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	<title>LM magazine &#187; et abstraction</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Picasso</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2022 07:09:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[et abstraction]]></category>
		<category><![CDATA[Musées royaux des beaux-arts de Belgique]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« L’abstraction, quelle erreur, quelle idée gratuite »</em>, déclara un jour Pablo Picasso. C&#8217;est un fait : l&#8217;Andalou s&#8217;est toujours défendu d&#8217;appartenir à ce mouvement, ses créations ne s&#8217;étant jamais détachées du réel. Et pourtant, <em>« c&#8217;est bien lui qui en a posé les bases »</em>, assure Michel Draguet, le directeur des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Voilà tout le propos de cette exposition, qui restitue d&#8217;abord le contexte. Le natif de Malaga fut ainsi influencé par l&#8217;art extra-occidental et un certain Cézanne. <em>« C&#8217;est grâce à lui que Picasso apprivoise la géométrisation de la nature »</em>, explique Joanne Snrech, conservatrice au Musée national Picasso de Paris. En résulte ce <em>Paysage aux deux figures</em>, une huile sur toile montrant un paysage encadré par deux arbres. En s&#8217;approchant, on aperçoit aussi deux femmes nues appuyées sur les troncs. Les personnages sont quasiment invisibles, comme s&#8217;ils avaient fusionné avec le monde végétal. <em>« L&#8217;abstraction commence ainsi, lorsqu&#8217;on ne parvient plus à distinguer les sujets »</em>, remarque Jean-Philippe Theyskens, médiateur culturel. L&#8217;affaire prend un autre tournant avec <em>L&#8217;Arbre</em>, tout en courbes et contre-courbes. Ici, l&#8217;artiste ne s&#8217;intéresse plus vraiment à la réalité, mais à la manière de la représenter. L&#8217;oeuvre est d&#8217;ailleurs considérée comme <em>« l&#8217;un des premiers tableaux abstraits au monde »</em>. Si ce n&#8217;est le premier : il date de 1907,<em> « soit trois ans avant ceux de Kandinsky, Malevitch ou Mondrian&#8230; »</em>.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/11/picasso1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-140668" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/11/picasso1.jpg" alt="" width="1200" height="800" /></a></p>
<p><strong>Tête de l&#8217;art</strong></p>
<p>Lors de ce parcours, on découvre également ses expérimentations cubistes, comme cette esquisse d&#8217;une des <em>Demoiselles d&#8217;Avignon</em> ou encore <em>L&#8217;Homme à la pipe</em>. Placée face à une toile de Georges Braque, <em>« avec qui il travaillait main dans la main »</em>, cette peinture éparpille le réel façon puzzle : ici un morceau de journal, plus loin un bout de moustache&#8230; C&#8217;est une nouvelle révolution. <em>« Les éléments sont fragmentés et se superposent, offrant des points de vue multiples. Picasso est ainsi le premier à rompre avec la tradition de la perspective héritée de la Renaissance »</em>. Mais pas le dernier. Soit dit en passant, l&#8217;homme ne s&#8217;est jamais considéré (non plus !) comme cubiste&#8230; <em>« Logique, c&#8217;était un artiste anti-système, toujours guidé par l&#8217;inconnu,</em> poursuit Michel Draguet. <em>Il a passé sa vie à répandre des graines, faisant germer quasiment toute l&#8217;histoire des avant-gardes »</em>. Et autant de thèmes à défricher&#8230;</p>
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