piques envers Bernard Sumner également. Hooky a le chic pour mêler considérations musicales passionnantes et anecdotes ahurissantes. Indispensable, en attendant le recueil de souvenirs de tous ses DJ-sets, hum, légendaires ? 768 p., 33 €.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/FYH8DsU2WCk" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Les Photaumnales</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Oct 2014 08:02:51 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« Sans la photographie, le rock n’existe pas », déclare Daniel Challe. Commissaire invité de cette édition, le photographe s’explique : «<em> Les chansons sont évidemment primordiales mais sans la presse, les pochettes de disques, bref, sans l’image, le phénomène n’aurait pas été le même</em> ». Vrai que si l’on peut apprécier <em>Le Sacre Du Printemps</em> sans connaître la ganache de Stravinsky, difficile d’imaginer si Elvis, The Sex Pistols ou Nirvana auraient eu le même impact sans le pouvoir de l’image. «<em> La photo et la musique ont connu une évolution similaire, </em>poursuit Daniel Challe.<em> Aux images ensoleillées des Beach Boys répondent celles, neigeuses et grises, de Joy Division</em> ».</p>
<p><strong>Au-delà des clichés.</strong></p>
<p>Ce parcours en trois parties regroupe près de 600 clichés de tous formats. Si <a href="http://photaumnales.fr/menu-rocks-icons/" target="_blank"><em>The Icons</em></a> revient sur quelques-uns des noms précités, via les images de Richard Dumas, Kevin Cummins ou Renaud Monfourny, Daniel Challe tient également à la dimension sociale du rock. « <a href="http://photaumnales.fr/menu-this-is-england/" target="_blank">This Is England</a> <em>propose plusieurs visions de l’Angleterre, avec Chris Steele-Perkins et ses portraits de Teddy Boys dans les seventies, ou Jocelyn Bain-Hogg et Paul Davis immortalisant le Londres actuel </em>». En fin de parcours, on découvre des portraits d’inconnus retouchés façon glam par Pascal Mirande et des visages extatiques dans la foule des concerts saisis par Samuel Kirszenbaum. Une belle façon de boucler la boucle.</p>
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		<title>Michka Assayas</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 14:41:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; Pourquoi ce livre ? C&#8217;est une commande de l&#8217;éditeur, Yves Jolivet, qui souhaitait conserver une trace de ces textes, et...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pourquoi ce livre ?</strong><br />
C&#8217;est une commande de l&#8217;éditeur, Yves Jolivet, qui souhaitait conserver une trace de ces textes, et la mémoire de toutes ces années (début 1980 &#8211; 2000). Je n&#8217;avais pas l&#8217;intention d&#8217;élever un monument à ma propre gloire.</p>
<p><strong>Comment êtes-vous entré à <em>Rock&amp;Folk</em> ?</strong> <strong>À quoi ressemblait ce journal à l’époque ?</strong><br />
À un fanzine ! J’ai pris mon courage à deux mains pour déposer quelques textes à Paringaux et à son équipe. Ils m’ont regardé goguenards, l’air de dire « <em>un candidat de plus&#8230;</em> ». Et à ma grande stupéfaction, ils étaient intéressés. Je me souviens avoir fait un bond par dessus la table basse, une voie s&#8217;ouvrait à moi.</p>
<p><strong> Ces articles ont-ils une résonance particulière aujourd&#8217;hui ?</strong><br />
À l&#8217;époque j&#8217;étais super sérieux, déterminé à défendre la musique que je « représentais » et qui me semblait révolutionnaire. Je militais pour que les mecs qui écoutent Dire Straits écoutent aussi Joy Division. Mais c&#8217;était pas facile. Je rencontrais des gens qui avaient interviewé Jimi Hendrix&#8230; Pour eux, j&#8217;étais vraiment un petit merdeux à lunettes.</p>
<p><strong>Vous défendiez aussi une certaine idée de la jeunesse. Un critique-rock doit-il forcément avoir moins de trente ans ?</strong><br />
Non. La question n’était pas d&#8217;être érudit. Il fallait surtout de la foi et du culot. D&#8217;ailleurs, je me suis toujours efforcé d’écrire d’une manière « classique ». Je voulais éviter toute forme de jeunisme. À 21 ans, on m&#8217;avait donné la parole, mais on pouvait me la retirer à tout moment. Il fallait faire vite.</p>
<p><strong>Souhaitiez-vous marquer une rupture avec les aînés ?</strong> Oui. Le cliché du type assis dans un bar enfumé, une pin-up sur chaque genou et une bouteille de Jack Daniel&#8217;s à la main, ça m&#8217;exaspérait à fond. Tous ces mecs qui jouaient là-dessus pour faire rock&#8217;n&#8217;roll&#8230; Mais j&#8217;étais impressionné par ceux qui jouaient leur peau là-dedans. J&#8217;en croisais certains à Pigalle ou devant chez New Rose, en me demandant si un an plus tard ils seraient toujours vivants. En même temps, ils étaient tous très sympas, ouverts, et ne méprisaient pas des positions plus intellectuelles.</p>
<p><strong>N&#8217;êtes-vous pas du tout sensible aux mythes du rock&#8217;n&#8217;roll ?</strong><br />
Je pensais avoir manqué « l&#8217;âge d&#8217;or » de la musique en ne vivant pas celui des Beatles. Écrire nécessite une carence ou une faille. Si l&#8217;on estime que tout va dans le bon sens, on ne prend pas la plume. Je souhaitais témoigner du pourrissement de notre civilisation et défendre une nouvelle sensibilité artistique, dont le punk rock fut le point de départ. La new wave était également très excitante. Ce n&#8217;était pas une musique sinistre, mais au contraire très dynamique, très intense.</p>
<p><strong>Vous avez d&#8217;ailleurs défendu Joy Division, notamment leur concert aux Bains-Douches, en 1979&#8230;</strong><br />
Si on croyait tous ceux qui racontent y avoir assisté, on remplirait deux Zéniths. Des concerts comme celui de Joy Division, il y en avait beaucoup aux Bains-Douches. Ils réunissaient entre 50 et 70 personnes à tout casser. Ce soir-là, on a reçu un coup sur la tête. Pourtant, le son était pourri. Ian Curtis donnait l&#8217;impression de ne pas vouloir être là et ça, c&#8217;était nouveau. Il y avait une naïveté, aujourd&#8217;hui perdue.</p>
<p><strong>Y a-t-il des mouvements contemporains à côté desquels vous êtes passés ?</strong><br />
Oui, beaucoup ! Le funk, pour commencer. Mais aussi l&#8217;acid-house, la techno, les raves. J&#8217;avais déjà trente ans, et j&#8217;ai du mal à passer la nuit dehors. À part Public Enemy, je ne me suis pas beaucoup intéressé au hip-hop. Tout le monde à ses limites !</p>
<p><strong>Depuis vos débuts, la critique rock a évolué, du fait notamment d&#8217;Internet.</strong><br />
Internet participe de la standardisation ambiante. Il y a comme une norme du « bon goût ». Ce qu&#8217;il faut avoir écouté, ce qu&#8217;il faut aimer ou rejeter. Il n&#8217;y a rien de plus chiant. Et puis, lorsque j&#8217;entends des trucs vraiment nuls, personne ne réagit. On est dans une espèce de qualité moyenne de tout. Ce n&#8217;est pas internet qui a « tué » la musique et la critique, mais la consommation. Une musique superficielle inspire une critique superficielle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>à lire</strong> / <em>In A Lonely Place : </em><em>Écrits Rock</em> (<a href="http://www.lemotetlereste.com/mr" target="_blank">Le Mot Et Le Reste</a>, 328p., 23€)</p>
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		<title>Lescop</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Apr 2012 13:10:19 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Vous souvenez-vous d&#8217;Asyl ? Son rock nerveux et francophone ne convainquait guère, mais touchait par sa geste. Aujourd&#8217;hui, Asyl est au repos,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Vous souvenez-vous d&#8217;Asyl ? Son rock nerveux et francophone ne convainquait guère, mais touchait par sa geste. Aujourd&#8217;hui, Asyl est au repos, mais son chanteur Mathieu Lescop n&#8217;a pas rendu les armes. Entouré de fines lames souterraines (le guitariste Johnny Hostile, de John &amp; Jehn, et Gaël Étienne, alias A Part Time Punk), le chanteur anguleux se réinvente en crooner glacial et lunaire, dans la lignée de Taxi Girl, Jacno ou Marquis De Sade – tous convoqués à <em>Tokyo La Nuit</em>. Ceci ne pourrait être que pastiche si l&#8217;on ne sentait poindre un talent dans l&#8217;écriture, dans la voix (grave et suave) ou les mélodies – imparables. En attendant l&#8217;album, Lescop défend son unique Ep (vinyle) sur scène. En formule triangulaire, donc : idéal pour cette pop géométrique aux lignes acérées et à la gestuelle épileptique, qui évoque forcément un certain Ian Curtis.</p>
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