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	<title>LM magazine &#187; Elisabeth Blanchet</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Voyage en Laponie</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2015 10:40:09 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Il est 16h sur le tarmac de l’aéroport de Kiruna, la ville la plus septentrionale de Suède. Le soleil nous regarde déjà...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il est 16h sur le tarmac de l’aéroport de Kiruna, la ville la plus septentrionale de <a href="http://www.visitsweden.com/suede" target="_blank">Suède</a>. Le soleil nous regarde déjà à l’horizontale (comme en plein automne) et sculpte des ombres interminables. Pourtant c’est le milieu de l’été. L’arrivée est troublante et la ville qui nous attend encore plus. <em>« On dirait Twin Peaks ! »</em>, s’exclame Magali. Elle n’a pas tort ma soeur : les couleurs semblent échappées d’un film de Lynch. Les magasins, les voitures (pick-ups et vieilles américaines) et un groupe de motards en Harley achèvent de planter le décor. Mais Kiruna n’est pas une petite ville tranquille. Elle a été bâtie à proximité de la plus grande mine de fer souterraine du monde. Elle rapporte tellement que ses dirigeants ont décidé de déplacer cette cité de 18 000 âmes de quelques kilomètres pour creuser, car elle menaçait de s’effondrer&#8230;</p>
<div id="attachment_47709" style="width: 575px" class="wp-caption aligncenter"><img class=" wp-image-47709" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/11/kiruna-1024x683.jpg" alt="Kiruna, Laponie (Suède)." width="565" height="377" /><p class="wp-caption-text">Kiruna, Laponie (Suède).</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Tambour –</strong> Kiruna, c’est aussi la capitale de la Laponie suédoise et le point de départ du voyage initiatique de Magali. <em>« Depuis que je suis petite, on me dit j’ai une tête de Sami. Mon grand-père était un Suédois du Nord. J’ai eu envie d’explorer la région… »</em>. Une crise identitaire qui débute par la quête d’un tambour sami. <em>« Je suis fascinée par les chants gutturaux lapons : les joïks. Ainsi, je suis devenue amie avec une chanteuse de ce peuple, <a href="https://www.facebook.com/moivimusik" target="_blank">Johanna Seva</a> »</em>. Mais pas de joïks sans tambour ! Magali a donc passé commande à un artisan virtuose de Kiruna, <a href="https://www.facebook.com/Fredrik-Prost-Sami-Handicraft-156099694560620/" target="_blank">Fredrik Prost</a>. Il nous retrouve au bar de l’unique pub de la ville, où nous l’attendons avec Johanna.</p>
<div id="attachment_47710" style="width: 563px" class="wp-caption aligncenter"><img class=" wp-image-47710" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/11/fredrik-prost-dans-son-atelier-magali--1024x683.jpg" alt="Magali et Fredrik Prost dans son atelier" width="553" height="369" /><p class="wp-caption-text">Magali et Fredrik Prost dans son atelier</p></div>
<p>Le tambour en peau de renne est prêt depuis longtemps. Il nous explique que sa forme ovale représente trois mondes : le céleste où vivent les Dieux, le terrestre est celui des vivants, et le monde souterrain, celui des morts. Les missionnaires scandinaves ont diabolisé ces instruments. Ils les accusaient de magie, les détruisaient… Fredrik est un conteur ! Nous sommes captivées. Mais il doit prendre congé car il part tôt le lendemain pour un<a href="http://www.isogaisa.org" target="_blank"> festival de chamanes à Isogaisa</a>, en Laponie norvégienne. Il nous dessine la route sur un morceau de papier&#8230;</p>
<p><strong>Identité –</strong> Johanna aime cette drôle de ville mais c’est surtout à la nature qu’elle est attachée. Dans sa famille, on élève des rennes depuis des siècles et on vit au rythme des troupeaux et des transhumances. C’est encore le cas de la majorité des autochtones. <em>« Notre identité est très forte, je suis Sami avant d’être Suédoise. Nous avons une culture et un héritage formidables que je voudrais transmettre aux prochaines générations »</em> explique Johanna tandis que son partenaire, Issat, nous sert avec fierté du steak de renne. <em>« Mes grands-parents et mes parents avaient honte d’être Sami. Ça se comprend quand on vous colonise, vous enlève vos droits, votre culture et qu’on vous évangélise »</em>, ajoute la jeune chanteuse de 27 ans. Depuis, les temps ont changé. Leur identité est enfin reconnue : des parlements représentatifs existent dans les quatre pays, ainsi qu’un conseil supranational.</p>
<p><img class="aligncenter  wp-image-47711" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/11/img_9582-1024x683.jpg" alt="" width="584" height="390" /></p>
<p><strong>Clim’ et transe –</strong> On constate que les températures montent dans le Grand Nord. Il fait en moyenne 24 degrés durant ce mois d’août. À bord de la Skoda, Magali allume la clim’ ! Le réchauffement climatique y est deux fois plus important qu’ailleurs. <em>« Il fait plus chaud, il y a plus de moustiques. Ça rend les rennes zinzins ! Et puis l’hiver ils n’ont plus rien à manger. Les lichens qu’ils broutent disparaissent avec la montée des températures »</em>, s’exclame Stig, un éleveur que nous rencontrons au festival d’Isogaisa, au centre d’un lavvu (tipi). <em>« J’aime ce rendez-vous. Il y a des Samis d’un peu partout. Mais, entre nous, la majorité sont plutôt des hippies ! Ils rappliquent pour les cérémonies chamaniques, les concerts… et surtout les soirées autour du feu »</em>. C’est le clou du spectacle. Magali sort son tambour. On “joïke” autour du feu pendant que les enfants dorment sur des peaux de renne… Une transe collective gagne le lieu : une femme s’écroule en pleurs, épuisée par la force de ses chants.</p>
<p>La Laponie est étonnante, mais il faut rentrer à Kiruna. La route qui longe la frontière suédoise est longue, les fjords laissent place à une plaine infinie. <em>« Je me sens à la fois très proche et très éloignée de cette culture. Je suis trop citadine. Je ne pourrais pas vivre ici même si Stig a confirmé que j’avais une tête de Sami ! »</em>, confie Magali. C’est aussi cela la Laponie : la solitude, des étendues vierges à perte de vue et une nature aujourd’hui bouleversée par l’extraction minière et le réchauffement climatique. L’harmonie entre les indiens d’Europe et la terre est plus que jamais menacée.</p>
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		<title>Dreamland</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 14:20:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Dreamland]]></category>
		<category><![CDATA[Elisabeth Blanchet]]></category>
		<category><![CDATA[Lord George Sanger]]></category>
		<category><![CDATA[manèges]]></category>
		<category><![CDATA[Nick Laister]]></category>
		<category><![CDATA[Parc d'attraction]]></category>
		<category><![CDATA[Vintage]]></category>
		<category><![CDATA[Wayne Hemingway]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>« N’est-ce pas magnifique ? », s’exclame Nick Laister en montrant le grand huit et sa structure en bois refaite à neuf....</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>N’est-ce pas magnifique ?</em> », s’exclame Nick Laister en montrant le grand huit et sa structure en bois refaite à neuf. Il y a dans les yeux et la voix du directeur du Dreamland Trust beaucoup d’émotion. Il a fallu attendre 12 ans et 18 millions de livres pour que ce parc, que le créateur de la campagne “Save Dreamland” nomme « <em>le cœur de Margate</em> », batte à nouveau. Sous ces montagnes russes, des troupes de comédiens habillés façon rockabilly et mods font monter la sauce à coup de chansons rétros. Puis vient le moment tant attendu du ruban rouge que coupent des descendants des familles qui ont dirigé les lieux ou travaillé ici. Dans le public, pour les grands et les petits, l’excitation est à son comble. Mais, ça y est, cette fois les ciseaux ont parlé : la voie est libre !</p>
<p><strong>Le mur de la mort. </strong></p>
<p><span class="has-pullquote" data-pullquote="Dreamland éblouit d’abord par son authenticité">Dreamland éblouit d’abord par son authenticité</span>. Le designer Wayne Hemingway, fameux créateur de la marque de vêtements Red or Dead et grand fan des côtes anglaises, a su réinventer l’endroit tout en préservant ses charmes et, surtout, les attractions d’époque. Comme le mur de la mort où de valeureux motards défient les lois de la physique en jouant avec les forces centrifuges et centripètes, mais aussi les bateaux de pirates, les stands où l’on peut gagner des coussins en forme de gigantesques beignets… Symbole de cette restauration, le grand carrousel a été remonté avec les chevaux de bois d’autrefois. «<em> Ils datent de 1876 ou 1877</em> », indique Caroline, arrière-arrière petite fille de Lord George Sanger qui créa le parc d’attractions en 1870 sous le nom de “Pleasure Gardens”. Le brave homme décéda tragiquement suite à une agression en 1911 et c’est son successeur, John Henry Iles, inspiré par Coney Island à New York, qui a rebaptisé l’ensemble “Dreamland”. Il y installa le fameux grand huit – le Scenic Railway – premier du genre en Grande-Bretagne. Un succès national qui donna des frissons à plus de 500 000 visiteurs lors de son année d’ouverture en 1920… Suivront un cinéma, des attractions d’intérieur (on est en Angleterre !), une grande roue, une patinoire, une piste de patins à roulettes et bien sûr toutes sortes de machines à sous, de stands de pêche aux canards, de dégommage de tas de bouteilles, etc.</p>
<p><strong>Chute douloureuse. </strong></p>
<p>« C<em>haque année, on attendait l’ouverture de Dreamland avec impatience</em>, se souvient Ian qui a grandi à Margate dans les années 1970-80.<em> Quand le parc est devenu payant, on faisait des trous dans les barrières ou on montait des arnaques pour rentrer gratis&#8230; Dreamland rendait Margate unique, un endroit où les gens voulaient aller</em> ». Du moins jusqu’à ce que les habitudes estivales changent dans les années 1980 et 90. Les vacances pas chères au soleil ont fait de l’ombre aux stations balnéaires britanniques. Et finalement, le parc ferma en 2005.</p>
<p><strong>Tour de force. </strong></p>
<p>Une grande partie des habitants n’a jamais accepté cette faillite. Sous l’impulsion de Nick elle s’est alors lancée dans la bataille. Celle-ci fut rude, à l’image du grand-huit, la campagne “Save Dreamland” a connu des hauts et des bas. Il a fallu du temps, mais une chose est sûre, <span class="has-pullquote" data-pullquote="c’est la détermination des habitants de Margate qui a permis la réouverture du parc">c’est la détermination des habitants de Margate qui a permis la réouverture du parc</span>. « <em>C’est un lieu qui a un impact social immense, soutient Nick. Je l’ai vu dans la manière dont les gens se sont battus pour qu’il revive</em> ». Et Caroline d’acquiescer : «<em> En effet, je n’ai vu ça dans nulle autre station balnéaire anglaise</em> ». Souvenirs, souvenirs. Assis à une table de la Food Court, Jennie et Jo dégustent leurs fish&amp;chips. Et confirment : « on attendait la réouverture de Dreamland depuis des mois ! C’est ici qu’on s’est rencontrés en 1994 ! On faisait la queue au Looping Star. C’était un Blind Date ! Un coup monté par des copains. Et ça a marché. Sans doute la magie des manèges et des frissons car nous y revoilà 21 ans plus tard, et on adore toujours ! ». Outre les manèges, les acteurs contribuent aussi au merveilleux de l’endroit : des chariots de musique ambulants les accompagnent en jouant des chansons à la gloire des icônes pop et rock britanniques et américaines : stars du rockabilly, Motown, David Bowie, Visage, Blondie…</p>
<p><strong>C’est le pompon ! </strong></p>
<p>Le retour de cet âge d’or pourrait aussi rapporter de l’argent. « <em>Cette réouverture a créé 250 emplois, va attirer des centaines de milliers de visiteurs et générer des millions de livres sterling pour la région</em> », affirme Nick. Cette résurrection arrive en tout cas au moment où les stations balnéaires anglaises connaissent un vrai regain d’intérêt. Le guide des voyages <em>Lonely Planet</em> vient même de placer la côte nord du Kent au sommet de ses destinations familiales européennes ! Une aubaine pour Margate. Comme le crie à tue-tête un petit garçon sur la piste de patins à roulettes : «<em> notre rêve est devenu réalité !</em> ».</p>
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		<title>Save Soho</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2015 03:40:10 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>« Londres ne serait pas Londres sans Soho », proclame l’acteur Stephen Fry* dans la vidéo “Save Soho” lancée par le groupe d’activistes du...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>«<em> Londres ne serait pas Londres sans Soho</em> », proclame l’acteur Stephen Fry* dans la vidéo “Save Soho” lancée par le groupe d’activistes du même nom. Ceux-ci sont bien décidés à préserver ce quartier et son identité «<em> interlope, bohémienne, non conventionnelle et centre de la communauté homosexuelle et transexuelle</em> » poursuit-il. Un lieu unique jusqu’à son nom, qui dénote de ses voisins Bloomsbury, Marylebone et Mayfair&#8230; Soho viendrait du cri de ralliement de chasseurs du XVII<sup>e</sup> siècle alors que le bitume des environs n’était encore qu’un champ. Malgré la volonté des aristocrates d’en faire un endroit riche et à la mode, il s’est toujours démarqué en accueillant des immigrés, notamment les huguenots (français protestants) fuyant l’édit De Nantes. Ce quartier négligé par rapport à ses voisins chics, cultive sa différence en  multipliant les lieux de plaisir et de « débauche » au XIX<sup>e</sup> (maisons closes, théâtres, music-halls…). Un siècle plus tard, il devient le QG des intellectuels, des artistes et des poètes. Parmi eux, Dylan Thomas, Francis Bacon, Lucian Freud et plus tard, Damien Hirst, Jarvis Cocker… Sans oublier les exilés de la France Libre qui soignaient le « mal du pays » à la fameuse French House sur Dean Street. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Aujourd’hui encore, Soho est la soupape des “24 hour party people”. Il y a toujours un club, un troquet ouvert.">Aujourd’hui encore, Soho est la soupape des “24 hour party people”. Il y a toujours un club, un troquet ouvert.</span> Comme le fameux Bar Italia que Jarvis décrit si bien, au petit matin, dans sa chanson du même nom…</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Des Stones à Benedict Cumberbatch.</strong> </span></p>
<p>Mais Soho, ce n’est pas seulement la fête et une industrie du sexe qui fleurit dans les années 1960 et 1970 sous l’ère Paul Raymond (propriétaire ici de nombreux clubs de strip-tease et créateur du premier magazine de pornographie, Men Only !), « <em>C’est aussi un lieu, des bars, des clubs, où les artistes peuvent s’exprimer et démarrer</em> », explique le musicien-compositeur Tim Arnold, qui a lancé la campagne “Save Soho”. C’est dans des clubs locaux, comme le fameux Marquee, que les Rolling Stones ou les Yardbirds ont fait leurs armes. Tim a un excellent carnet d’adresses et s’est allié à des pointures (Benedict Cumberbatch, Stephen Fry, Pete Townshend… ). « <em>Nous avons aussi écrit à Boris (Johnson), le maire de Londres pour qu’il soutienne la campagne</em> ». Premier succès : il a promis de faire son possible pour que “Save Soho” participe aux projets de régénération du quartier menés par le Council de Westminster.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Village.</strong></span></p>
<p>Emma a grandi à Soho dans les années 1980 : « <em><span class="has-pullquote" data-pullquote="Pour moi, c’est un village, avec une concentration incroyable de nationalités, haut en couleurs ! ">Pour moi, c’est un village, avec une concentration incroyable de nationalités, haut en couleurs ! </span>Lorsque j’allais à l’école, je trouvais que certaines femmes dans la rue accostaient mon père d’une manière très amicale… Je ne réalisais pas que c’étaient des prostituées ! L’école était entourée de sex-shops et de cabarets. Mais dans ma tête d’enfant, rien de choquant, c’était l’environnement dans lequel je grandissais </em>». Emma se souvient d’une école progressiste, avec peu d’élèves où des fils d’acteurs côtoyaient des enfants d’émigrés chinois, bangladais… « <em>On fêtait Diwali, le Nouvel An chinois, on appelait les enseignants par leur prénom. Je me rappelle aussi des “performers” de Madame Jojo’s qui venaient nous faire un show pour la fête de fin d’année dans le petit parc de Wardour Street…</em> ». « <em>Je ne suis pas contre la régénération de Soho, assure Emma. Il y a de nouveaux restos très sympas, des choses positives, mais il faut respecter son passé et son héritage culturel</em> », conclut-elle. Et il semble que le monde du spectacle emmené par Tim soit sur la bonne voie. Ce joyeux (mais déterminé) collectif qui défend l’existence des clubs, des bars, des endroits où l’on pourra s’exprimer en toute liberté remporte déjà un beau succès médiatique. Vive Madame Jojo’s ! Vive la résistance !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* Stephen Fry : <em>Peter’s Friend</em> (1992), <em>Moi, Peter Sellers</em> (2004), <em>Le Hobbit</em> (2013 et 2014)&#8230;</p>
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