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	<title>LM magazine &#187; imitation</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Hyperrealism Sculpture</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jan 2020 04:45:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[corps humain]]></category>
		<category><![CDATA[Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Hyperrealism Sculpture]]></category>
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		<category><![CDATA[La Boverie]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ici, un homme surgissant du sol. Là, une femme qu&#8217;on croirait endormie dans un drap rouge. Aucun risque de la réveiller, elle est parfaitement factice… Bienvenue dans <em>Hyperrealism Sculpture</em>, ou &#8220;Sculpture Hyperréaliste&#8221; pour les cancres en anglais. De quoi s&#8217;agit-il ? « <em>Le terme fut inventé par le galeriste belge Isy Brachot dans les années 1970</em>, explique Benoît Remiche, fondateur de <a href="https://tempora-expo.be/" target="_blank">Tempora</a>, l&#8217;agence organisatrice. <em>Ce courant marque la volonté d&#8217;un retour au figuratif, quand la tendance était à l&#8217;expressionnisme abstrait</em> ». Ce besoin de saisir le réel n&#8217;est pas nouveau, «<em> il est aussi vieux que l&#8217;histoire de l&#8217;art</em> ». Mais reste paradoxal : « <em>plus on s’en approche, plus il nous échappe</em> ». Dans la continuité de la statuaire classique, la sculpture hyperréaliste se distingue néanmoins par un recours aux techniques modernes, comme l&#8217;utilisation du silicone, offrant un niveau de mimétisme inégalé.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/KHmzdLIVXHs" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>L&#8217;être et le géant</strong><br />
L&#8217;exposition, découpée en six sections thématiques, ausculte la représentation du corps à différentes époques. Les pionniers du mouvement visaient l&#8217;imitation la plus fidèle possible, à l&#8217;instar de l&#8217;Américain Duane Hanson qui réalise des statues d&#8217;ouvriers pour les « <em>faire entrer dans les musées</em> ». On le découvre tout au long de ce parcours, ces artistes jouent aussi avec les rapports d&#8217;échelle. Certaines pièces sont ainsi totalement disproportionnées, comme ce nouveau-né de cinq mètres de long et d&#8217;un autre de large, signé de l&#8217;Australien Ron Mueck. «<em> Lorsque vous sur-dimensionnez un bébé supposé être mignon, doit-on parler de monstre ou d’être en devenir ?</em> ». Selon Marcel Duchamp, « <em>c&#8217;est le regardeur qui fait l’oeuvre</em> ». Vous voilà donc seul juge.</p>
<p><strong>Mise à nu</strong><br />
On le voit, le corps n&#8217;a pas fini de poser question. « <em>Nous vivons un moment de civilisation où il n&#8217;a jamais été aussi important</em>, poursuit Benoît Remiche. <em>On s&#8217;interroge ici sur la manière dont on le donne à voir, le peaufine</em>… ». La manipulation génétique et la réalité virtuelle ont ainsi poussé certains à repenser notre enveloppe charnelle, telle l&#8217;Australienne Patricia Piccini, qui a conçu un bambin-mutant totalement difforme, avec sa trompe et ses membres tentaculaires (<em>Newborn</em>). Histoire de brouiller un peu plus la frontière entre fiction et réalité, La Boverie a récemment accueilli des visiteurs naturistes, afin de se comparer aux statues. Il était parfois difficile de distinguer le vrai du faux… Pour sûr, cette exposition ne nous laisse pas de marbre.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/02/benoit-remiche/" target="_blank">A LIRE : L&#8217;INTERVIEW DE BENOÎT REMICHE</a></strong></p>
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		<title>Catherine Balet</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jan 2018 05:40:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Balet]]></category>
		<category><![CDATA[copie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[imitation]]></category>
		<category><![CDATA[Looking for the Masters in Ricardo’s Golden Shoes]]></category>
		<category><![CDATA[photographies]]></category>
		<category><![CDATA[reproduction]]></category>
		<category><![CDATA[Ricardo Martinez Paz]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Au premier coup d’œil, l’exposition ressemble à une anthologie de la photographie somme toute &#8220;classique&#8221;. Impressionnante, d’ailleurs. On trouve à la <a href="https://www.maisonphoto.com/" target="_blank">Maison de la Photographie de Lille </a>des clichés de Weegee, Capa, William Klein, le portrait de George Sand par Nadar ou cette pose d’Yves Saint Laurent nu, magnifiée par Jeanloup Sieff…. Mais à bien y regarder, quelque-chose cloche : le modèle est toujours le même ! En l’occurrence, un dandy de 77 ans au regard malicieux (que Denis Brogniart qualifierait sans doute d’<em>« alerte »</em>) et chaussé de souliers dorés (signés Dries Van Noten). Il s’agit de Ricardo Martinez Paz, un styliste argentin dont la ressemblance avec Pablo Picasso demeure troublante. En particulier dans ce remake de la célèbre image de Doisneau, représentant le génie espagnol en marinière avec des petits pains en guise de doigts (1952). <em>« Cela fait 20 ans que nous nous connaissons</em>, explique Catherine Balet. <em>On a commencé ce projet lors des rencontres d&#8217;Arles en 2013, ce fut notre premier détournement »</em>. Ce qui n’était au départ qu’un simple jeu est devenu une série de 120 pièces. Il aura fallu près de trois ans pour l’achever. Il <img class="alignleft size-medium wp-image-80004" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/12/balet_masters-39-256x300.jpg" alt="Hommage à Robert DOISNEAU, Les Pains de Picasso, 1952, Courtesy Galerie Thierry Bigaignon" width="256" height="300" />faut dire que ces reproductions ont été façonnées avec un souci du détail confondant.</p>
<p><strong>Esprit</strong></p>
<p><em>« L’idée était de restituer au plus près de l&#8217;esprit de l’original. Mes créations sont parfois presque identiques, d&#8217;autres fois moins. Mais je me suis rendue compte que chaque élément contribuait à la force de ces compositions »</em>. Telle cette copie du <em>Petit parisien</em> de Willy Ronis (1952), montrant un garçonnet courant sur le trottoir avec une baguette sous le bras. <em>« On en a fait cuire une mesurant 1,80 mètre pour respecter les proportions, et j’ai pris la photo debout sur un escabeau afin que Ricardo paraisse plus petit »</em>. Il fallait aussi retrouver les lieux exacts où avaient été immortalisés ces chefs-d’oeuvre, essentiellement à Paris. <em>« Pour cela j’ai utilisé Google Street View »</em>. S’agissait-il de réemployer les techniques des maîtres ? <em>« Non, je me suis servie du même appareil pour chaque prise, ensuite il y a eu beaucoup de postproduction. Pour moi Photoshop est un outil fantastique, me permettant de peindre avec la lumière, de retrouver le grain de la photo, la douceur de certains textiles&#8230; »</em>.</p>
<p><strong>Actors Studio</strong></p>
<p>Pour autant, ce travail s’apparente parfois à celui d’un plasticien. Par exemple pour exécuter cette réplique du premier autoportrait de l’histoire du 8e art, signé en 1839 par Robert Cornelius. <em>« Ce fut un boulot énorme. Il y a eu une première retouche sur Photoshop, ensuite je l&#8217;ai imprimée sur du métal, grattée, peinte… »</em>. <img class="alignright size-medium wp-image-80005" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/12/balet_ronis-232x300.jpg" alt="Hommage à Willy RONIS, Le petit parisien, 1952, 2014 — Catherine Balet avec Ricardo Martinez Paz" width="232" height="300" />Saluons enfin les qualités d’acteur de Ricardo, qui teinte ce parcours d’humour, voire de tristesse, comme dans cette imitation du<em> Young Man in Curlers at Home</em>… de Diane Arbus (1966), dans laquelle il traduit toute la mélancolie du modèle original. « <em>En la réalisant, on était tous les deux dépressifs ! Elle me bouleverse toujours&#8230; Ricardo est dans la performance, se glissait à chaque fois dans la peau des personnages »</em>. Quel objectif poursuit Catherine Balet via cet exercice de style ? <em>« C’est un hommage mais aussi une réflexion sur l’essence même de la photographie, à l’heure où elle circule comme jamais. Pourquoi un cliché traverse-t-il le temps ? C’est une question mystérieuse… »</em>. Et nécessaire, à une époque où les images n’ont jamais été aussi nombreuses, mais si peu regardées.</p>
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