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	<title>LM magazine &#187; Joana Vasconcelos</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Joana Vasconcelos</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jun 2022 06:15:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment définirez-vous votre art ? Peut-on le qualifier de &#8220;baroque&#8221; ?</strong> Oui, ça me va assez bien, d&#8217;ailleurs c&#8217;est un mot portugais ! Plus largement, je suis influencée par de nombreux courants liés au pop art, au surréalisme&#8230; qui s’expriment plus ou moins au fil de mes œuvres.</p>
<p><strong>Vous êtes connue pour vos fameuses Valkyries. Comment cette idée est-elle née ?</strong> Selon la mythologie du Nord de l&#8217;Europe, les Valkyries sont des déesses survolant les champs de bataille pour ramasser les guerriers tués au combat et ramener à la vie les plus courageux d’entre eux, afin qu’ils travaillent pour les dieux. Cette idée de rendre la vie à travers l&#8217;art est très impor- tante pour moi. Ces pièces textiles, qui flottent au-dessus de nos têtes, comme les déesses, transforment les espaces publics et notre regard sur le quotidien. Elles le renouvellent.</p>
<div id="attachment_134868" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/06/joana-vasconcelos-22.jpg"><img class="size-medium wp-image-134868" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/06/joana-vasconcelos-22-200x300.jpg" alt="(c) Julien Damien" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Julien Damien</p></div>
<p><strong>Vos pièces semblent pourtant éloignées de l&#8217;idée que l&#8217;on se fait d&#8217;une guerrière&#8230;</strong> Oui, la description qu’en fait, par exemple, le compositeur Richard Wagner, est assez masculine. Pour lui, les Valkyries sont toujours des femmes très dures, militaires. Les miennes restent des combattantes, mais j&#8217;ai voulu leur injecter de la beauté, de la féminité. Ces œuvres sont réalisées sur-mesure, à la main, avec un soin apporté au détail. Il y a du tricot, du crochet, de la dentelle, de la broderie&#8230; comme dans la haute couture. Mes créations sont volumineuses et très sensuelles. Disons que c&#8217;est une vision plus ouverte, de la femme.</p>
<p><strong>Peut-on parler d&#8217;une démarche féministe ?</strong> Tout à fait. Les femmes n&#8217;ont toujours pas les mêmes droits que les hommes, et cela partout dans le monde. Liberté, égalité et fraternité forment la devise de la république française, mais celle-ci n&#8217;est pas respectée&#8230; Il faut donc continuer de se battre. C&#8217;est ce que j&#8217;essaie de concrétiser à travers mes œuvres monumentales dans l&#8217;espace public.</p>
<p><strong>Pourquoi avez-vous nommé cette Valkyrie installée à la gare Lille-Flandres <em>Simone</em> ?</strong> C’est un hommage à toutes les Simone : Simone de Beauvoir, Simone Signoret, Simone Veil mais aussi&#8230; à la voix de la SNCF, portée par Simone Hérault ! Cette pièce représente toutes ces femmes françaises, et plus largement du monde, qui ont marqué leur époque grâce à l’art, la culture et la pensée.</p>
<p>Que vous inspire d&#8217;ailleurs le mouvement MeToo ? J&#8217;évoque ces sujets depuis des années, par exemple à travers <em>La Fiancée</em>, soit un lustre blanc constitué de 14 000 tampons, évoquant une robe de mariée et la virginité. En 2012, cette œuvre avait été refusée par le Château de Versailles, soi-disant incorrecte… J’aborde donc des thèmes tabous mais qui ne devraient pas l’être. Exprimer l’identité féminine, sa sexualité, lui offrir un espace demeure primordial. Pour autant, il ne s’agit pas non plus de mener une guerre !</p>
<div id="attachment_134865" style="width: 778px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/06/joana-vasconcelos-2.jpg"><img class="size-large wp-image-134865" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/06/joana-vasconcelos-2-768x1024.jpg" alt="(c) Nicolas Pattou" width="768" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Nicolas Pattou</p></div>
<p><strong>Comment concevez-vous vos Valkyries ?</strong> J&#8217;ai un atelier employant 57 personnes à Lisbonne. De nombreux artisans participent aussi aux projets. Généralement, je dessine la forme des pièces sur le lieu accueillant mes œuvres. Pour établir un dialogue avec l’architecture investie, car il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une simple décoration. Ensuite je lance la réalisation avec mon équipe en relation avec la population locale. Ce fut le cas à Wazemmes pour <em>Martha</em>, soutenue par des ateliers participatifs avec les habitants. Puis la sculpture est assemblée sur les lieux. Cela permet d’organiser la rencontre entre des techniques différentes, artistiques ou artisanales, et des gens qui ne se connaissent pas.</p>
<p><strong>Quels types de matériaux utilisez-vous ?</strong> Oh, tout ce qui existe ! Du tricot, de la dentelle… je recycle également beaucoup de vieux vêtements car c’est aussi un travail de réinterprétation, d’intégration de la tradition dans la modernité.</p>
<p><strong>Comment avez-vous conçu ce jardin d’Eden à Wazemmes ?</strong> On découvre d’abord un jardin composé de fleurs en plastique qui s’illuminent dans une pièce plongée dans l’obscurité. Celles-ci ont le pouvoir de nous emmener dans une autre dimension, un monde magique. Je l’ai imaginé comme un labyrinthe, inspiré des jardins français, en mêlant technologie et poésie. À l’étage, j’expose d’autres de mes créations, comme l’urinoir <em>Purple Rain</em>. Il est mauve et peut accueillir deux hommes en même temps. C’est une relecture LGBT de l’œuvre de Marcel Duchamp&#8230;</p>
<div id="attachment_134870" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/06/joana-vasconcelos-23.jpg"><img class="size-large wp-image-134870" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/06/joana-vasconcelos-23-1024x683.jpg" alt="Valkyrie Martha © Maxime Dufour photographies" width="995" height="664" /></a><p class="wp-caption-text">Valkyrie Martha © Maxime Dufour photographies</p></div>
<p><strong>Enfin on trouve Martha, votre seconde Valkyrie présentée à Lille&#8230;</strong> Oui, celle-ci a été réalisée spécialement pour Wazemmes. Elle est constituée d’une gigantesque fleur suspendue au plafond, renvoyant au jardin d’Eden. Elle intègre de nombreux éléments textiles recyclés, élaborés lors d’ateliers participatifs à Lille. Les habitants du quartier ont réalisé ces pièces au crochet et en tricot, qui sont la base de mon travail. L’installation est ponctuellement activée par une musique créée à Lille et une chorégraphie interprétée par des jeunes danseurs locaux<em> (ndlr : des élèves du collège Makeba à Lille)</em>. Il s’agit de rassembler dans une même salle tous les arts : musique, danse, installation, sculpture, artisanat&#8230; C’est une œuvre totale, symbolisant l’esprit du festival de lille3000.</p>
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		<title>Utopia</title>
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		<pubDate>Sun, 01 May 2022 04:50:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-François Fourtou]]></category>
		<category><![CDATA[Joana Vasconcelos]]></category>
		<category><![CDATA[Kim Simonsson]]></category>
		<category><![CDATA[Lille3000]]></category>
		<category><![CDATA[Métamorphoses]]></category>
		<category><![CDATA[Utopia]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">C&#8217;est un rendez-vous désormais très attendu dans le nord de la France &#8211; et bien au-delà. Capitale européenne de la culture en 2004, Lille vibre depuis lors au rythme d&#8217;un événement artistique et festif unique dans l&#8217;Hexagone (environ tous les trois ans), mêlant grands cycles d&#8217;expositions, spectacles vivants, projets participatifs&#8230; <em>« Oui, c&#8217;est un peu ovni dans le paysage culturel national »</em>, s&#8217;enthousiasme Caroline Carton, responsable des arts visuels à lille3000. Et qui dit ovni dit ?&#8230; petits hommes verts, pardi ! Enfin, ceux façonnés par Kim Simonsson culminent tout de même à cinq mètres de haut&#8230; Entre autres métamorphoses urbaines jalonnant la ville, ce Finlandais dévoile sur la &#8220;Rambla&#8221;, rue Faidherbe, ses fameux <em>Moss People</em>, soit des sculptures représentant des enfants couverts de mousse verte, comme s&#8217;ils ne faisaient plus qu&#8217;un avec le monde végétal. Spécialement déclinés dans un format XXL pour l&#8217;occasion, ces personnages dignes d&#8217;un conte de fées illustrent parfaitement la thématique défendue dans la métropole lilloise durant six mois.</p>
<div id="attachment_134257" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/utopia4.jpg"><img class="size-medium wp-image-134257" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/utopia4-300x300.jpg" alt="The doctor, 2021 © Kim Simonsson" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">The doctor, 2021 © Kim Simonsson</p></div>
<p><strong>L&#8217;enfance de l&#8217;art </strong></p>
<p>Baptisée <em>Utopia</em>, cette sixième édition s&#8217;intéresse en effet aux liens qui unissent l&#8217;être humain à la nature. Il s&#8217;agit <em>« d&#8217;éveiller les consciences grâce à l’art et à la création »</em>, selon la maire de Lille, Martine Aubry. Les artistes n&#8217;ont pas été choisis pas hasard, démontrant tous un engagement certain. <em>« Il faut aussi qu&#8217;ils nous racontent une histoire pour que le public apprécie pleinement leurs oeuvres »</em>, poursuit Caroline Carton, pour qui cette grand fête artistique doit être avant tout synonyme d&#8217;<em>« émerveillement »</em>.</p>
<p>Parmi les chocs esthétiques promis dans le Nord, citons<em> Les Vivants</em>, exposition organisée au Tripostal invitant à décaler notre regard anthropocentré, tandis qu&#8217;à la Gare Saint Sauveur, on joue plutôt la carte de la dystopie avec des installations souvent monumentales, annonçant l&#8217;avènement du &#8220;Novacène&#8221;, nouvelle ère qui doit succéder à l’Anthropocène (période caractérisée par les effets de l&#8217;activité humaine sur la planète). Ce squelette de chien se tenant debout, comme un humain, censé avoir été retrouvé des siècles après notre époque, n&#8217;augure ainsi rien de bon quant à notre avenir… Un peu secoués par cette projection, on pourra toujours se requinquer dans le labyrinthe de fleurs lumineuses conçu par la Portugaise Joana Vasconcelos, transformant la maison Folie Wazemmes en <em>Jardin d&#8217;Eden</em>. Ou alors se réfugier dans la <em>Maison du Maxitos</em> que Jean-François Fourtou a posée sur l&#8217;îlot Comtesse. Soit un espace où la taille des objets et du mobilier a été démultipliée, nous renvoyant illico en enfance, âge propice à toutes les utopies…</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong>Fête d&#8217;ouverture</strong></p>
<p style="text-align: center;"><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/JiCOqcnULLo" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><em>« Depuis 2004 et le Bal Blanc, nous sommes très attendus sur ce sujet »</em>, sourit Charles Bonduaeux, chargé de coordination à lille3000, qui précise : <em>« cette année, nous organisons une fête majestueuse, pas simplement une parade »</em>. Le programme s&#8217;étale de midi à minuit, en particulier dans trois zones : les parcs Matisse et François Mitterrand accueillent concerts et happenings, le square Foch prend des allures de guinguette quand la Grand&#8217;Place nous téléporte dans Alice au Pays des Merveilles, sous la baguette d&#8217;Art Point M. À partir de 19h30, la grande parade s&#8217;élance du pont Le Corbusier avec ses chars, gonflables représentant des animaux chimériques et ses 300 participants habillés des ponchos de Tom Van der Borght. Lauréat du prix mode du Festival de Hyères, en 2020, ce créateur belge s&#8217;est fait connaître avec des vêtements composés de matériaux recyclés. Il donne le ton de cette thématique, entre audace et respect de l&#8217;environnement. Pour le reste ? Vous avez quartier libre.</p>
<p style="text-align: center;"><em>&gt;&gt; Lille, 14.05, dès 12h, divers lieux</em></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong>Jean-François Fourtou</strong></p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/-lAdmp11gTI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: center;">Ce sont de petits personnages à tête de légumes. La légende dit qu&#8217;ils vivent sous terre et poussent dans les potagers avant de devenir de sacrés jardiniers. Sortis de l&#8217;imagination de Jean-François Fourtou, ces petits êtres hybrides (appelés &#8220;Nanitos&#8221; ou &#8220;Minitos&#8221;, selon leur taille) s&#8217;épanouissent un peu partout dans la métropole. En regardant bien, vous en croiserez du côté de l&#8217;Hospice Comtesse…</p>
<p style="text-align: center;"><em>&gt;&gt; Lille, musée de l&#8217;Hospice Comtesse</em></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong>Joana Vasconcelos</strong></p>
<div id="attachment_134254" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/utopia1.jpg"><img class="size-large wp-image-134254" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/utopia1-1024x482.jpg" alt="© Joana Vasconcelos, Valkyries" width="995" height="468" /></a><p class="wp-caption-text">© Joana Vasconcelos, Valkyries</p></div>
<p style="text-align: center;">Première femme à exposer au Château de Versailles, cette artiste portugaise s&#8217;est révélée avec ses Valkyries, soit de gigantesques sculptures gonflables qu’elle habille de broderies, soieries, paillettes, fleurs ou perles. Elle a installé une de ces oeuvres tentaculaires dans la Gare Lille Flandres et une autre à la maison Folie Wazemmes &#8211; où l&#8217;on découvrira aussi sa monumentale théière en fer forgé et habillée de jasmin.</p>
<p style="text-align: center;"><em>&gt;&gt; Lille, Gare Lille Flandres &amp; maison Folie Wazemmes</em></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong>Les Vivants</strong></p>
<div id="attachment_134255" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/utopia2.jpg"><img class="size-large wp-image-134255" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/utopia2-1024x768.jpg" alt="Tony Oursler, Mirror Maze (Dead Eyes Live), 2003" width="995" height="746" /></a><p class="wp-caption-text">Tony Oursler, Mirror Maze (Dead Eyes Live), 2003</p></div>
<p style="text-align: center;">Monté par la Fondation Cartier, ce parcours nous invite à réinventer une nouvelle cohabitation avec la faune et la flore, à l&#8217;instar du Grand orchestre des animaux de Bernie Krause. Ce bioacousticien a passé 50 ans à enregistrer les sons de la nature. Cette installation nous immerge littéralement dans ce chant produit par des espèces, qui pour beaucoup ont disparu… À découvrir aussi, les oeuvres d’artistes amérindiens (et un peu chamanes) encore jamais vues sous nos latitudes.</p>
<p style="text-align: center;"><em>&gt;&gt; Lille, Tripostal</em></p>
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		<title>Joana Vasconcelos</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Mar 2017 00:25:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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		<category><![CDATA[exposition]]></category>
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		<category><![CDATA[Joana Vasconcelos]]></category>
		<category><![CDATA[Joana Vasconcelos - De fil(s) en aiguille(s)]]></category>
		<category><![CDATA[Patinoire Royale de Bruxelles]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>L’énorme pieuvre suspendue qui accueille le visiteur résume bien le travail de Joana Vasconcelos. Baptisée <em>Material Girl</em>, cette sculpture rose de 25 mètres de long appelle tous les superlatifs : monumentale, ultra-colorée, délirante… Dans son atelier lisboète, où s’échinent plus de 50 personnes, l’artiste donne vie à de grosses structures gonflables qu’elle habille de textiles et parures hétéroclites : broderies, crochets en laine, soieries et velours enrichis de paillettes, fleurs ou perles. 19 des 35 pièces présentées à La Patinoire Royale ont été créées pour l’exposition. Dans cette galerie de 3 000 m2, en sus de ces monstres tentaculaires, on admire des oeuvres de taille plus modeste, telles ces céramiques représentant d’inquiétants animaux (crapauds, guêpes ou serpents) mais vêtus d’un délicat manteau de dentelle.</p>
<p><strong>Féminité</strong></p>
<p>Au-delà de leur caractère spectaculaire, les créations de la Portugaise sont surtout empreintes de féminisme. Comme Annette Messager ou Louise Bourgeois, Joana Vasconcelos sublime des matériaux traditionnellement dévolus au sexe dit faible.<em> « Elle est issue d’un pays méditerranéen assez machiste, où la femme et ses aiguilles sont souvent reléguées dans les cuisines</em>, explique Constantin Chariot, le directeur de la galerie. <em>Elle se saisit ainsi de ces travaux jugés mineurs pour les élever au rang de grand art ».</em> Propulsant la féminité sur un piédestal exubérant.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/G-JZKX5QlJg" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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