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	<title>LM magazine &#187; Dull Men’s Club</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Joshua Gaunt</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jan 2016 10:37:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Born To Be Mild]]></category>
		<category><![CDATA[Calendrier]]></category>
		<category><![CDATA[Dull Men]]></category>
		<category><![CDATA[Dull Men’s Club]]></category>
		<category><![CDATA[Joshua Gaunt]]></category>
		<category><![CDATA[photographies]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; &#160; &#160; &#160; Quel est votre parcours ? J’ai une formation de réalisateur. Cela fait 10 ans que je tourne...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
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<p><strong>Quel est votre parcours ?</strong></p>
<p>J’ai une formation de réalisateur. Cela fait 10 ans que je tourne des courts-métrages et des documentaires sur les différentes communautés du Royaume-Uni. Mon intérêt pour la photographie s’est développé avec le temps, principalement grâce à mon amour du cinéma et son évolution technique. Je suis ce que vous pourriez appeler un autodidacte !</p>
<p><strong>Comment décririez-vous votre travail ?</strong></p>
<p>Il varie en fonction du sujet ou de la commande. Je suis plutôt attiré par des univers sombres. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Je tente de capturer des images ou des moments qui semblent cacher une histoire plus profonde">Je tente de capturer des images ou des moments qui semblent cacher une histoire plus profonde</span>. J’apprécie autant le portrait que le paysage, travailler sur le Dull Men’s Club a donc représenté pour moi l’occasion de combiner les deux. Bien que cette fois-ci tout était très coloré et lumineux !</p>
<p><strong>Quelle est votre technique ?</strong></p>
<p>Elle évolue en fonction de mes centres d’intérêt. Par exemple, il y a quelques années, je me suis pris d’affection pour les longs temps d’exposition pour les photos. J’ai toujours été attiré par le brouillard et j’utilise cette technique afin de donner un effet presque flou, peint, aux paysages que je capture.</p>
<p><strong>Pouvez-vous nous parler de votre travail avec le Dull Men’s Club ?</strong></p>
<p>Ces photos complètent le film que j&#8217;ai tourné pour la chaîne Screen 3, intitulé Born To Be Mild. Nous avons voyagé à travers le Royaume-Uni pour interviewer des membres de ce club aux étranges hobbies et avec qui nous avons passé de supers moments. A la fin du tournage, le créateur du Dull Men’s Club (Leland Carson) et moi avons eu l’idée de créer un calendrier.</p>
<p><strong>Est-ce difficile de restituer leur côté « terne » à l’image ?</strong></p>
<p>C’était un challenge intéressant de capturer ces sujets « banals » ou même « ennuyeux » tout en les rendant accessibles, drôles, pour le grand public. Quelle que soit l’approche, il fallait faire preuve d&#8217;humour.</p>
<p><img class="alignleft size-large wp-image-49702" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/01/report_dull-mens-calendarjoshua-gaunt_05-michael-kennedy-sea-wall1-1024x1024.jpg" alt="Dull Men's Calendar : Michael Kennedy, ©Joshua Gaunt" width="995" height="995" /></p>
<p><strong>Comment vous y êtes-vous pris ?</strong></p>
<p><span class="has-pullquote" data-pullquote="J'ai créé un univers cocasse où se côtoient l’épique et le banal">J&#8217;ai créé un univers cocasse où se côtoient l’épique et le banal</span>. D’où l’importance de l’échelle et du cadrage. Souvent, ces personnage sont fascinés par des objets relativement petits. Je joue alors sur le contraste entre le plan large de la photo, en replaçant le sujet dans son environnement entouré de ses obets de prédilection. J’ai toujours considéré le principe d’échelle en photographie assez rigolo. Vous n’avez qu’à jeter un coup d’œil sur l’œuvre des Monty Python. Il y a quelque chose de ridicule dans la photo d’un homme placé à côté d’un immense bâtiment.</p>
<p><strong>Par exemple ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai photographié la passion d&#8217;Archie Workman pour l’exploration des égouts comme s&#8217;il s&#8217;était agi de grandes fouilles archéologiques. Je l’ai ainsi placé au dessus d’un égout, un pied de biche à la main, à la manière d’un Indiana Jones prêt à ouvrir un sarcophage ! Le fait qu’aucun de mes sujets ne devait regarder directement vers l’appareil durant le shooting me tenait aussi à cœur. On devait les découvrir dans leur environnement, complètement absorbés par leurs hobbies. Même si chaque image est mise en scène, le spectateur a l’impression d’être le témoin d’une scène du quotidien d’un Dull, prise sur le vif.</p>
<p><strong>Avez-vous rencontré des difficultés ?</strong></p>
<p>Pour certains comme David Morgan (le collectionneur de cônes de signalisation) et Steve Wheeler (le collectionneur de bouteilles de lait) ce fut assez simple : <span class="has-pullquote" data-pullquote="tout l'humour réside dans le fait qu’ils sont submergés par l’amoncellement d’objets qu’ils ont accumulés">tout l&#8217;humour réside dans le fait qu’ils sont submergés par l’amoncellement d’objets qu’ils ont accumulés</span>. Pour John Richards, président de l’Apostrophe Appreciation Society, traquant le mauvais usage de l&#8217;apostrophe, ce fut plus difficile car sa passion n’est pas visuelle et ne pouvait pas être photographiée. Pour cause : il s’agit de grammaire&#8230;</p>
<p><img class="alignleft size-large wp-image-49705" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/01/report_dull-mens-calendarjoshua-gaunt_john-richards-president-of-apostrophe-protection-society-1024x1024.jpg" alt="Dull Men's Calendar: John Richards, President of Apostrophe Protection Society, ©Joshua Gaunt" width="995" height="995" /></p>
<p><strong>Les membres du Dull Men&#8217;s Club sont-ils les plus étranges sujets que vous ayez eu à photographier ?</strong></p>
<p>Oui ! Cependant, j’ai récemment réalisé un shooting en studio avec des femmes bodybuilders. Comme je ne m’étais jamais intéressé à l’aspect corporel, musculaire, que peut offrir la photographie, j’avoue avoir trouvé l’expérience assez étonnante. La passion de ces femmes témoignaient était très instructive et un peu bizarre aussi…</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong></p>
<p>En ce moment, je travaille sur un documentaire qui a pour sujet Michael Kennedy, un des hommes du calendrier du Dull Men’s Club Chaque jour, il se rend sur la plage près de chez lui pour y ramasser des pierres qu’il utilise pour bâtir une digue. Il se dévoue à cette cause depuis 25 ans. Il est un peu l’équivalent contemporain de Sisyphe. C’est fascinant. En ce qui concerne la photographie, j’attends que le brouillard fasse son grand retour !</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/1gxIAT5T_-Y" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Dull Men’s Club</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Jan 2016 09:32:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Dull Men’s Club]]></category>
		<category><![CDATA[Leland Carlson]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Leland Carlson est américain. Cet avocat à la retraite partage son temps entre l’Angleterre et les Etats-Unis. Créateur du Dull Men’s Club,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Leland Carlson est américain. Cet avocat à la retraite partage son temps entre l’Angleterre et les Etats-Unis. Créateur du Dull Men’s Club, le septuagénaire lit avec attention le menu. <em>« Je vais prendre un fish and chips, c’est plutôt « dull » ça, non ? »</em>. Eh oui, quoi de plus banal et terne dans un pub anglais ? Le ton est donné. Leland aime célébrer l’ordinaire. Cette passion est née dans les années 1980, dans un bar de Manhattan. Lisant comme d’habitude le journal, il est d’un coup submergé par toutes les annonces de clubs qui prônent une foule d’activités : <em>« yoga, bridge, etc. Il y avait tellement d’options que je me suis dit : “Si je n’adhère à rien de tout cela, je dois être forcément “dull”, triste&#8230; Ou alors, pourquoi pas créer mon propre cercle ?”»</em>.</p>
<p>L’idée de son Dull Men’s Club consiste à sacraliser des choses a priori banales. Leland est ainsi intarissable sur ses deux grandes passions : les escalators et les bancs publics ! <em>« J’aime bien monter, descendre, errer dans les couloirs, m’asseoir sur les bancs et prendre mon temps »</em>. Une démarche loin d’être ordinaire à une époque où tout s’accélère. Suivant le même esprit, deux ou trois personnes le contactent chaque semaine pour rejoindre son club. Il fait passer un petit test et délivre des certificats – gratuits. <em>« La plupart sont des maris, des boyfriends ou même des ados comme Jude, le collectionneur de disques de stationnement »</em>.</p>
<div id="attachment_49174" style="width: 543px" class="wp-caption aligncenter"><img class=" wp-image-49174" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/01/report_leland-carlson_escalator--elisabeth-blanchet-1024x683.jpg" alt="Leland Carlson, président du Dull Men’s Club qui compte plus de 5 000 membres. © Elisabeth Blanchet" width="533" height="356" /><p class="wp-caption-text">Leland Carlson, président du Dull Men’s Club qui compte plus de 5 000 membres. © Elisabeth Blanchet</p></div>
<p><strong>Le roi des cônes –</strong> Ses comparses les plus célèbres figurent dans le calendrier 2015 du Dull Men’s Club et dans le livre qui vient de sortir : <em>Dull Men of Great Britain</em>. Voici par exemple David Morgan, 73 ans, qui collectionne les cônes de signalisation depuis la fin des années 1970. <em>« J’étais représentant de commerce dans une boîte qui en fabriquait et l’un de nos concurrents nous accusait de le copier</em>, se souvient-il. <em>Je suis parti à la chasse aux cônes pour prouver que ce gars-là n’avait rien inventé »</em>. Mais cette quête est devenue une authentique passion. Aujourd’hui David (surnommé « Cône-Man le Barbare ») possède plus de 500 pièces. Elles envahissent littéralement sa maison. Certes, ses enfants sont gênés lorsqu’il affirme ne pas supporter la vue d’un cône isolé sur le bord de la route&#8230; Durant un dîner, certains convives quittent même la table en apprenant qu’il administre un bain chaud et range à l’ombre chaque nouvelle trouvaille pour les protéger du soleil&#8230;</p>
<div id="attachment_49181" style="width: 497px" class="wp-caption aligncenter"><img class=" wp-image-49181" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/01/report_dull-mens-club_archie-workman-drainspotterleland-carlson_lm-114-1024x768.jpg" alt="Archie Workman entretient les fossés et collectionne les bouches d’égout. Il est fasciné par leurs formes, leur agencement et le monde qu’elles dissimulent. ©Leland Carlson" width="487" height="365" /><p class="wp-caption-text">Archie Workman entretient les fossés et collectionne les bouches d’égout. Il est fasciné par leurs formes, leur agencement et le monde qu’elles dissimulent. ©Leland Carlson</p></div>
<p>L’un des autres fers de lance du groupe, Kevin Beresford, photographie les ronds-points dans sa ville de Redditch (Midlands) depuis 2003. <em>« Je les trouve fascinants, ils ont tellement de potentiel. On pourrait mettre n’importe quoi dessus… Ce sont des oasis dans les villes</em> », assure cet imprimeur de 62 ans. Son premier calendrier, <em>Roundabouts of Redditch</em>, connaît un succès national et le deuxième, <em>Roundabouts of Great Britain</em>, brille à l’international !</p>
<p><strong>Extra-terne –</strong> <em><span class="has-pullquote" data-pullquote="« On passe pour des zinzins, mais les gens nous trouvent drôles ! »">« On passe pour des zinzins, mais les gens nous trouvent drôles ! »</span></em>. Leland va jusqu’à parler de TOC qui rend heureux… Pour Mark Coulson, docteur en psychologie à l’université du Middlesex, il y a une contradiction : les Dull Men se font remarquer car ce qu’ils font est rare et inhabituel, donc plus vraiment terne… David Morgan approuve : «<em> Je me sens “extra dull ”»</em>. C’est beaucoup mieux que d’être un simple “dull” ! <em>« Je les admire</em>, avoue Mark Coulson. <em>Ils sont anti-conformistes, anti-consuméristes, pas du tout réceptifs aux messages qui nous invitent à vivre de grands frissons »</em>. Pour lui, être “dull” n’est pas typiquement anglais mais il est vrai que la Grande-Bretagne est un pays ouvert aux excentricités et obsessions inoffensives. Au dessert, Leland choisit un autre classique des pubs anglais : le Sticky Toffee Pudding. Et pense déjà au prochain livre du DMC. Il envisage d’y introduire quelques femmes. <em>« En général, elles sont bien trop excitantes ! »</em>. Mais Leland reconnaît qu’il existe des sacrées “dull” dans la gent féminine et pense au titre du futur bouquin : <em>Dull Men of Great Britain + 3 Women ! </em></p>
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