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	<title>LM magazine &#187; Joseph Quatannens</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>FoMu</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Dec 2013 13:02:50 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Germaine Van Parys &amp; Odette Dereze</strong> Débutons avec Germaine Van Parys (1893-1983), pionnière du photojournalisme en Belgique. Durant la Première Guerre Mondiale, la photographie remplace peu à peu les antiques gravures des gazettes, connaissant un formidable essor durant les années 1920. Germaine Van Parys fut de ces précurseurs, mais « <em>ce ne fut pas toujours facile</em>, explique Rein Deslé, commissaire de l&#8217;exposition. <em>Elle a dû lutter. Elle était d&#8217;ailleurs membre fondatrice d&#8217;un cercle de photographes de presse mais, du fait de sa condition de femme, n&#8217;en fut jamais présidente</em> ». Pas présidente, mais proche du pouvoir, puisqu&#8217;elle était photographe officielle de la maison Royale de Belgique. Cela dit, plus que les fastes de la cour, c&#8217;était la vie des petites gens qui peuplaient son quartier des Marolles qui l&#8217;intéresse. En témoigne cet accrochage, pour lequel de nouveaux tirages furent nécessaires. Sont immortalisés, façon Prévert, des enfants jouant dans un square, des paysages de campagne&#8230; Des sujets bucoliques ? Pas seulement ! De voyages au Congo en politique internationale, Van Parys capte l&#8217;époque et ses progrès technologiques : zeppelins, avions et autres fous volants. Autant de témoignages d&#8217;un temps révolu qui provoquent des bouffées de nostalgie. Sa nièce, Odette Dereze, prit la relève en développant l&#8217;une des premières agences de presse photographique du Royaume. Réunies, ces deux oeuvres donnent un aperçu complet (artistique, technique, politique) de la vie en Belgique, entre 1918 et 1995.</p>
<p><strong style="font-size: 13px; line-height: 19px;">Collectie FoMu :</strong><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> Le Lynx À l&#8217;instar de sa collègue Germaine Van Parys, Joseph Quatannens (1902-1974) fut un pionnier du photojournalisme belge. Né à Dixmude, cet ingénieur de formation apprend à manier l&#8217;objectif avec son oncle. Il devient rapidement professionnel free-lance, sillonne la Flandre profonde puis l&#8217;Europe (Espagne, Pologne, Grande- Bretagne) pour en dresser le portrait. Ce bilingue publie dans la presse flamande et wallonne : Le Soir Illustré, Le Patriote Illustré, ABC, AZ, Zondagsvriend et Vu – entre autres. Au début des années 1930, il crée son agence de presse, Le Lynx, clin d&#8217;oeil à son patronyme (Quat signifiant chat en moyen néerlandais) et à l&#8217;animal réputé pour l&#8217;acuité de son regard. « </span><em style="font-size: 13px; line-height: 19px;">Il offre une réponse à la concurrence accrue et la standardisation des clichés</em><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">, explique Brecht Bostyn, commissaire de l&#8217;exposition.</span><em style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> À cette époque, influencé par le modernisme, Quatannens se démarque en développant un style humaniste. Il est à l&#8217;apogée de son art</em><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> ». La sélection de magazines et les 150 clichés noir et blanc (18&#215;24 cm) rassemblés ici par thèmes (politique, crise, sports&#8230;), narrent l&#8217;histoire sociale, politique et culturelle belge de 1927 à 1950 à travers les kermesses, processions, les catastrophes minières et tout un folklore local touchant. «</span><em style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> J&#8217;ai voulu, avec ce parcours, raconter l&#8217;histoire personnelle de Joseph et celle de la presse en Belgique</em><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> » conclut l&#8217;administrateur de collection.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Editing the News</strong> Le poids des mots ? Le choc des photos, surtout. Des exemples ? Cette petite fille brûlée au napalm, Mitterrand et Kohl main dans la main, les avions du 11-Septembre&#8230; Les auteurs de ces souvenirs ? Les photographes, bien sûr. Mais aussi des rédacteurs en chef sélectionnant les clichés reçus. « <em>Il y a 15 ans</em>, explique le commissaire Joachim Naudts, <em>deux à trois cent photos étaient transmises quotidiennement à un journal. Aujourd&#8217;hui, le responsable doit choisir parmi 15 000 envois</em> ». Mais <em>Editing the News</em> n&#8217;est pas une célébration de cette périlleuse mission. Le parcours interroge également des choix, parfois étranges, sinon coupables. Citons ainsi Alfredo Jaar : ce Chilien met en perspective l&#8217;année 1994, marquée par le génocide rwandais, à travers l&#8217;intégralité des unes du prestigieux Newsweek, qui « fait » l&#8217;opinion chaque semaine. Il fallut attendre la fin du massacre (d&#8217;avril à juillet) pour que l&#8217;hebdo lui consacre une couverture. Cette exposition-choc ne joue pas la provoc&#8217;, mais use elle aussi d&#8217;images marquantes : accueillis par des cocktails molotov immortalisés durant une émeute athénienne, nous sommes assaillis par des milliers de photographies projetées sur un écran – en fait, le déroulé continu des clichés reçus par les agences de presse Belga et AFP. Dans lesquels le tri s&#8217;impose, forcément.</p>
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