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	<title>LM magazine &#187; Friches industrielles</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Paysages industriels</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 09:58:44 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>De la Condition Publique de Roubaix à la Caserne Fonck de Liège, de la constellation des maisons Folie à Lille au Rockerill de Charleroi en passant par Dunkerque, Bruxelles, Mons ou Maubeuge, les témoins du passé industriel sont légion. Réhabilités en lieux de culture ou laissés à l&#8217;abandon, en centre ville ou à la périphérie de nos cités, ces sites industriels font partie de notre paysage. À tel point qu&#8217;on en oublierait leur histoire. Pourtant, ils sont au coeur des préoccupations de moult défricheurs. Rendez- vous sur le terrain avec l&#8217;universitaire <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2013/04/03/jean-francois-belhoste/" target="_blank">Jean-François Belhoste</a>, l&#8217;artiste <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2013/04/03/vincent-j-stoker/" target="_blank">Vincent J. Stoker</a>, en passant par les vaillants <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2013/04/03/urbex/" target="_blank">Urbexeurs </a>ou le photographe<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2013/04/03/nicolas-coutable/" target="_blank"> Nicolas Coutable</a>. On laisse le bleu au vestiaire et on va prendre l&#8217;air !</p>
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		<title>Nicolas Coutable</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 09:30:24 +0000</pubDate>
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<p>Hors de l&#8217;espace circonscrit à ce qui est saisi. Hors de l&#8217;espace temporel, aussi : sur ces sols en friche, détritus jetés et meubles flingués témoignent d&#8217;une occupation passée&#8230; ou actuelle. La présence humaine est bien réelle, mais absente. Nicolas Coutable préfère évoquer le monde en creux, dans ses restes. « <em>Notre société évolue, et crée forcément des déchets,</em> explique le photographe amateur de 22 ans. <em>Des lieux sont construits, des bâtiments habités puis délaissés, mais ne disparaissent jamais tout à fait. On les retrouve habités par des squatteurs, peints par des graffeurs</em> ». Le tag passionne cet autodidacte qui n&#8217;a jamais graffé lui-même, mais admire «<em>l&#8217;anonymat de cette culture, cette façon de laisser une trace sans chercher la célébrité</em> ». Cette démarche sied à notre homme, qui ne possède toujours pas de site Internet, ne se considère pas comme un artiste, et continue de s&#8217;investir dans l&#8217;association Kavalk&#8217;art. Cette modestie traverse son travail : « <em>J&#8217;utilise un Bridge, qui possède moins de fonctions qu&#8217;un Reflex, et je développe au format classique 10&#215;15 cm. C&#8217;est plus intime, moins ostentatoire. Quant au noir et blanc, c&#8217;est moins tapeà- l&#8217;oei</em>l ». On lui parle de l&#8217;Urbex, de ces gens qui tentent de découvrir des lieux interdits et/ou méconnus, mais Nicolas Coutable avoue n&#8217;en avoir jamais entendu parler. Pourtant, c&#8217;est bien ce qu&#8217;il pratique depuis quelques années. Ce Monsieur Jourdain de l&#8217;exploration urbaine franchira-t-il un jour le Rubicon de l&#8217;exposition ? C&#8217;est tout ce qu&#8217;on lui souhaite !</p>
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		<title>Urbex</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 09:04:10 +0000</pubDate>
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<p>Suffit-il de prendre son appareil photo et de pénétrer dans une usine ou une masure désertée, une ancienne chapelle ou un hôpital décrépi pour se dire explorateur urbain ? Non, car derrière l’Urbex, se déploient une philosophie et un code de conduite, énoncée par le canadien Jeff Chapman dans les années 90 : « <em>Take nothing but pictures, leave nothing but footsteps</em> » (« <em>Ne prenez rien d&#8217;autre que des photos, ne laissez rien d&#8217;autre que des empreintes de pas</em> »).</p>
<p><strong>Jeu de pistes</strong><br />
Ce respect pour les lieux s&#8217;accompagne également d&#8217;un certain goût du secret : l’Hôtel Torrance, le Château des Singes ou le Home Sweet Home ne sont que des pseudonymes destinés à préserver les emplacements exacts, afin d’éviter les actes mal intentionnés (RIP le Château Clochard, détruit l’été dernier par un incendie vraisemblablement criminel). Si certaines adresses sont échangées entre passionnés, la quête d&#8217;un spot convoité fait partie du plaisir de tout urbexeur. Entre la recherche et le partage du trophée que représentent les clichés, n’oublions pas que l’explorateur aura reçu sa dose d’adrénaline : surveillance à déjouer (bien qu’une discussion suffise parfois, mais pas toujours, pour pouvoir continuer), accès à dégoter, squatteurs à éviter, planchers croulants à contourner… la dangerosité fait aussi partie du jeu, et a d’ailleurs contribué à développer une facette « tourisme extrême » de l’urbex. Ainsi, de nombreux explorateurs publient leur butin – des photographies, donc &#8211; sur un site, un blog ou une page Facebook.</p>
<p><strong>De l’urbex à l’art</strong><br />
Historiquement, le but de l’exploration est d’abord de garder une trace, un témoignage du passé. Et parfois, le prestige des lieux (ampleur ou orioriginalité architecturale, rareté, etc.) a alors tendance à primer sur la qualité esthétique. N’évoquons même pas les photographes cédant aux sirènes du phénomène de mode, qui shootent au milieu de ruines des mannequins court vêtues, il ne s’agit pas là d’urbex. Certains sombrent également dans la retouche numérique à outrance, dont le résultat très artificel dénature les clichés. Mais de nombreux urbexeurs nourrissent aussi des aspirations esthétiques et artistiques, attirés avant tout par la poésie des vestiges, la beauté de ce qui fut et n’est plus, l’âme, l’aura de ces lieux appartenant à un passé révolu. Le butin-témoignage devient alors expression artistique à part entière. Peut-on alors encore parler d’urbex ? En tout cas, si les profils varient, un élément demeure : l’immuable attrait des ruines, que les explorations, aussi nombreuses soient-elles, ne sauraient dépouiller de leur mystère.</p>
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		<title>Vincent J. Stoker</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 08:55:21 +0000</pubDate>
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<p>Si l&#8217;on est stupéfié en découvrant le travail de Vincent J. Stoker, on devine que le photographe fut lui aussi tétanisé en approchant ces vestiges. Mais là où le commun des mortels aurait photographié ces lieux dans les moindres recoins, des grandes façades abîmées jusqu&#8217;au moindre boulon rouillé, le Français saisit leur immensité en une seule image : «<em> Je place l’appareil au centre de l’architecture pour ne privilégier ni le plafond, ni le sol, mais considérer toutes les parties équitablement »</em>. Jouant avec les symétries, les perspectives, les points et lignes de fuites, ces grands formats n&#8217;en disent pas plus sur leur origines. C&#8217;est au spectateur de spéculer, d&#8217;imaginer quelle fut la vie de ces ruines magnifiques – ou, tout au moins, magnifiées. Néanmoins, Vincent nous confie parcourir les usines abandonnées de la Ruhr, d&#8217;anciens asiles psychiatriques britanniques ou encore le port de Gdansk.</p>
<p>Si le sous-titre de cette série, <em>La chute tragique</em>, peut sembler fort, il traduit l&#8217;impression ressentie devant ces ruines d&#8217;une ère pas si lointaine – la nôtre. Érigés pour la plupart durant un xxe siècle marqué par les grandes utopies collectives, ces bâtiments à l&#8217;agonie posent question sur la pérennité de notre civilisation. « <em>On peut considérer ces bâtiments comme des formes amoindries et diminuées ou alors au contraire, comme des lieux où la vie ne s’éteint pas</em>, modère l&#8217;artiste. <em>Ces vestiges témoignent d’une résistance et semblent lancer un défi au temps et à la furie des hommes</em> ». En effet, ces images soulignent les fantasmes d&#8217;architectes désireux, comme Icare et la tour de Babel avant eux, de construire toujours plus grand, toujours plus haut… rêvant, en vain, d&#8217;éternité – car la Nature aura toujours le dernier mot. À quand les images des ruines de Dubaï ?</p>
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