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	<title>LM magazine &#187; jardins</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>The Poison Garden</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 06:05:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[château d’Alnwick]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut d’abord franchir un portail noir affublé de deux têtes de mort. Derrière cette sinistre entrée se dévoile alors le plus mortel des jardins. Pour cause, le Poison Garden regroupe une centaine de plantes toxiques, hallucinogènes et même létales&#8230; Cet étrange lieu a vu le jour en 2005 à l’initiative de la duchesse de Northumberland. Propriétaire d’un mirifique château (surnommé &#8220;le Versailles du Nord&#8221;) la noble dame a souhaité donner à son jardin un petit côté &#8220;piquant&#8221; en y cultivant des espèces vénéneuses. Elle s’est notamment inspirée de la &#8220;tradition&#8221; de la maison Médicis, où une certaine Catherine usait de poisons naturels pour se débarrasser des gêneurs et s’emparer du pouvoir. Charles III aurait-il du souci à se faire ? En tout cas, <em>« la duchesse savait que les visiteurs seraient intrigués par une flore susceptible de tuer »</em>, assure Fiona Mitcheson, chargée de la communication du site.</p>
<div id="attachment_164178" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/10/the-poison-garden5.jpg"><img class="size-full wp-image-164178" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/10/the-poison-garden5.jpg" alt="Picture Phil Wilkinson / The Alnwick Garden " width="800" height="588" /></a><p class="wp-caption-text">Picture Phil Wilkinson / The Alnwick Garden</p></div>
<p><strong>Mortelle campagne</strong></p>
<p>Et pas besoin de parcourir le monde pour la dénicher. <em>« La majorité de ces végétaux se trouve à l’état sauvage dans la campagne britannique et européenne</em>, poursuit madame Mitcheson. Les plus dangereuses sont ici conservées dans une cage ou une armoire fermée à clé ». Parmi ces beautés fatales, on trouve par exemple l’<em>Atropa belladonna</em>, plus connue sous le nom de Belladone. L’ingestion de quelques-unes de ses baies suffit à entraîner la mort. Attention donc, car celle-ci pousse allègrement dans nos clairières&#8230; Certaines plantes sont plus exotiques : <em>« elles ont besoin de chaleur et se développent sous verre, comme la Gympie Gympie, une ortie qui vient d’Australie »</em>. S’y frotter, <em>« c’est comme se faire incendier et électrocuter en même temps&#8230; On la surnomme d’ailleurs &#8220;plante du suicide&#8221;, tant la douleur est intense, et ce supplice peut durer des mois ! »</em>.</p>
<div id="attachment_164174" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/10/the-poison-garden1.jpg"><img class="size-full wp-image-164174" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/10/the-poison-garden1.jpg" alt="Cynoglossum officinale ou Langue des chiens. Elle peut soigner les hémorroïdes !" width="800" height="536" /></a><p class="wp-caption-text">Cynoglossum officinale ou Langue des chiens. Elle peut soigner les hémorroïdes !</p></div>
<p><strong>Quelques gouttes suffisent&#8230;</strong></p>
<p>Au cours de la visite, de grandes stars se révèlent, telles que la Ciguë ou le Ricinus communis, à l’origine de la production de la ricine. Celle-ci est considérée par le <em>Guinness Book</em> comme le poison végétal le plus toxique du monde, et fut longtemps le préféré du KGB. Les fans de la série <em>Breaking Bad</em> auront aussi reconnu là le péché mignon d’un certain Walter White, qui en usait pour occire ses rivaux. En parlant de paradis artificiels, sachez que le Poison Garden possède également une belle panoplie de plantes narcotiques, du cannabis en passant par l’opium. Aucun trafic en vue, ces cultures sont utilisées pour prévenir des méfaits de la drogue, dans l’une des régions les plus touchées par sa consommation.</p>
<p><strong>Des visites sans pépins </strong></p>
<p>Aussi dangereuses soient-elles, ces plantes jouissent d’un indéniable pouvoir d’attraction. Pour cause, plus de 80 000 visiteurs se pressent tous les ans pour les admirer. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Avant chaque excursion, les guides rappellent qu’il est évidemment interdit de toucher, sentir ou goûter quoi que ce soit.">Avant chaque excursion, les guides rappellent qu’il est évidemment interdit de toucher, sentir ou goûter quoi que ce soit.</span> Dès lors, cette balade s’avère sans danger. «<em> Mais, chaque année, une centaine de touristes s’évanouissent quand même. Ils mesurent le nombre de fois où ils ont déjà croisé ces végétaux en liberté. En imaginant leur danger potentiel, ils finissent par tourner de l’oeil… »</em>. Alors, mieux vaut ouvrir le bon !</p>
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