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	<title>LM magazine &#187; Edouard Louis</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>The Interrogation</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Feb 2023 23:02:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Louis]]></category>
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		<category><![CDATA[Milo Rau]]></category>
		<category><![CDATA[The Interrogation]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On connaît l&#8217;appétence de Milo Rau pour le théâtre documentaire, en prise directe avec le monde, mais aussi celle d&#8217;Édouard Louis pour une littérature ancrée dans le réel. Le metteur en scène suisse et l&#8217;écrivain français ne pouvaient que se rencontrer – pour tout dire, ils sont amis de longue date. Ils signent ici un solo (ou plutôt une performance monologuée) pour l&#8217;acteur néerlandais Arne de Tremerie. Et posent une vaste question : pouvons-nous échapper à notre destin grâce à l’art ?</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/eblZPpN1JRM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Corinne Masiero</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2023 06:30:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Corinne Masiero]]></category>
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		<category><![CDATA[Prolo not Dède]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Nord]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À quoi va ressembler <em>Prolo not Dède</em> ?</strong> J&#8217;en ai absolument aucune idée et ne veux même pas le savoir ! Ce n&#8217;est pas un spectacle mais une carte blanche. J&#8217;ai invité des artistes et ils feront ce qu&#8217;ils veulent. Il y aura des lectures, de la musique, des projections&#8230; tout ça monté à l&#8217;arrache ! Un peu comme du théâtre de rue. Il y a seulement un fil rouge : les &#8220;prolos&#8221;, la classe sociale majoritaire dans le monde mais minoritaire dans les arts, la culture étant surtout faite par et pour des personnes d&#8217;origine bourgeoise. C&#8217;est de la &#8220;prolophobie&#8221; et il est temps d&#8217;y remédier. Tout le monde doit avoir sa place sur scène.</p>
<p><strong>Comment avez-vous choisi vos invités ?</strong> Peu d&#8217;artistes sont issus du milieu prolétaire, j&#8217;ai donc cherché autour de moi. Il y aura mon groupe, les Vaginites, mais aussi le photographe Flavio Tarquinio qui a travaillé sur la représentation des prolos, notamment à Wazemmes, et puis Édouard Louis. Je l&#8217;ai contacté via les réseaux sociaux et il m&#8217;a répondu tout de suite ! Il va lire un texte sur scène, peut-être qu&#8217;on le fera ensemble. Je ne sais pas encore ce qu&#8217;il a écrit mais on connaît ses opinions à travers ses bouquins&#8230;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/xp6ELy0vGrQ" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>On note également la présence de Guy Alloucherie, que vous connaissez bien n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, j&#8217;ai découvert le théâtre grâce à ses ateliers, j&#8217;avais alors une trentaine d&#8217;années. Ils étaient ouverts à des gens de tous les milieux et se déroulaient une fois par semaine, à Liévin. J&#8217;ai appris beaucoup auprès de lui : comment se placer sur un plateau, délivrer une parole en bravant toutes les injonctions&#8230; Même si on ne possède pas les codes classiques de la représentation, on peut dégommer à fond les ballons ! La forme on s&#8217;en fout, c&#8217;est l&#8217;émotion qui compte. Guy Alloucherie nous incite à dire qui l&#8217;on est, à occuper cette agora qu&#8217;est le théâtre. Je pense toujours à lui quand je suis sur scène, comme à la compagnie de l&#8217;Oiseau-Mouche à Roubaix d&#8217;ailleurs, mon autre grande référence.</p>
<p><strong>Quelle serait votre définition du prolo ?</strong> Souvent, on imagine un mec en bleu de travail&#8230; Pas du tout ! Pour moi, il s&#8217;agit de toutes celles et ceux qui ne font pas partie des dominants. Et souvent, ces gens ressentent du mépris pour eux-mêmes. C&#8217;est aussi ça la prolophobie : quand on fait partie de cette classe, on s&#8217;empêche de parler, on a peur de son attitude, de son accent, de commettre des fautes de français alors que les néologismes font la richesse de la langue. Il y a de l&#8217;argot, des mots issus d&#8217;autre langues comme l&#8217;arabe ou l&#8217;italien&#8230; tout ça se mélange et tant mieux !</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/corinne-masiero-21.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-144155" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/corinne-masiero-21.jpeg" alt="" width="1280" height="720" /></a></p>
<p><strong>Vous considérez-vous encore comme une prolo ?</strong> C&#8217;est la question des transfuges de classe : certains ont complètement adopté le mode de vie de la classe bourgeoise et d&#8217;autres assument leur origine, comme moi. Je me considère donc toujours prolo même si aujourd&#8217;hui, économiquement, j&#8217;ai de quoi vivre, me chauffer, me soigner&#8230; Mais tout peut s&#8217;écrouler à tout moment. Certaines choses vécues dans la chair restent&#8230;</p>
<p><strong>Que souhaitez-vous montrer lors de cette carte blanche ?</strong> Que c&#8217;est une richesse de venir de cette classe, car elle a des valeurs, notamment la culture de la lutte. On se souvient bien sûr des gilets jaunes, mais on peut aussi parler de 1936 ou de Mai-68. Plus que jamais, on a besoin de cette culture de la lutte, donc mettons-là à honneur ! C&#8217;est un moment joyeux où on échange et réfléchit au monde qui nous entoure.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/To_TeeyyvoA" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>De façon générale, considérez-vous la scène comme une espace de liberté ? </strong>Oui, la scène est une manière de relayer ce que d&#8217;autres ne peuvent pas dire. En ce qui me concerne, c&#8217;est le premier lieu où j&#8217;ai eu le droit d&#8217;exister. C&#8217;est là qu&#8217;on me regarde, attend ce que je vais exprimer avec mon corps, ma voix ou même mes silences&#8230; <span class="has-pullquote" data-pullquote="Le théâtre m'a sauvé la vie.">Le théâtre m&#8217;a sauvé la vie.</span></p>
<p><strong>Est-ce aussi une façon de faire de la politique ? </strong>Chaque parole délivrée sur un plateau de cinéma, de théâtre ou de télévision porte un discours. Mais au final tout le monde fait de la politique, tout le temps, ne serait-ce que lorsque vous décidez d&#8217;acheter vos fringues auprès d&#8217;un fournisseur employant des mômes à l&#8217;autre bout du monde&#8230; Moi, j&#8217;ai envie de parler de choses qui me traversent comme le sexisme, l&#8217;inceste ou les violences conjugales, comme j&#8217;ai pu le faire à travers les spectacles <em>Une vie bien rEngeR d’Adolpha</em> ou <em>Le Parrain IV</em>. C&#8217;est ma manière de lutter et cette prise de conscience féministe ouvre une réflexion bien plus large sur la société. Bref, j&#8217;adore foutre le brin et j&#8217;encourage tout le monde à s&#8217;y mettre !</p>
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		<title>Édouard Louis</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Feb 2022 01:17:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
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		<category><![CDATA[Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Louis]]></category>
		<category><![CDATA[En finir avec Eddy Bellegueule]]></category>
		<category><![CDATA[en l'occurrence En finir avec Eddy Bellegueule et Qui a tué mon père. Présentées entre Mons]]></category>
		<category><![CDATA[focus]]></category>
		<category><![CDATA[Qui a tué mon père]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Six mois avant la naissance des Gilets jaunes, Édouard Louis décryptaient dans <em>Qui a tué mon père</em> les mécanismes de la domination sociale broyant les classes les plus fragiles. Dans ce pamphlet, il démontre comment les gouvernements successifs ont <em>« détruit »</em> son père. <em>« Tu as à peine plus de 50 ans, tu appartiens à cette catégorie d&#8217;humains à qui la politique réserve une mort précoce »</em>, écrit-il dans ce monologue d&#8217;abord pensé pour le théâtre. Julien Rombaux s&#8217;en empare justement. Le spectacle se joue sur un plateau évoquant une maison abandonnée, <em>« un endroit abîmé dans un bassin sidérurgique où tant d’hommes se sont bousillé la santé »</em>, explique le metteur en scène.</p>
<p><strong>Tu seras un homme&#8230;</strong></p>
<p>La seconde pièce est elle portée par la compagnie Gazon-Nève et le collectif La Bécane, qui adaptent En finir avec Eddy Bellegueule. Dans ce récit qui l&#8217;a révélé en 2014, il raconte sa jeunesse, celle d&#8217;un ado harcelé car homosexuel &#8211; <em>« une tapette »</em>. Elevé dans une famille pauvre de Picardie, il raconte les fins de mois difficiles, le chômage, l&#8217;alcool. Comment il faut devenir <em>« un dur »</em> dans ce milieu oublié des politiques où règnent la violence et l&#8217;injustice. Sur scène, quatre interprètes incarnent le père tyrannique, le frère brutal, la mère désabusée. Un acteur-narrateur joue lui le rôle d&#8217;Eddy, restituant le texte d&#8217;Édouard&#8230; mots pour maux.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/IS-bys1GZ14" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/nfK_dvxyDR8" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Histoire de la violence</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Feb 2020 23:09:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Louis]]></category>
		<category><![CDATA[Emma Gustafsson]]></category>
		<category><![CDATA[En finir avec Eddy Bellegueule]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire de la violence]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Hatat]]></category>
		<category><![CDATA[Reda]]></category>
		<category><![CDATA[viol]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Deuxième livre d’Edouard Louis après En finir avec Eddy Bellegueule (2014), Histoire de la violence raconte son viol par Reda, un inconnu...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Deuxième livre d’Edouard Louis après <em>En finir avec Eddy Bellegueule</em> (2014), <em>Histoire de la violence</em> raconte son viol par Reda, un inconnu rencontré dans la rue puis ramené chez lui, le soir de Noël. La pièce se déroule sur un plateau nu, où trois comédiens donnent voix à la victime, sa sœur et l’agresseur. Se dessine alors un récit polyphonique, éclairant d’une lumière crue la brutalité des rapports humains.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/HV22_j03TWs" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Qui a tué mon père</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 00:33:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Louis]]></category>
		<category><![CDATA[Qui a tué mon père]]></category>
		<category><![CDATA[Stanislas Nordey]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Certains auteurs &#8220;sentent&#8221; le vent de l’histoire avant les autres. Edouard Louis est de ceux-là. Six mois avant la naissance des gilets jaunes, l’élève du sociologue Didier Eribon sortait <em>Qui a tué mon père</em>. Dans ce <em>J’accuse</em> contemporain, il démontrait comment la politique avait physiquement <em>« détruit »</em> son père. Et de citer les coupables, de Nicolas Sarkozy remplaçant le RMI par le RSA et obligeant son père à travailler <em>« malgré sa santé désastreuse »</em>, à Emmanuel Macron qui retirait cinq euros par mois aux plus précaires. à bien y regarder, ce pamphlet était fait pour la scène. D’ailleurs, son commanditaire n’est autre que Stanislas Nordey. Le directeur du théâtre national de Strasbourg interprète ce texte bref et cinglant sous la forme d’un monologue intime. Meurtri par un accident à l’usine, le corps paternel est représenté au plateau par un mannequin de cire, entre une table et deux chaises, au milieu d’images évoquant cette ville du Nord où il (sur)vit. L’histoire de cet homme prend forme grâce au récit de son fils, des souvenirs d’enfance jusqu’à sa <em>« mort sociale</em> ». En filigrane, il rend la parole à ces fameux &#8220;invisibles&#8221;, dans un cri bouleversant.</p>
<div style="position: relative; width: 100%; display: inline-block;">
<p><iframe style="position: absolute; top: 0px; left: 0px; width: 701px; height: 419px;" src="https://www.theatre-contemporain.net/embed/DP8CWxLy" width="300" height="150" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<div style="padding-top: 56.25%;"></div>
</div>
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