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	<title>LM magazine &#187; cosmologie</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Matt Mullican</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Apr 2020 13:03:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[cosmologie]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Hypnose]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Pénétrer dans le monde de Matt Mullican, c&#8217;est déambuler dans une gigantesque banque d’images. Cette sensation étreint particulièrement le visiteur dans l&#8217;ultime salle du parcours où les murs sont tapissés, du sol au plafond, de dizaines de mètres de dessins en noir et blanc. Baptisée <em>Living in That World</em>, cette monumentale installation télescope en 3D toutes les représentations engendrées par la culture contemporaine, à l&#8217;instar du bon millier de visuels jalonnant cette exposition. Extraits de bande dessinée (dont Tintin), de films, photographies, architectures, formes géométriques, alphabets, logos publicitaires, scènes de guerre ou quotidiennes, pornographiques parfois&#8230; En somme, <em>« tout ce qu&#8217;on trouve aujourd&#8217;hui sur le Web</em>, remarque Denis Gielen, le directeur du MACS. <em>Matt a cette manie de collectionner de façon quasi encyclopédique »</em>. Rien d&#8217;étonnant, à l&#8217;heure où les images sont partout, et sans cesse fragmentées, remontées, échantillonnées. Sauf que ce Californien né en 1951 s&#8217;attelle à cette tâche depuis près d&#8217;un demi-siècle&#8230;</p>
<div id="attachment_113599" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/04/matt-mullican-2.jpg"><img class="size-full wp-image-113599" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/04/matt-mullican-2.jpg" alt="© Philippe De Gobert" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">© Philippe De Gobert</p></div>
<p><strong>L&#8217;âge de réseau</strong></p>
<p>Empruntant à l&#8217;art brut comme au pop art (Warhol n&#8217;est pas loin), la production de Mullican fut très tôt marquée par l&#8217;utilisation du pictogramme, <em>« ce langage situé entre l&#8217;image et le mot, comme une version moderne des hiéroglyphes égyptiens »</em>, remarque Denis Gielen, le directeur du MACS. Et cela bien avant l&#8217;avènement des smartphones. Ces sigles, qui normalisent désormais nos échanges, ponctuent ce parcours <em>« organique »</em> où les pièces semblent se répondre au sein d&#8217;un vaste réseau.</p>
<div id="attachment_113605" style="width: 210px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/04/matt-mullican-24.jpg"><img class="size-medium wp-image-113605" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/04/matt-mullican-24-200x300.jpg" alt=" © photo Oscar Monsalve" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© photo Oscar Monsalve</p></div>
<p><em>« Matt est un visionnaire, il observe l&#8217;évolution de notre société des médias vers un idiome de plus en plus codifié »</em>. L&#8217;artiste confirme : <em>« Je pense que mon travail est lié à la vie contemporaine, aux préoccupations des gens, à Internet et la façon dont leur monde pourrait être régenté »</em>. Son œuvre est ancrée dans le réel, donc, mais aussi le virtuel. Ce représentant de la Pictures Generation fut ainsi l&#8217;un des premiers à créer avec un ordinateur, et embrasse toutes les techniques. Au MACS, vidéos et dessins (parfois sur des draps) cohabitent avec ses frottages, <em>« soit le moyen de reproduction mécanique de l&#8217;image le plus archaïque »</em>, dit-il, persuadé que son <em>« art est dirigé par son subconscient »</em>. Ce fantôme qui le hante (<em>« that person »</em>) ressort d&#8217;ailleurs lors de performances sous hypnose dont on découvre les films, joli symbole, dans une pièce du musée située au sous-sol&#8230;</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/okw4JOAI_GQ" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Langage propre</strong></p>
<p>Cherchant à traduire la complexité du monde, Mullican a également créé sa propre <em>« cosmologie »</em>, soit un vocabulaire régi par un système de couleurs : le vert pour la nature, le bleu pour la vie quotidienne, le jaune pour l’art, le noir pour le langage et le rouge pour la subjectivité. Il est ici matérialisé dans une grande salle découpée en sections, où les objets sont classés par thèmes (des bois de cerf dans la partie verte, des pellicules dans la noire&#8230;).  <em>« Face à ce travail, on a une bonne idée de ce qu&#8217;est l&#8217;Homme contemporain, découvrant cette façon de penser en rhizomes, en motifs répétitifs ou cette obsession pour l&#8217;archive</em>, observe Denis Gielen. <em>C&#8217;est comme un Snapchat permanent »</em>. À partager sans modération.</p>
<div id="attachment_113602" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/04/matt-mullican-22.jpg"><img class="size-full wp-image-113602" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/04/matt-mullican-22.jpg" alt="Matt Mullican_Representing the work Cortesía de NC arte, credit photo Oscar Monsalve" width="800" height="534" /></a><p class="wp-caption-text">Matt Mullican_Representing the work Cortesía de NC arte, credit photo Oscar Monsalve</p></div>
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