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	<title>LM magazine &#187; clones</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Beb-deum</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Dec 2018 00:11:18 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Interview]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment avez-vous débuté ?</strong> J&#8217;ai toujours dessiné mais n&#8217;avais jamais imaginé en faire un jour mon métier. Une fois diplômé de l’École Duperré, à Paris, j&#8217;ai tapé aux portes de divers magazines et notamment Métal Hurlant. A 15 ans, j&#8217;ai été marqué par le premier numéro, et la couverture de Moebius. C&#8217;était vraiment un auteur hors-pair, il a amené un souffle nouveau. Forcément, ça ouvre des voies quand on est ado.</p>
<p><strong>Votre attrait pour la SF vient-il de là ?</strong> Pas tellement pour la SF, surtout pour la liberté d&#8217;expression, l&#8217;envie d&#8217;inventer des mondes. La science-fiction, j&#8217;en ai fait sans le vouloir ou même le savoir.</p>
<p><strong>Vous êtes aussi l&#8217;un des premiers à avoir utilisé l&#8217;ordinateur pour dessiner, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui. J&#8217;ai commencé avec de l&#8217;aquarelle, des encres puis le feutre. Il s&#8217;agissait de trouver la perfection, le digital était donc une évolution logique. Cette technologie m&#8217;a redonné envie de créer car je m&#8217;étais essoufflé avec les techniques traditionnelles. Etant très méticuleux, réaliser toutes ces pages me prenait un temps fou&#8230;</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-92892" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/11/portfolio_beb-deum_cute-chan-2.0-218x300.jpg" alt="Cute chan 2.0 (c) Beb-deum" width="218" height="300" />Qu&#8217;est-ce qui vous plaît tant dans cet outil ?</strong> Grâce à lui, tout devient possible avec tout ! J&#8217;aime l&#8217;hybridation. En cela, le numérique m&#8217;a ouvert de nouveaux champs, il a stimulé le fond comme la forme.</p>
<p><strong>Quel est votre sujet de prédilection ?</strong> C&#8217;est l&#8217;humain avant tout qui m&#8217;intéresse. Je n&#8217;ai cessé de le montrer, de resserrer mon travail sur lui, d&#8217;édulcorer tous les décors pour recadrer sur le visage, le regard. <a href="https://lesimpressionsnouvelles.com/catalogue/mondiale/" target="_blank"><em>Mondiale <sup>TM</sup></em></a> en est vraiment l&#8217;illustration.</p>
<p><strong>Vous confrontez ici l&#8217;individu à la globalisation galopante, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui. Au départ, il s&#8217;agissait de parler du métissage, ce concept heureux de la mondialisation mais aujourd&#8217;hui transformé en produit marketing. Je suis parti de trois personnes de trois couleurs différentes : l&#8217;Africaine, l&#8217;Occidentale et l&#8217;Asiatique. A force de les modifier, il y en a eu des centaines. Cette idée du corps marchand m&#8217;a également inspiré. Je pousse l&#8217;humain dans ses derniers <img class="alignright size-medium wp-image-92893" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/11/portfolio_beb-deum_genei-chan-213x300.jpg" alt="Gen'ei-chan (c) Beb-deum" width="213" height="300" />retranchements&#8230;</p>
<p><strong>Comment se présente <a href="https://lesimpressionsnouvelles.com/catalogue/mondiale/" target="_blank"><em>Mondiale <sup>TM</sup></em></a>  ?</strong> Je l&#8217;ai conçu comme une sorte de catalogue de vente de corps par correspondance, avec beaucoup de mentions d&#8217;achat. C&#8217;est un travail que je mène depuis près de 15 ans. J&#8217;ai trouvé mon éditeur en 2016 et, deux mois avant la publication du livre, on a estimé qu&#8217;il fallait l&#8217;enrichir de textes. Alain Damasio a été séduit, je ne le connaissais pas mais son engagement m&#8217;a plu. Il a apporté une autre dimension à l&#8217;ouvrage, le menant un peu plus vers le clonage humain.</p>
<p><strong>Ce récit se situe entre <em>Le Meilleur des mondes</em> et <em>Blade Runner</em>, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, ce sont aussi mes références. En fait, j&#8217;ai l&#8217;impression que ce bouquin est le pâle reflet de notre réalité, on ne s&#8217;en rend pas compte car on a le nez dedans. Rien que la question du transhumanisme est sidérante&#8230; En poussant notre monde un peu plus loin dans l&#8217;outrance, finalement ce que l&#8217;on vit aujourd&#8217;hui, ce consumérisme fou nous menant droit dans le mur, on obtient une vision du futur, une caricature assez troublante.</p>
<p><strong>Comment avez-vous réalisé ces personnages ?</strong> Numériquement. J&#8217;ai acquis une grosse banque d&#8217;images et j&#8217;ai réutilisé ici des éléments que j&#8217;avais déjà créées. Je peux aussi trouver des choses sur internet, prendre des photos de matière, de texture, par exemple de reflets oculaires. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Je me dirige de plus en plus vers un réalisme presque photographique.">Je me dirige de plus en plus vers un réalisme presque photographique.</span> Je travaille quasiment sur la même image qui s&#8217;enrichit et se modifie au fil du temps. Je suis comme un musicien qui composerait avec divers sons. Je suis moins dessinateur que créateur aujourd&#8217;hui. C&#8217;était d&#8217;ailleurs ça l&#8217;idée du bouquin : le métissage, l&#8217;hybridation.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-92887" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/11/portfolio_beb-deum_38-223x300.jpg" alt="(c) Beb-deum" width="223" height="300" />Quelle importance accordez-vous au réalisme de ces clones, confondant de vérité, notamment dans la texture de leur peau ?</strong> C&#8217;est ce qui a toujours guidé mon travail : rendre réelles des choses qui n&#8217;existent pas. A l&#8217;image de mes bandes dessinées présentant des animaux certes imaginaires, mais qui pourraient être vrais : grâce à l&#8217;ajout de vrais poils, de gouttes d&#8217;eau sur une truffe, de reflets dans les yeux&#8230;  Ainsi, le lecteur pourrait avoir envie de les toucher.</p>
<p><strong>Les couleurs sont aussi très vives&#8230;</strong> Oui, j&#8217;ai toujours adoré ces tonalités très franches, crues. J&#8217;avais un mal fou à les obtenir avec les techniques traditionnelles, mais avec le numérique, c&#8217;est du miel !</p>
<p><strong>Pourquoi y a-t-il plus de femmes ici ?</strong> C&#8217;est un parti pris, depuis longtemps. Au sein de <em>Métal Hurlant</em>, j&#8217;avais commencé par me représenter moi-même, et puis le magazine m&#8217;a demandé de dessiner des femmes, car c&#8217;était plus porteur ! C&#8217;est sexiste, mais c&#8217;est comme ça&#8230;Cela vient aussi de ce désir profond que j&#8217;ai de &#8220;toucher&#8221; l&#8217;être humain, et comme je suis un garçon&#8230;</p>
<p><strong><img class="alignright size-medium wp-image-92886" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/11/portfolio_beb-deum_3.0-214x300.jpg" alt="3.0 (c) Beb-deum" width="214" height="300" />Plus généralement, comment procédez-vous ?</strong> Avec une vieille version de Photoshop, de façon très basique, instinctive, car je ne suis pas du tout un technicien. J&#8217;utilise le numérique comme je travaillais avant, avec une feuille blanche et un pinceau ou un crayon, des calques qui sont aujourd&#8217;hui virtuels. Je n&#8217;ai pas tellement évolué dans ma manière de créer. La seule différence, c&#8217;est que cet outil me permet d&#8217;aller beaucoup plus loin, de traduire plus fidèlement mes images mentales.</p>
<p><strong>Que verra-t-on dans l&#8217;exposition présentée à Lasécu, à Lille ?</strong> Je conserve la narration du livre, et j&#8217;essaie d&#8217;en présenter la plus grande partie. Le parcours débute par le métissage de ces trois nonnes de couleurs différentes sortant de leur chapelle et, plus on avance, plus elles s&#8217;hybrident, le chaos s&#8217;accentue. On verra à la fois des tirages numériques sur du papier, mais aussi de la vidéo, des petits slogans, des textes. J&#8217;aime cette idée d&#8217;immersion, que le spectateur se sente regardé lui aussi&#8230;</p>
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