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	<title>LM magazine &#187; civilisation</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Bye Bye His–Story</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 09:17:33 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Allusion au concept féministe de herstory, le titre de l’exposition décompose de façon subversive le mot anglais désignant l’Histoire, His‑Story. L’histoire, c’est bien entendu l’apparition de l’écriture, cet outil précieux, propre à l’humanité, qui permet la création et la transmission de la culture, le développement de nos civilisations dans ce qu’elles ont de plus brillant et élevé. Mais l’écriture, c’est aussi le début d’une logique de séparations et de cloisonnements, car sa naissance est liée en premier lieu avec la nécessité d’inscrire les transmissions patrimoniales d’une société patriarcale et agraire. L’écrit apparaît donc dans cette perspective intrinsèquement liée à la propriété, à une économie et à un ordre social spécifiques. Premier cadastre, outil d’objectivation et d’assujettissement de la nature, des êtres vivants, des genres, l’écrit et la propriété sont à la source de ce qui créera, au cours de l’histoire précisément, les conflits et affrontements entre groupes humains, cultures, mythologies, religions et idéologies mais aussi parfois les divisions et séparations entre leurs connaissances, leurs savoirs et leurs sciences.</p>
<p>Les tensions du monde actuel, ses crises multiples (climatiques, énergétiques, culturelles, idéologiques, migratoires ou encore épidémiologiques) résonnent comme autant d’invitations pressantes au décloisonnement, à l’ouverture, à bousculer les préjugés et à recréer des liens et rebâtir des ponts, de la fluidité, entre individus, genres, peuples et nations de cultures, langues, croyances différentes, à mutualiser nos savoirs et faire se croiser les approches mentales et culturelles et disciplines scientifiques, pour trouver, ensemble, des solutions pour ce que l’on devrait considérer, sinon comme notre bien, plutôt comme notre havre commun.</p>
<p>Au-delà de toute illustration littérale de ces concepts, l’exposition est la première articulation d’une recherche curatoriale à l’approche critique et engagée, et inclusive. Elle rassemble en son sein les œuvres de près de 60 artistes des personnalités confirmées, des artistes émergents ou fraîchement sortis de leurs études, articulant leur rapport à l’estampe et aux arts imprimés, à l’édition, de façon transversale et prospective.</p>
<p>Avec humour et la bonne distance esthétique, vous êtes conviés, et parfois de façon participative, au détour d’un parcours qui inverse la circulation du bâtiment, à des rencontres surprenantes, détonantes, entre des travaux qui parlent et nous interrogent sur des problématiques aussi diverses que notre rapport à l’économie et au dogme de la croissance, les rapports de genre et la diversité, notre rapport à la nature et aux autres espèces, celui que nous avons vis-à-vis de la technologie et du corps bionique augmenté.</p>
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		<title>Musiques ! Échos de l&#8217;Antiquité</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Aug 2017 23:45:55 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ça commence comme un bon film policier. Le point de départ fut la découverte, entre 2002 et 2005, de vestiges de harpes dans la nécropole de Dra Abou el-Naga, à Louxor en Egypte. «<em>« Je les ai comparés à d’autres pièces conservées dans des musées</em>, raconte Sibylle Emerit, Egyptologue et co-commissaire de cet accrochage. <em>C’est ainsi que j’ai rencontré Hélène Guichard, conservatrice au département des Antiquités égyptiennes du Louvre, et que l’idée d’une exposition est née »</em>.  Le projet s’est alors élargi à l’Orient, la Grèce et Rome, lui donnant une ampleur inédite. Thématique, le parcours se divise en 16 sections, dévoilant des objets pour certains jamais vus. <em>« Cela va des sceaux-cylindres mésopotamiens jusqu’aux sarcophages romains, en passant par des vases grecques, des papyrus de notation musicale et des instruments très bien conservés »</em>. Telle cette harpe angulaire égyptienne remontant aux Xe ou VIIIe siècles avant J.C.</p>
<p><strong>Sons inédits</strong></p>
<p>Autant de pièces hétéroclites témoignant de « <em>l’omniprésence</em> » de la musique dans les sociétés anciennes. On l’utilisait par exemple dans les rites de naissance et de mort,  sur les champs de bataille (pour stimuler les soldats, transmettre des messages) ou « <em>pour attirer l’attention des dieux</em> », comme le montre cette stèle représentant le chanteur Djedkhonsouiouefânkh (une star en son temps) jouant devant Rê-Horakhty (945-715 avant J.C). Les « sons du pouvoir » révèlent eux la place des mélodies dans les différentes cours royales, « <em>où les musiciens étaient de véritables fonctionnaires</em> ». Avant que les Grecs et les Romains n’organisent <em>« de grands concours musicaux avec la création des théâtres et odéons où ils s’affrontaient sur scène, un peu comme d’aujourd’hui. L’empereur Néron s’y était lui-même produit ». Cerise sur le gâteau : on peut entendre ce que percevaient nos ancêtres grâce à un exploit de l’Ircam. L’Institut de recherche et de coordination acoustique/musique a en effet réalisé <em>« des copies virtuelles de cornua, ces fameuses trompettes romaines de Pompei, délivrant un son assez brut. C’est énorme ! ». </em>On reste bouche bée, et tout ouïe. </em></p>
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