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	<title>LM magazine &#187; costumes</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Carnaval de Rio</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 23:40:07 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Plumes, paillettes et samba : la <a href="http://provincedeliege.be" target="_blank">Province de Liège</a> prend des airs de Rio. L’expo s&#8217;appuie sur l’éblouissante collection d’Alain Taillard. Ce Wallon passionné et rare Européen à avoir paradé comme destaque, dévoile ici les coulisses du plus mythique des carnavals. Plus de 50 costumes flamboyants racontent la ferveur brésilienne, entre artisanat, musique et démesure. Ici, le carnaval n’est pas qu’un spectacle : c’est un souffle collectif &#8211; un art de vivre qui relie Rio, Binche et Malmedy dans une même explosion de couleurs.</p>
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		<title>Charles Fréger</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 22:07:38 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Bas les masques ! Depuis le début de ce millénaire, le photographe Charles Fréger sillonne le monde pour saisir cette tendance qu&#8217;à l&#8217;Homme depuis des temps immémoriaux à se vêtir de costumes ou d&#8217;uniformes, lors de célébrations remontant parfois au Néolithique. Ce sont des régiments ancestraux, des lutteurs traditionnels, des mascarades pratiquées par des descendants d’esclaves africains ou, comme ici, la représentation de divinités indiennes. Intitulée <em><a href="https://fiestalille3000.com/exposition/aam-aastha/" target="_blank">Aam Aastha</a></em>, cette série immortalise des rituels sacrés effectués depuis des siècles dans des temples, des théâtres ou dans la rue. Quelque part entre l&#8217;art et le documentaire, ces images spectaculaires, débordantes de couleurs, dessinent en creux un portrait inédit de notre espèce.</p>
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		<title>Christian Lacroix</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2018 03:55:56 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment avez-vous travaillé sur cette exposition ? </strong>Le propos était déjà mûr. Mon rôle fut simplement de lui offrir un écrin. J&#8217;ai d&#8217;abord cherché à restituer cette ambiance persane en observant des tableaux, avec des colonnades, des pilastres. Mais cela dépassait tous les budgets ! Suivant cette phrase de Cocteau : «<em> Trop, c’est juste assez </em>», j’ai tendance à en rajouter… Mais ici, il valait mieux choisir l&#8217;épure car les œuvres sont luxuriantes, elles se suffisent à elles-mêmes.</p>
<p><strong>Quel fut donc votre parti pris ? </strong>Je suis tombé par hasard sur ce petit plan d&#8217;un château de plaisance de Souleymanieh, construit en 1840 pour Fath Ali Shah. Ce dessin de l&#8217;architecte français Pascal Coste, au graphisme abstrait, rappelant Paul Klee, me plaisait beaucoup. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Je me suis appuyé sur ce document pour créer un parcours semblable à une ville imaginaire ou un palais.">Je me suis appuyé sur ce document pour créer un parcours semblable à une ville imaginaire ou un palais.</span></p>
<p><strong>Comment avez-vous organisé les salles ? </strong>J&#8217;ai simplifié la circulation : chaque espace présente un thème spécifique, signalé par une couleur renvoyant aux œuvres accrochées comme le rouge, l’ocre… Les murs sont également ornés de soieries, comme dans les palais persans de l&#8217;époque, et les salles sont reliées par des rues recouvertes de moquette aux imprimés typiques de l&#8217;Iran médiéval.</p>
<div id="attachment_85326" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-85326" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/04/empire-des-roses--laurent-lamacz-2-300x200.jpg" alt="Empire-des-roses-©-Laurent-Lamacz" width="300" height="200" /><p class="wp-caption-text">Empire-des-roses-©-Laurent-Lamacz</p></div>
<p><strong>Qu&#8217;en est-il de l&#8217;entrée de l’exposition ? </strong>On pénètre par une grande porte formée de trois arcades. Je l&#8217;ai composée à partir d’une toile de Jules Laurens, représentant les ruines du palais d’Ashraf. J’ai choisi un &#8220;bleu paon&#8221;, emblématique de cette civilisation. Il s’agissait de marquer ce passage vers un autre monde, car cette exposition est un voyage spatio-temporel.</p>
<p><strong>Quand avez-vous découvert les Qajars ? </strong>Mon intérêt pour cette dynastie est inconscient, il remonte à l’enfance, à un livre qui m&#8217;a beaucoup impressionné : <em>Les Mille et une nuits.</em> L&#8217;illustrateur s&#8217;était nourri des peintures persanes, cela me faisait peur et en même temps j’étais fasciné par cet art de l&#8217;ornementation… Assez timide et solitaire, j&#8217;ai grandi très heureux à Arles. Mais je ressentais ce besoin d&#8217;évasion vers l&#8217;inconnu, débordant la vie quotidienne. Il fallait à tout prix échapper à l’ennui. Ce livre a comblé ce vide.</p>
<div id="attachment_85328" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-85328" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/04/empire-des-roses--laurent-lamacz-4-300x200.jpg" alt="Empire-des-roses-©-Laurent-Lamacz" width="300" height="200" /><p class="wp-caption-text">Empire-des-roses-©-Laurent-Lamacz</p></div>
<p><strong>En quoi l&#8217;art qajar vous intéresse-t-il ? </strong>Cette culture affiche clairement son pouvoir. Mais derrière cette attitude martiale, impérialiste, on distingue quelque chose de raffiné, presque féminin. à tous points de vue, on se situe entre deux mondes. Je suis aussi fasciné par cette ornementation phénoménale : la surenchère de bijoux, d&#8217;étoffes, de broderies… Cette opulence est aussi propre à celle du Second Empire, qui m&#8217;a tellement inspiré.</p>
<p><strong>Plus généralement, puisez-vous dans le passé pour habiller le présent ? </strong>Dans le passé mais aussi l&#8217;ailleurs, l&#8217;exotisme. Aujourd&#8217;hui encore, je procède par collages. Je me souviens d’un jeu d&#8217;enfant, constitué d’une cinquantaine de visages, de troncs, de jambes. J’en possédais une version reposant sur des tableaux célèbres : il y avait des visages de Modigliani, des corsages de Van Gogh et des jambes de Rembrandt. Ce fut une révélation…</p>
<p><strong>Que voudriez-vous que le visiteur retienne de cette exposition ? </strong>Elle est joliment didactique. Par les temps qui courent, ce n’est pas mal de regarder le monde musulman autrement, car les pièces présentées ici, iconoclastes, sont des choses que certains voudraient détruire. Cet événement marque aussi un retour à des relations normalisées entre la France et l&#8217;Iran, qui a prêté des pièces jamais sorties du pays.</p>
<p><strong>Comment cette collaboration avec le Louvre-Lens est-elle née ? </strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/12/01/louvre-lens-a-5-ans/" target="_blank">Marie Lavandier</a> (<em>ndlr : la directrice</em>) m&#8217;a contacté pour cet accrochage. J&#8217;étais très impressionné. D&#8217;une part je connaissais mal la dynastie des Qajars, et puis je n’avais jamais visité le<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2012/12/12/louvre-lens-2/" target="_blank"> Louvre-Lens.</a> Ce fut un coup de foudre : que la culture rayonne sur ce territoire, avec ce respect pour le paysage, le passé… à chaque fois que je vois cet aluminium reflétant le ciel, je suis bouleversé. Enfin, c’est un retour aux sources pour moi, on est toujours rattrapé par son destin&#8230;.</p>
<div id="attachment_85383" style="width: 191px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-85383" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/04/xpo_lempire-des-roses_lm-139-6-181x300.jpg" alt="Joueur de setar, Iran, vers 1830-1840, Huile sur toile Paris, Bibliothèque universitaire des langues et civilisations orientales © INALCO / Philippe Fuzeau" width="181" height="300" /><p class="wp-caption-text">Joueur de setar, Iran, vers 1830-1840, Huile sur toile<br />Paris, Bibliothèque universitaire des langues et civilisations<br />orientales © INALCO / Philippe Fuzeau</p></div>
<p><strong>Pourquoi ? </strong>J’ai été élève à l’Ecole du Louvre, entre 1973 et 1977, me destinant d’abord à une carrière de conservateur de musée. A ce moment-là je me posais des questions, j&#8217;étais un peu là pour faire plaisir à mes parents. En réalité, j&#8217;avais envie de dessiner, créer. J’étais intéressé par la scénographie de théâtre, les costumes. Et puis, les musées à l&#8217;époque ne ressemblaient pas au Louvre d&#8217;aujourd&#8217;hui. Il n&#8217;y avait que la poussière, pas forcément un rêve quand on a 18 ans&#8230;</p>
<p><strong>Justement, comment êtes-vous devenu couturier ? </strong>Adolescent, j&#8217;étais passionné par l&#8217;histoire du costume. J&#8217;ai donc essayé d&#8217;entrer dans une école spécifique, alors située rue Blanche à Paris, mais sans succès. Par contre des amis à qui j&#8217;avais montré mes créations m&#8217;ont très tôt encouragé. C&#8217;était les années 1980, les choses étaient plus extravagantes, avec tous ces clubs et boîtes de nuit !</p>
<p><strong>C&#8217;est-à-dire ? </strong>On s&#8217;habillait pour jouer un rôle, on était en &#8220;monstration&#8221; jusque dans les années 1990 où est apparu le minimalisme – je n&#8217;aurais d&#8217;ailleurs pas percé à ce moment-là. Bref, en 1978, j&#8217;ai présenté mon dossier chez Hermès qui m&#8217;a accueilli comme stagiaire avant de devenir directeur artistique deux ans après ! A l&#8217;époque, tout allait très vite, même sans notion de couture. J&#8217;ai rejoint la maison de Jean Patou, où rien n&#8217;avait changé depuis les années 1930… On concevait des vêtements pour des clientes prestigieuses, des pièces créées exclusivement pour elles et tout cela sans tambours ni trompettes. Aujourd&#8217;hui, la haute-couture déroule des tapis rouges, exhibe des célébrités, paye des gens pour porter les vêtements… à l&#8217;époque c&#8217;est nous qui faisions payer les clientes !</p>
<p><strong>Regardez-vous cette période avec nostalgie ? </strong>La haute-couture ne ressemble plus à ce qu&#8217;elle était, donc je ne la regrette pas. Elle m&#8217;a permis de travailler pour le théâtre et des institutions comme l&#8217;Opéra Comique, l&#8217;Opéra Bastille, l&#8217;Opéra Garnier, La Comédie-Française, où je collabore la plupart du temps avec Denis Podalydès. En mai, je crée <em>Le Triomphe d&#8217;amour</em> avec lui, à la Maison de la Culture d&#8217;Amiens. Depuis <em>Cyrano,</em> on ne fait rien sans l&#8217;autre. Mes premières scénographies datent de 2008. Cela fait un an que je construis des décors, par exemple pour <em>Songe d&#8217;une nuit</em> <em>d&#8217;été</em> à l&#8217;Opéra Bastille. Et puis, on le sait peu, mais ces établissements sont de véritables maisons de couture, elles possèdent des ateliers plus conséquents encore :  on y crée des chaussures, de la lingerie, des costumes d&#8217;époque&#8230;  c&#8217;est un rêve d&#8217;enfant !</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/05/01/lempire-des-roses-2/" target="_blank">À LIRE ÉGALEMENT L&#8217;ARTICLE SUR<em> L&#8217;EMPIRE DES ROSES</em></a></p>
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		<title>Mù, cinématique des fluides</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2015 08:55:22 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis <em>M.O.B</em>. (2006) et ses joueurs de tambours suspendus à un mobile géant, Transe Express, créée en 1982 par Gilles Rhode et Brigitte Burdin, deux pionniers de l’art céleste, n’avait plus produit de spectacle grand format. C’est d’ailleurs la dimension hors norme de <em>Mù, cinématique des fluides</em>, faisant appel à une vingtaine de bénévoles locaux, qui a conquis la ville de Grande-Synthe. « <em>Nous souhaitions ouvrir la saison avec une proposition extraordinaire en plein air</em> », indique Ali Duru, directeur du service développement culturel. Il faudra attendre que la nuit tombe pour voir surgir la magie d’un ballet entre ciel et terre. Après avoir absorbé toute une parade de déglingués, poissons panés squelettiques et gargouilles lumineuses, un coquillage géant éclate en deux entités, inaugurant un dialogue entre des « musiciens-étamines » au sol et des chanteurs-voltigeurs postés sur une « étoile de l’air ». « <em>Mù repose sur une idée simple, des costumes évocateurs et un effet de masse créant une emprise sur la rue</em> », décrypte Rémi Allaigre, l’un des trois directeurs artistiques. Dernier acte de cette odyssée au fil des éléments, l’envolée de l’étoile, laissant la foule «<em> immergée dans la matière</em> », éblouie par ce songe matérialisé.</p>
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