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	<title>LM magazine &#187; Francis Alÿs</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Performance ! &amp; Jeux</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Oct 2017 00:05:39 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Nous rejoignons d’abord le Tripostal, où il est question de performance. Le terme ne serait-il pas un peu fourre-tout, utilisé autant par le monde sportif que celui de l&#8217;entreprise ? <em>« Oui, c&#8217;est un mot auquel on accole tout et son contraire. Ici, il sous-entend la place donnée au corps dans l’art. Mais j’aime aussi y percevoir la notion d’effort, de dépassement de soi »</em>, explique Bernard Blistène, commissaire de l’exposition. Celle-ci révèle une sélection de chefs-d&#8217;oeuvre du Centre Pompidou, principalement sous forme de vidéos, de la fin des années 1960 à nos jours – <em>« sans doute la partie la plus stimulante de notre collection »</em>. Elle se déploie dans les 6 000 m2 du Tripostal, sur trois étages, pour autant de sections thématiques : &#8220;Mouvement sur mouvement&#8221;, &#8220;Scènes de gestes&#8221; et &#8220;Objets d’écoute&#8221;.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-75658" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/09/babette-manglote-_-trisha-brown-300x225.jpg" alt="Babette Mangolte / Trisha Brown, Water motor, 1978 © Babette Mangolte / Centre Pompidou, MNAM-CCI" width="300" height="225" /></p>
<p><strong>De l&#8217;autre côté du miroir</strong></p>
<p>Ce parcours promet aussi de <em>« bousculer la pratique de l&#8217;exposition »</em>, notamment grâce à sa dimension participative. <em>« Dès lors qu&#8217;on évoque la performance, on dépasse la simple contemplation pour impliquer le spectateur lui-même »</em>. A l&#8217;image de <em>Present Continuous Past(s)</em>, de Dan Graham. Datée de 1974, cette installation vidéo accueille le visiteur dans une pièce recouverte de miroirs… en le filmant à son insu. Passant dans une salle annexe lui est alors retransmise son image, mais décalée de # 78 quelques secondes. <em>« Vous êtes à la fois acteur et témoin d’une expérience perceptive assez troublante, vous confrontant en direct à votre passé »</em>, s’enthousiasme Marcella Lista, la co-commissaire.</p>
<p><strong>Double jeu </strong></p>
<p>Second événement : <em>Jeux, rituels et récréations</em>, visible à la Gare Saint Sauveur. Nous voici cette fois plongés dans une pénombre illuminée par une ribambelle d’écrans. Le parcours n&#8217;est pas forcément ludique. Jouer, c&#8217;est s&#8217;amuser certes, mais aussi <em>« s&#8217;extraire du monde réel »</em>, et sublimer la souffrance, comme le montre cette série de 16 vidéos réalisées par Francis Alÿs, intitulée <em>Children&#8217;s games</em>.  Depuis 1999, l’artiste belge filme les jeux que les enfants inventent dans l&#8217;espace public aux quatre coins du monde. Certains naissent sur des champs de bataille, à l&#8217;image de ces gamins se touchant avec les rayons du soleil projetés grâce à un miroir – rappelant les snipers – ou encore cette marelle captée dans un camp yézidi, en Irak…</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/130921413" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Du fil à retordre</strong> <em>« Jouer, c&#8217;est aussi apprendre les règles, la liberté et la contrainte, c&#8217;est un chemin initiatique nous menant vers l&#8217;âge adulte »</em> rappelle Marcella Lista. C’est également une forme de contre-pouvoir, comme en témoignent les films de Cameron Jamie sur le &#8220;backyard wrestling&#8221;, soit du catch ultraviolent improvisé par des ados américains dans l’arrière-cour de leurs quartiers, comme un bras d’honneur à la société… Déambulant au milieu d&#8217;une vingtaine de créations, le visiteur se prend lui-même au jeu… et les pieds dans le tapis. Le sol est en effet recouvert de 6 000 kilomètres de fils de coton noir (teints à La Gorgue, dans le Nord de la France) prolongeant les poils d&#8217;un petit balai. Intitulé <em>La Bruja</em> – &#8220;la sorcière&#8221; –, ce vilain tour est signé du Brésilien Cildo Meireles – et s’apparente à une véritable… performance.</p>
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		<title>Atopolis</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Jul 2015 09:30:11 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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		<category><![CDATA[Mons 2015]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Atopolis ? Littéralement, « la ville idéale ». Une cité qui n’existe pas, donc, et où toutes les cultures cohabiteraient en harmonie. Cette exposition montée en partenariat avec le Wiels s’annonce comme l’un des grands rendez-vous estivaux de Mons 2015. Peinture, sculpture, photo, installation, BD&#8230; 23 artistes issus de tous les continents ont carte blanche pour bâtir leur propre Atopolis, abordant les questions de l’immigration ou du métissage. Utopique ? Peut-être. Mais nécessaire – et très à propos – au regard, par exemple, de l’ignoble tragédie qui se joue quotidiennement en Méditerranée. Une actualité dont se saisit Francis Alÿs en filmant des enfants qui s’enfoncent dans la mer pour se rejoindre à l’horizon. Métaphoriquement, hélas.</p>
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