<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>LM magazine &#187; colonie</title>
	<atom:link href="https://www.lm-magazine.com/blog/tag/colonie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.lm-magazine.com</link>
	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
	<lastBuildDate>Mon, 11 May 2026 13:15:42 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=4.2.38</generator>
	<item>
		<title>Christophe Honoré</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2017/10/01/christophe-honore/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2017/10/01/christophe-honore/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 01 Oct 2017 00:30:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Honoré]]></category>
		<category><![CDATA[colonie]]></category>
		<category><![CDATA[Così fan tutte.]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra de Lille]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=75352</guid>
		<description><![CDATA[<p>Così fan tutte est une oeuvre phare… n&#8217;avez-vous pas eu peur au moment de vous y atteler ? Quand le festival d&#8217;Aix-en-Provence...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/10/01/christophe-honore/">Christophe Honoré</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Così fan tutte</em> est une oeuvre phare… n&#8217;avez-vous pas eu peur au moment de vous y atteler ?</strong> Quand le festival d&#8217;Aix-en-Provence me l&#8217;a proposée, j&#8217;ai dit &#8220;oui&#8221; spontanément. N&#8217;appartenant pas au monde lyrique, je n&#8217;ai pas d&#8217;appréhension face aux oeuvres dites de patrimoine. Mon approche est assez naïve et innocente. Pour autant, j&#8217;ai conscience que la musique de Mozart est complexe. Des passages semblent joyeux tandis que les personnages sont plongés dans une détresse absolue. On peut difficilement l&#8217;envisager en suivant le texte à la lettre. Il ne faut pas avoir peur d&#8217;aller chercher l&#8217;émotion.</p>
<p><strong>Pourquoi situer l&#8217;opéra dans les années 1930, dans l&#8217;Afrique coloniale, sous l&#8217;emprise de Mussolini ?</strong> <em>Così fan tutte</em> raconte l&#8217;histoire de deux militaires qui se déguisent en étrangers pour séduire à nouveau leurs femmes. Ils ne choisissent pas ce camouflage par hasard : ils parient sur la fidélité de leurs fiancées… et sur le mépris qu&#8217;ont celles-ci pour les étrangers. Je me suis donc interrogé. Dans quel contexte deux hommes seraient-ils persuadés que leurs fiancées considèrent l&#8217;étranger comme un être inférieur ? A quelle époque une catégorie d&#8217;individus a-t-elle pu s&#8217;imaginer supérieure ? Voilà comment l&#8217;idée du contexte colonial est née.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/ucnCxnQWbXU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Cela favorise-t-il une approche nouvelle sur le fond ?</strong> On reconnaît volontiers que la musique de <em>Così</em> est sublime, mais on juge souvent le livret de Da Ponte avec condescendance. En le relisant, j&#8217;ai trouvé que cette façon de déshabiller la domination masculine, le désir et la cruauté, méritait d&#8217;être réentendue.</p>
<p><strong>Comment travaillez-vous avec la directrice musicale, Emmanuelle Haïm ?</strong> C&#8217;est une direction partagée, en confiance. Pour certains chefs, il est difficile d&#8217;accorder autant d&#8217;importance au metteur en scène. Il y a une vingtaine d&#8217;années, ils assuraient souvent eux-mêmes la mise en scène. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Pour ma génération, la dramaturgie renforce l'intérêt d'un spectacle, la lecture qu'on propose d'une oeuvre. Or, le chef n'a pas toujours le temps d'explorer cette question. ">Pour ma génération, la dramaturgie renforce l&#8217;intérêt d&#8217;un spectacle, la lecture qu&#8217;on propose d&#8217;une oeuvre. Or, le chef n&#8217;a pas toujours le temps d&#8217;explorer cette question. </span></p>
<p><strong>Comment décrire votre rapport à la musique, très présente dans vos films et pièces de théâtre ?</strong> Je m&#8217;en sers comme d&#8217;un ressort dramaturgique important. Elle peut imposer un rythme aux scènes, ou donner un sens grâce au texte d&#8217;une chanson. Je choisis en général les musiques avant le tournage, et j&#8217;en diffuse sur le plateau, notamment pour émouvoir les comédiens. Loin d&#8217;être une béquille, c&#8217;est un outil essentiel.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/lCjfN0RDEeI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>En quoi est-ce différent de diriger des chanteurs ?</strong> Ils sont moins paresseux que les acteurs ! Ils arrivent le premier jour de répétition en ayant déjà beaucoup travaillé la partition. Du coup, ils sont réceptifs aux nouvelles idées. C&#8217;est très agréable, même si leur obsession de la performance vocale affecte parfois l&#8217;incarnation des personnages. Mais j&#8217;ai la chance de travailler avec de jeunes chanteurs, conscients qu&#8217;ils ont tout à gagner à être de bons acteurs. Avoir une belle voix ne suffit plus pour être remarqué sur un plateau d&#8217;opéra. Il faut aussi introduire du mystère, de l&#8217;humour… ces éléments appartenant au jeu d&#8217;acteur.</p>
<p><strong> Les réactions lors de la présentation à Aix-en-Provence furent très partagées… Cela compte-t-il pour vous ?</strong> J&#8217;ai compris depuis longtemps que le metteur en scène était la personne maudite à l&#8217;opéra. Si le public s&#8217;ouvre peu à peu, il faut admettre qu&#8217;une majorité de spectateurs aiment voir les mêmes spectacles, mis en scène de façon classique. Si vous ne leur servez pas <em>Così fan tutte</em> au XVIIIe siècle, avec perruques et moustaches, ils estiment que vous détruisez leur jouet ! Comme un enfant réclamant perpétuellement la même histoire… En tant que metteur en scène, je choisis le camp des progressistes. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Le jour où je serai face à un public unanime, je m'inquiéterai quant à mon embourgeoisement">Le jour où je serai face à un public unanime, je m&#8217;inquiéterai quant à mon embourgeoisement</span>…</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/10/01/christophe-honore/">Christophe Honoré</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2017/10/01/christophe-honore/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
