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	<title>LM magazine &#187; Fela Kuti</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Serge Aimé Coulibaly</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Oct 2017 00:00:15 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui a motivé l&#8217;écriture de ce spectacle ?</strong> <em>Kalakuta Republik</em> est lié à ma précédente pièce, <em>Nuit blanche à Ouagadougou</em>, pour laquelle j’ai collaboré avec le rappeur Smockey. Celle-ci, créée fin octobre 2014, décrivait une nuit où la jeunesse du Burkina Faso se soulevait contre le pouvoir. Elle a été étrangement prémonitoire, puisque quelques jours après sa création, le président Blaise Compaoré était poussé dehors par le peuple. Avec le mouvement &#8220;Le balai citoyen&#8221;, Smockey demeure un symbole de cette révolte. Les artistes en général ont joué un grand rôle.</p>
<p><strong>Pourquoi célébrer la figure de Fela Kuti en particulier ?</strong> Pour rendre hommage à son engagement. Aucun de ses morceaux n&#8217;est innocent. A travers ses chansons, on voit s&#8217;écrire l&#8217;histoire de l’Afrique. Je les utilise souvent dans mes spectacles, car ils offrent plusieurs niveaux de lecture.</p>
<p><iframe src="https://player.ina.fr/player/embed/I04068075/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/460/259/1" width="460" height="259" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Pour autant, <em>Kalakuta Republik</em> n’est pas une simple chorégraphie inspirée de sa musique ?</strong> Ni une biographie. J’ai construit la pièce en deux parties. La première, dans un décor en noir et blanc, traduit le côté &#8220;jusqu’au-boutiste&#8221; de Fela. Pendant 45 minutes, la danse est sens dessus dessous, avec une gestuelle de la nécessité et de l’urgence tendant vers la transe. Dans la deuxième partie, les couleurs jaillissent et on accentue le travail physique. L&#8217;approche est plus urbaine, sensuelle, comme dans une boîte de nuit. Je tenais à représenter cette ambiance parce que Fela avait son propre club. Le Shrine était un lieu hybride mais aussi un temple où il priait avec son public avant de chanter.</p>
<p><strong>Que signifie <em>Kalakuta Republik</em> ?</strong> Ce seul nom est synonyme de liberté ! C’était celui de sa résidence dans la banlieue de Lagos, qu’il considérait comme une république indépendante. Elle était ouverte aux artistes, aux activistes… Un endroit où réaliser ce qu’il souhaitait, sans contrainte.</p>
<p><iframe src="http://www.theatre-video.net/embed/GTWmZWTu" width="480" height="270" frameborder="0"></iframe></p>
<p><strong> Cette pièce est considérée comme la plus ambitieuse de votre répertoire. Qu&#8217;en dites-vous ?</strong> Elle est sans doute la plus accessible. On n&#8217;a pas besoin de références pour y adhérer, Fela est une figure très populaire. La structure joue aussi. La première partie est purement chorégraphique, et certains se concentreront sur l’esthétique. La seconde partie séduit sans doute les plus jeunes. Mais une réflexion revient régulièrement : on me dit que la pièce n’est presque pas africaine…. Cela montre bien ce que les gens pensent de ce continent ! On le réduit à un ramassis de clichés. Certes, je suis Africain mais mon travail ne se résume pas à l’Afrique.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong> Je travaille sur un nouveau spectacle avec la chanteuse Rokia Traoré. J’entame d’ailleurs une résidence en janvier. Ce sera une création avec les interprètes de <em>Kalakuta Republik</em>, auxquels s’ajouteront dix nouveaux danseurs. Quant à la thématique… Il sera question du changement du monde. Débrouillez-vous avec ça ! (<em>rires</em>).</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/wFJ8O6wVJvY" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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