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	<title>LM magazine &#187; Didier Ruiz</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>2017 comme possible</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Apr 2017 00:10:14 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Grand sourire, Astrid s’avance au devant de l’espace de jeu. <em>« Je ne suis jamais tombée amoureuse. Je suis pas pressée non plus… J’ai que 17 ans ! »</em>. Puis Anousone se livre : <em>« La première fois qu’on me voit, on me dit toujours que je suis chinois ! »</em>. Les apprentis comédiens de 2017 comme possible sont encadrés ce jour-là par Céline Hilbich, l’assistante du metteur en scène Didier Ruiz. Au programme de l’atelier, « les questions » : chaque ado doit réagir, par un témoignage sincère, à différentes idées ou interrogations, du type : « est-ce que tu es libre ? », « l’amour », « un souvenir d’odeur ». L’un après l’autre, ils se lèvent. Le regard droit et la voix claire, se racontent. C’est à la fois drôle et émouvant, maladroit et délicat, pudique, parfois très intime</p>
<p><strong>Un théâtre de la parole </strong></p>
<p>Cette aventure a commencé en octobre, par une rencontre avec Didier Ruiz. Le metteur en scène a choisi ces neuf filles et huit garçons, parmi la soixantaine de candidats, <em>« pour la clarté de leur motivation</em>, précise-til, <em>pas parce qu’ils venaient d’une école particulière »</em>. Ainsi, Elsa, des années de théâtre au compteur, côtoie Anousone, jusqu’ici plutôt accro au parkour qu’à la scène. Cette diversité – d’expérience, de corps, de voix – joue beaucoup dans la grâce du collectif. Il n’y a pas de texte, ce spectacle repose sur la parole des comédiens.</p>
<p><strong>Lever de rideau </strong></p>
<p>Le 24 avril, la tribu quittera sa <em>« bulle »</em>, comme dit Margot, pour dévoiler sur la scène du Théâtre du Nord, puis au Grand Bleu et à la maison Folie Wazemmes, le résultat de cinq mois de travail. Après Paris ou Barcelone, Lille accueille ainsi la cinquième déclinaison du projet « comme possible ». Aucune lassitude dans la voix du chef d’orchestre. <em>« Je les trouve plus rugueux cette année. Ils ont du relief, des vécus forts. Ça vient peut-être aussi de mon regard, moins candide qu’au début. »</em> Habitué à diriger des adultes, Didier Ruiz n’a pas le sentiment, pour autant, d’aborder cette tranche d’âge différemment. <em>« Le niveau d’exigence reste le même. La spécificité des interprètes réside dans leur énergie, propre à l’adolescence »</em>. La séance se clôt avec Léna, chantant l’<em>India Song</em> de Jeanne Moreau. Les garçons l’entourent peu à peu, ombres de grands frères, d’amis ou d’amoureux. Une image simple. Et forte.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/171940972" width="640" height="480" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
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