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	<title>LM magazine &#187; Jean-Paul Lespagnard</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Reflection by Jean-Paul Lespagnard</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Dec 2017 07:30:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Deux prix au festival d’Hyères en 2008, une place dans le calendrier de la fashion week parisienne, une exposition aux Galeries Lafayette...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Deux prix au festival d’Hyères en 2008, une place dans le calendrier de la fashion week parisienne, une exposition aux Galeries Lafayette en 2014… Pas de doute, Jean-Paul Lespagnard s’exporte bien en terres hexagonales. Pour autant, il n’a pas oublié le pays d’où il vient. <em>« Je suis resté un fidèle du Musée de la mode de Bruxelles, en tant que visiteur. J’aime le fait que les pièces exposées aient été portées par de vrais gens »</em>. Le voilà désormais de l’autre côté de la barrière, commissaire d’une exposition dédiée à son propre travail, et baptisée <a href="http://www.costumeandlacemuseum.brussels/fr/visiter/a-visiter-maintenant/reflection" target="_blank">Reflection</a>. Pas comme l’indique le Larousse donc, plutôt comme le terme anglais renvoyant au reflet – en l&#8217;occurrence celui des vitrines &#8211; ici recherché par une scénographie de fonds noirs et miroirs. Ou comme la réflexion d’un artiste sur son propre processus créatif</p>
<p><strong>Cabinet de curiosités</strong><strong><img class="size-medium wp-image-78596 alignright" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/12/reflection-by-jean-paul-lespagnard-2-200x300.jpg" alt="©MMED MIKO MIKO STUDIO" width="200" height="300" /></strong></p>
<p>Focalisé sur les sources d&#8217;inspiration de l’excentrique styliste, le premier niveau fait la part belle aux oeuvres des autres. « On y trouve des pièces de Jan Fabre ou de Wim Delvoye dont j’admire le travail depuis toujours », explique Jean-Paul Lespagnard. Les réalisations des maîtres rencontrent bibelots insolites et objets personnels (une médaille de Prince Carnaval ayant appartenu à son oncle, par exemple), dans un foisonnement assumé. <em>« On n’allait pas donner d’emblée toutes les clefs</em> », note le Liégeois, malicieux. Le Cluedo artistique se poursuit au second niveau, face à une vingtaine de silhouettes de mode, accessoires ou costumes de danse. Mélange osé d’imprimés, touches d’exotisme ludiques, l’oeil averti y reconnaîtra le style Lespagnard, le néophyte des similitudes frappantes avec l’étage inférieur.</p>
<p><strong>Eh bien créez, maintenant !</strong></p>
<p>La dernière étape de l’ascension dans le cerveau du créateur est aussi la plus concrète : pénétrant dans un &#8220;laboratoire&#8221;, le visiteur est invité à imaginer un motif de foulard, et à le partager sur les réseaux sociaux. Avec Jean-Paul, le musée bruxellois <em>« plutôt classique »</em> se tourne résolument vers la modernité. L’éternel &#8220;petit jeune&#8221; s’amuse d’ailleurs de son image, et de cette seconde collaboration avec une institution à l’occasion de &#8220;la crise de la quarantaine&#8221;. Lui-même passera le cap dans deux ans. Qui sait ce que cela lui inspirera…</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=78701" target="_blank">RETROUVEZ L&#8217;INTERVIEW DE JEAN-PAUL LESPAGNARD ICI</a></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-78593" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/jpl_affiche_visuel-seul_hd-212x300.jpg" alt="Jean-Paul Lespagnard © Musée mode et dentelle" width="212" height="300" /></p>
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		<title>Jean-Paul Lespagnard</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Dec 2017 07:30:37 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Interview]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Qu’est-ce qui vous a conduit à devenir créateur de mode ? Je veux l&#8217;être depuis que je suis tout petit. Je l’affirmais...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qu’est-ce qui vous a conduit à devenir créateur de mode ?</strong> Je veux l&#8217;être depuis que je suis tout petit. Je l’affirmais déjà à l’âge de 5 ans. J’ai donc construit mon parcours par rapport à ce rêve. J’ai d’abord suivi des études en sciences économiques et sociales, puis je me suis tourné vers les arts plastiques avant d’intégrer Château Massart et sa formation de stylisme. J’ai ensuite travaillé directement auprès de créateurs.</p>
<p><strong><img class="alignright size-medium wp-image-78712" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/12/jean-paul-lespagnard-3-200x300.jpg" alt="Musee mode &amp; dentelle" width="200" height="300" />Quelles sont les étapes marquantes de votre carrière ?</strong> Le festival de mode et de photographie de Hyères dont j’ai été lauréat en 2008, juste après avoir lancé ma marque, a été un vrai déclencheur. Cela m’a amené à collaborer pendant trois ans avec des gens dans le monde entier. Ensuite, il y a eu la fashion week de Paris, en 2011. J&#8217;y participe tous les ans depuis, malgré une pause cette année&#8230;</p>
<p><strong>Pourquoi ?</strong> Parce que le système de distribution de la mode ne me convient plus. Actuellement, nos collections sont vendues six mois après les défilés. Cela ne me dérange pas d&#8217;être copié, mais ce serait bien si nous pouvions être les premiers à vendre nos vêtements, non ? Je vais sans doute me diriger vers le système &#8220;see now buy now&#8221;*, comme l’ont déjà mis en place plusieurs grandes marques.</p>
<p><strong>Comment est née cette exposition au Musée mode et dentelle de Bruxelles ?</strong> Je connaissais le musée depuis longtemps, et continuais à y venir souvent en tant que visiteur. J’aime le fait que les pièces exposées aient été portées par de vrais gens. J’ai proposé à Caroline Esgain, la conservatrice, de monter une exposition en respectant le même principe. Au départ, je voulais m&#8217;intéresser au thème de la création, dans la mode ou ailleurs. Et puis je me suis rendu compte que je n&#8217;étais pas théoricien. Nous avons donc convenu que la meilleure façon de révéler mon processus créatif était de montrer mes vêtements et mes inspirations.</p>
<p><strong>Comment a été conçu le parcours ?</strong> Le premier niveau, réservé à mes sources d&#8217;inspiration, est un peu comme un cabinet de curiosités. Le but étant que les visiteurs reconnaissent ensuite à l’étage au-dessus les liens avec mes créations. Il y a des objets du quotidien, de mon enfance, comme une médaille de Prince Carnaval ayant appartenu à mon oncle, et qui était cachée dans une console. On y trouve aussi une taie d’oreiller que j’avais vue un jour chez un ami et dont j’ai reproduit le motif sur un col de robe. Et puis il y a des œuvres d’artistes que j’admire : Jan Fabre ou Wim Delvoye. A cet étage, nous avons choisi de laisser le public s’imprégner de cet univers sans lui donner d’emblée toutes les clefs.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-78713" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/12/jean-paul-lespagnard-31-222x300.jpg" alt="©MMED_MIKO MIKOSTUDIO-6" width="222" height="300" />Qu&#8217;en est-il du deuxième niveau ?</strong> C’est plus structuré. Pour la scénographie, nous avons mis l’accent sur les détails des vêtements que l’on peut reconnaître à partir du premier niveau. Presque chaque pièce correspond à un ou deux prêts. Il y a des silhouettes, des accessoires, des foulards… Nous avons mélangé toutes les collections, il n’y a pas d’ordre chronologique. J’ai aussi sélectionné plusieurs pièces en dentelle, une matière que j’aime utiliser, mais aussi les tissus faisant appel à des techniques traditionnelles, comme le jacquard. Le 3e niveau, enfin, s’apparente à un laboratoire ou un atelier, où les visiteurs peuvent s’exprimer en créant un motif. Il y a une notion importante d’échange : après avoir donné les clefs de mes inspirations, je propose une mise en application.</p>
<p><strong>Pourquoi l’exposition est-elle baptisée &#8220;Reflection&#8221; ?</strong> Dans la scénographie, nous avons mis en place beaucoup de jeux de miroirs, et nous tirons aussi parti du reflet dans les vitrines, alors que l’on cherche habituellement à l&#8217;éviter dans les musées.</p>
<p><strong>Vous servez parfois vous-même de guide. Quelles sont les réactions ?</strong> J’ai eu l’occasion de faire visiter <em>Reflection</em> à des gens très différents, et j’aime le fait que l’exposition puisse plaire à des enfants, des étudiants en mode qui, évidemment, ont un regard un peu particulier sur les choses, mais aussi à des dames âgées. Une chose importante ressort aussi de l’exposition : l’inspiration peut venir de n’importe où. Il y a dans certains vêtements une notion d’exotisme, de surprise, mais que j’ai pu trouver au coin de la rue.<img class="alignright size-medium wp-image-78715" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/12/jean-paul-lespagnard-32-200x300.jpg" alt="Musee mode &amp; dentelle" width="200" height="300" /></p>
<p><strong>Le Musée mode et dentelle de Bruxelles vous a choisi pour célébrer ses 40 ans, et son nouveau &#8220;virage&#8221;. Qu’est-ce que cela vous inspire ?</strong> D’abord, cela m’a fait très plaisir. J’ai aussi aimé l’idée de travailler avec des gens ayant une approche un peu plus classique que la mienne, et d’y apporter mon point de vue contemporain. Un ami m’a fait remarquer que c’est la deuxième fois que je collabore avec une institution à l’occasion de ses 40 ans, après la chocolaterie Galler. Je dois avoir quelque chose avec la crise de la quarantaine ! (rires).</p>
<p><em>*Les marques mettent en vente leurs collections prêt-à-porter aussitôt après le défilé, et non plus six mois plus tard comme cela se fait depuis toujours.</em></p>
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		<title>L’illumination</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jan 2015 09:35:26 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa soirée d’ouverture, Mons s’habille de lumière… et le public aussi ! Vous enfilez un poncho argenté conçu par le créateur Jean-Paul Lespagnard, customisé avec les Montois au fil des ateliers. Telle une boule à facettes vivante, vous vous perdez dans la ville, le meilleur moyen de tomber sur des surprises à chaque coin de rue. Notamment sur les immanquables installations de feu de la Compagnie Carabosse et les robots fluorescents de Keyframes qui invitent à entrer dans la danse. Si le besoin d’une pause se faisait sentir, plongez dans l’un des six jacuzzis finlandais installés sur les pavés ! Afters et concerts prolongeront la fête jusqu’au bout de la nuit. En 2015 nous serons tous illuminés !</p>
<p><em>A lire aussi…</em></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/01/02/30966/" target="_blank">MONS ET MERVEILLES</a></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/01/02/van-gogh-au-borinage-la-naissance-dun-artiste/" target="_blank">VAN GOGH AU BORINAGE, LA NAISSANCE D&#8217;UN ARTISTE</a></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/01/02/mons-superstar-des-idees-et-des-hommes/" target="_blank">MONS SUPERSTAR !</a></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/01/02/arne-quinze-passenger/" target="_blank">THE PASSENGER, ARNE QUINZE</a></p>
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		<title>Jean-Paul Lespagnard</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jan 2014 15:53:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Paul Lespagnard]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« <i>Je me sens encore très</i> <i>libre</i> ». Jean-Paul Lespagnard, jeune créateur de mode belge, nous prend par la main et nous guide, dans la très parisienne Galerie des Galeries, à travers les méandres de l’imagination d’un kamikaze du style : lui-même. Car le liégeois se joue des codes et des poncifs : sur la présentation de sa dernière collection en octobre 2013 à Paris, les mannequins portaient des casquettes entièrement confectionnées à la main par des prisonniers mexicains, dans le cadre d’une opération de réinsertion. Lauréat du festival de Hyères en 2008, nous en faisions un portrait dans le numéro 60 de <i>LM</i>. Il présentait alors une collection déjantée narrant l’histoire d’une jeune femme employée dans une baraque à frites, qui partait suivre un cow-boy au Texas. La consécration pointait le bout de son nez.<i> Till We Drop,</i>la présente exposition, est une mise en abyme de la place du styliste autour d’un cheminement singulier : le « bon goût » permet-il l’excentricité ? Apparemment, puisqu’on la retrouve dans chaque recoin de l’univers du wallon.</p>
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		<title>Jean-Paul Lespagnard</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Feb 2011 15:35:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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		<category><![CDATA[Cathy Pill]]></category>
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		<category><![CDATA[Walter van Beirendonck]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>« Jean-Paul vient juste de sortir, on ne sait pas où il est ! ». L&#8217;assistant revient cinq minutes plus tard les...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Jean-Paul vient juste de sortir, on ne sait pas où il est !</em> ». L&#8217;assistant revient cinq minutes plus tard les bras chargés de vêtements, mais la question reste : « <em>Où est Jean- Paul ?</em> ». Le rendez-vous se déroule dans le foyer d’un théâtre, et bien qu’on n’imagine pas de lieu moins propice, c’est là que le créateur belge a élu domicile. La porte vitrée protège à peine l’atelier des allers et venues… Jean-Paul Lespagnard a besoin de ce mouvement permanent même s&#8217;il doit rester concentré : c’est bientôt la Fashion Week. Certes, il ne peut être qu&#8217;à un seul endroit à la fois, mais, ça ne l&#8217;empêche pas de réfléchir aux costumes de scène de Meg Stuart avec laquelle il collabore depuis plus de quatre ans. La rencontre a eu lieu à la fin d’un spectacle. Meg se souvient encore des sabots qu’il portait. Avec elle, il a découvert qu’il pouvait aller partout. «<em> Ce que je fais en mode nourrit le projet de Meg, mais l’inverse est encore plus vrai</em> ».</p>
<p><strong>Exercices de style</strong><br />
S’il se réjouit d’avoir croisé Cathypill* et apprécie le travail de Sandrina Fasoli, il avance en solitaire, ne recherche pas les collaborations avec ses pairs. Rien ne l’ennuie plus que «<em> la mode qui s’inspire de la mode</em> ». On ne le retrouve donc jamais où l’on pense. Souvent, placé dans le sillage de Walter van Beirendonck** ou de Bernhard Willhelm, il ne se reconnaît pas dans la figure de l’iconoclaste de service. « <em>Je n’ai pas envie d’être le jeune créateur qui arrive, qui fout une bombe et qui s’en va. (…) Je ne sais pas si tu es déjà allé à Salzburg… Imagine des vêtements très classiques pour des dames qui vont à l’opéra. (…) <span class="has-pullquote" data-pullquote="Ça me plaît d’être à la fois très respectueux des traditions, et de pouvoir les tourner en dérision">Ça me plaît d’être à la fois très respectueux des traditions, et de pouvoir les tourner en dérision</span> </em>».</p>
<p><strong>Frites et cowboys</strong><br />
Il avouera aussitôt que sa notion de la tradition est un fantasme, constitué de toutes pièces, une idée tirée de l’enfance. « Quand j’ai dit que je voulais faire de la couture, mes tantes m&#8217;ont présenté les robes qu’elles gardaient précieusement, Balenciaga etc. Elles m’ont appris l’amour des vieux vêtements bien faits, avec des biais. Quand tu regardes mes vêtements, tu vois que je suis obsédé par les biais. J’essaie de limiter les doublures et de préserver les traces de construction des vêtements ». En se penchant sur son berceau pour lui transmettre le don de la couture, ses tantes (qu’on imagine un peu fées) lui ont aussi inoculé le goût du conte. Aussi, Jean-Paul Lespagnard s’invente des histoires, pour lesquelles il crée des costumes. «<em> Avec des références surtout claires pour moi&#8230; à Hyères, tout le monde me parlait d&#8217;une collection « frites ». Mais, il s&#8217;agissait</em><br />
<em>plutôt de l’envie de se barrer pour vivre son rêve. C’était l’histoire d’une fille qui travaillait dans un fritkot* et qui rêvait </em><em>de partir au Texas pour rencontrer un cowboy qui devenait clown de rodéo</em> ». Comme il se les raconte à lui-même, ses histoires renferment chacune une part autobiographique. C’est un secret, mais sa prochaine collection racontera justement un nouveau chapitre de la vie de ce jeune créateur très prometteur. Pour se la laisser conter rendez-vous à la Fashion Week.</p>
<p>* Cathy Pill, créatrice de mode belge réputée pour son habile utilisation des tissus imprimés et des formes géométriques.<br />
** Walter Van Beirendonck, membre de la bande des six (Ann Demeuleumeester, Dries Van Noten&#8230;), connu pour ses collections futuristes, inspirées de la S.F, du monde des clowns, et son travail sur les matières plastiques.<br />
*** Baraque à frites.</p>
<p>&nbsp;</p>
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