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	<title>LM magazine &#187; Charlotte Abramow</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Charlotte Abramow</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 03:47:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Charlotte Abramow]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il n&#8217;est pas simple de tout réapprendre à 80 ans. Le langage, les gestes du quotidien&#8230; Pourtant, après une opération qui l&#8217;a plongé dans le coma, Maurice y parvient. Cette épreuve révèle un homme transformé, fantasque, touchant et qui, en « <em>en vieillissant, redevient un enfant</em> », selon sa fille, <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/10/01/charlotte-abramow/" target="_blank">Charlotte Abramow</a>. Celle-ci l&#8217;immortalise dans un monde où l&#8217;humour règne en maître. Chaque image s&#8217;offre comme un acte d&#8217;amour, un témoignage d&#8217;espoir, mais aussi  une façon de réinventer leur relation père-fille, où les rôles s&#8217;inversent. À la faveur d&#8217;un dialogue silencieux, leur complicité devient la matière même de l&#8217;œuvre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Conte surréaliste</strong></p>
<p>L&#8217;exposition s&#8217;articule en deux mouvements. D&#8217;abord documentaire, avec des images dévoilant l&#8217;intimité de la vie de l&#8217;octogénaire. Puis allégorique, grâce à sept tableaux élaborés comme les chapitres d&#8217;un conte visuel. Inspirée par les peintures surréalistes de Magritte, la Bruxelloise accorde fragilité et excentricité, «<em> tristesse et rigolade</em> ». Ici, Maurice est minuscule dans un lit trop grand, là il trône en majesté dans une chambre dont les murs sont parsemés de nuages. Il erre parmi les horloges ou les miroirs. Charlotte Abramow, déjà reconnue pour son œuvre féministe, dévoile une nouvelle facette de son talent : celle de transformer la douleur en beauté. Maurice s&#8217;est éteint en 2018 mais, dans ces images, il continue de vivre. Drôle, tendre et invincible.</p>
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		<title>Charlotte Abramow</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Oct 2022 05:55:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>L’exposition s’intitule <em>Volle Petrol,</em> comprenez &#8220;à toute vitesse&#8221;. Ce flandricisme sied assez bien à Charlotte Abramow, dont le parcours est du genre fulgurant. Depuis ses premières photographies prises à l’âge de sept ans avec un appareil jetable, jusqu’à ses portraits ou vidéos réalisées pour Angèle (<em>La Loi de Murphy,</em> <em>Balance ton quoi</em>), la Belge n’en finit plus de casser la baraque ! Toutefois, ce titre convient un peu moins à la visite. Plutôt que de se précipiter, il faut en effet prendre son temps pour savourer ses créations. Présentées au dernier étage du Hangar, sous une lumière naturelle zénithale, celles-ci témoignent des préoccupations féministes de l’artiste.</p>
<p><strong>Drôles de dames</strong></p>
<p>Ses modèles essentiellement féminins, souvent dénudés, parfois contraints dans des poses alambiquées, dézinguent bien des clichés. Ces corps sont par exemple voluptueux, n’occultant aucune imperfection, aucun bourrelet, à l’instar de la série <em>40 Mins of Anaïs</em> (ou comment <em>« transformer ce que la société dénigre en quelque chose de beau »</em>). Ils sont aussi… vieux, tout simplement. Ainsi de cette photo de Claudette, une dame de 74 ans, rayonnante en tenue d’Eve, dans une touchante ode à l’acceptation de soi. <em>« Sa joie de vivre nous montre que la beauté est intemporelle. Je voulais montrer un corps tel qu’il est, âgé, et qu’on n’a pas l’habitude de voir nu »</em>, commente la photographe, qui signe une oeuvre engagée donc, mais pas dénuée d’humour. Loin de là…</p>
<div id="attachment_139214" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow.jpg"><img class="size-full wp-image-139214" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow.jpg" alt="Rouge sur blanc, 2018, Paris © Charlotte Abramow" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Rouge sur blanc, 2018, Paris © Charlotte Abramow</p></div>
<p><strong>Retrouver la vulve </strong></p>
<p>Épurées, colorées, les compositions de Charlotte Abramow se teintent de surréalisme et de dérision, dans les pas d’un certain Magritte. <em>« C’est vrai, il m&#8217;inspire beaucoup. En une image il parvient à dire tellement de choses à la fois, télescopant des éléments qui n&#8217;étaient pas censés se rencontrer »</em>. Cette influence s’incarne bien sûr dans ces spaghettis renversés sur la tête d’Angèle, ou encore dans cette jeune femme remplissant des verres à pied… avec ses seins. <em>« J’avais envie de tourner en dérision l&#8217;hypersexualisation du corps féminin »</em>, sourit la Bruxelloise. Pourtant, parfois, c’est bien elle qui devient la victime de l’absurdité de ce bas monde. En 2018, elle réalise à la demande d’Universal Music un clip illustrant <em>Les Passantes</em>, une chanson de Brassens un peu oubliée, afin de lui offrir une seconde vie. Las, cette vidéo fut censurée par YouTube, au prétexte qu’elle montre des vulves métaphoriques, c’est-à-dire en forme de pétales de rose, de chewing-gums ou d’épluchures de carottes. La société évolue, certes, mais pas si vite qu’on le croit…</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/wKTt8Tdeb5Y" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Œuvres commentées par Charlotte Abramow</strong></span></p>
<div id="attachment_139218" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow2.jpg"><img class="size-full wp-image-139218" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow2.jpg" alt="Les Enveloppes : Guimauve (2016)" width="800" height="1120" /></a><p class="wp-caption-text">Les Enveloppes : Guimauve (2016)</p></div>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><em>Les Enveloppes : Guimauve (2016)</em> </span></p>
<p style="text-align: center;">Pour cette photo, j’avais envie de détacher la nudité de son aspect charnel, afin de présenter le modèle comme une statue vivante. Je voulais montrer un corps moins normé, en tout cas qu&#8217;on n&#8217;a pas l&#8217;habitude de voir, et le ramener à quelque chose de plus naturel. De le contraindre pour le regarder avec bienveillance et curiosité, loin de tout jugement ou du prisme du désir. Les imperfections prennent alors une autre dimension. Les bourrelets deviennent comme des nuages, une de mes obsessions ! La peau ressemble un peu à de la guimauve. En s’attardant sur cette image, on a aussi l&#8217;impression d’observer un paysage vu du ciel.</p>
<hr />
<div id="attachment_139223" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow3.jpg"><img class="size-full wp-image-139223" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow3.jpg" alt="Charlotte Abramow - This Is Not Consent, 2018, Paris © Charlotte Abramow" width="800" height="1000" /></a><p class="wp-caption-text">Charlotte Abramow &#8211; This Is Not Consent, 2018, Paris © Charlotte Abramow</p></div>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><em>This is not consent (2018)</em> </span></p>
<p style="text-align: center;">Au départ, cette image a été réalisée dans le cadre du projet <em>Find Your Clitoris</em>, en 2017. Et puis je l’ai retravaillée suite à un évènement qui s’est déroulé en Irlande. En novembre 2018, un homme a été acquitté pour le viol d’une jeune fille de 17 ans. Lors du procès, son avocate avait brandi le string porté par la victime pour le présenter comme une preuve de son consentement. En réaction, des femmes du monde entier ont posté des photos de leurs sous-vêtements sous le hashtag &#8220;This is not consent&#8221;. Oui, les femmes devraient être libres de s&#8217;habiller comme elles le souhaitent. Ça semble logique, mais il semble nécessaire de le rappeler…</p>
<p style="text-align: left;"><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=139479" target="_blank"><strong>A LIRE ICI / L&#8217;INTERVIEW DE CHARLOTTE ABRAMOW</strong></a></p>
<div id="attachment_139215" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow1.jpg"><img class="size-medium wp-image-139215" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow1-300x200.jpg" alt="Charlotte Abramow devant Équilibre instable et jaune, 2014, Paris © Julien Damien" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Charlotte Abramow devant<br />Équilibre instable et jaune, 2014, Paris © Julien Damien</p></div>
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		<title>Charlotte Abramow</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Oct 2022 03:06:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>A quoi ressemblent vos débuts ? J&#8217;ai pris mes toutes premières photos avec un appareil jetable, à sept ans. Rétrospectivement, c&#8217;est drôle...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A quoi ressemblent vos débuts ?</strong> J&#8217;ai pris mes toutes premières photos avec un appareil jetable, à sept ans. Rétrospectivement, c&#8217;est drôle d&#8217;observer comment on cadre à cet âge-là, loin des normes. Et puis surtout, ça offre des souvenirs à hauteur d&#8217;enfant. Donc tout a commencé de cette façon, par le jeu. Ensuite ce fut plus par ennui, à l&#8217;âge de 13 ans et un été durant lequel je photographiais les chats et les fleurs dans mon jardin&#8230; et depuis la photographie ne m&#8217;a plus jamais lâchée, jusqu&#8217;à devenir une obsession.</p>
<p><strong>Vous avez aussi été repérée par un certain Paolo Roversi&#8230;</strong> Oui, j&#8217;avais alors 16 ans. Il organisait des stages aux Rencontres d&#8217;Arles. On pouvait passer la journée avec lui. Le matin, on lui posait des question et l&#8217;après-midi il regardait les portfolios de chacun des stagiaires. Ce fut une belle rencontre. C&#8217;est surtout sa gentillesse qu&#8217;a donné confiance en moi et des ailes dans le dos pour continuer dans cette voie. J&#8217;ai alors effectué quelques travaux en Belgique puis, à 19 ans, je suis partie à Paris pour étudier aux Gobelins, l&#8217;école de l&#8217;image.</p>
<div id="attachment_139232" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow10.jpg"><img class="size-full wp-image-139232" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow10.jpg" alt="Vue d'exposition (c) Camille Baton" width="800" height="1067" /></a><p class="wp-caption-text">Vue d&#8217;exposition (c) Camille Baton</p></div>
<p><strong>Il y a une autre rencontre importante dans votre parcours : celle d&#8217;Angèle. Comment s&#8217;est-elle déroulée ?</strong> Je la connaissais de loin, à Bruxelles, mais ne l&#8217;avais jamais rencontrée. Je savais qu&#8217;elle était jolie mais pas qu&#8217;elle chantait. J&#8217;ai commencé à la suivre sur son Instagram en 2016. On l&#8217;a voyait interpréter ses morceaux en râpant du fromage ! Elle avait donc une belle voix, mais aussi de l&#8217;humour. Et puis assez rapidement sa manageuse m&#8217;a contactée afin que je fasse des photos. Angèle allait donner ses tout premiers concerts dans des bars bruxellois mais n&#8217;avait aucun visuel. J&#8217;ai accepté : cette fille semblait d&#8217;avoir du potentiel, et puis on avait pas mal de points communs, notamment ce côté absurde, surréaliste&#8230; belge quoi. C&#8217;est à ce moment-là que j&#8217;ai réalisé ce cliché d&#8217;elle avec des spaghettis sur la tête. Ensuite on a poursuivi notre collaboration avec des clips, toutes les images pour l&#8217;album <em>Brol</em>, de façon un peu &#8220;brol&#8221;* justement&#8230; Mais c&#8217;était très chouette, parce qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de label, de directeur artistique entre nous. Elle m&#8217;a laissée beaucoup de liberté, me permettant de m&#8217;exprimer. Au regard de nos points communs, tout relevait de l&#8217;évidence.</p>
<p><strong> Parmi ces points communs, il y a le féminisme aussi&#8230;</strong> C&#8217;est vrai, et c&#8217;est grâce à Ophélie Secq, ma maquilleuse, qui a aussi co-écrit avec moi le clip de <em>Balance ton quoi</em>. Elle m&#8217;a inculquée les valeurs du féminisme, puis on les a transmises ensemble à Angèle, qui était plus jeune. C&#8217;était une sorte de passation entre filles.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/Hi7Rx3En7-k" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Comment définiriez-vous votre travail ?</strong> C&#8217;est un équilibre entre l&#8217;instinct et la réflexion. Il est assez construit, mis en scène, graphique, avec toujours une petite pointe de surréalisme ou d&#8217;absurde et toujours très coloré. Généralement, je montre surtout des corps humains.</p>
<p><strong>Et notamment féminins. Pourquoi cela ?</strong> Je pense que cette réflexion est née lorsque j&#8217;étais jeune fille. Arrivée à l&#8217;adolescence, les regards et les jugements changent. Le corps féminin a toujours été très exploité, montré, mis en scène. Je voulais donc interroger ce regard mais aussi les bouleversements intervenants à différentes étapes de la vie des femmes&#8230; A travers mon travail, j&#8217;essaie aussi de véhiculer des messages à tous les genres, pour faire en sorte que nous sortions de ce rapport conflictuel avec notre corps, bousculé par tellement d&#8217;injonctions de société, et même capitalistes&#8230;</p>
<div id="attachment_139225" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow4.jpg"><img class="size-full wp-image-139225" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow4.jpg" alt="Charlotte Abramow - 40Mins of Anaïs V, 2021, Paris © Charlotte Abramow" width="800" height="1199" /></a><p class="wp-caption-text">Charlotte Abramow &#8211; 40Mins of Anaïs V, 2021, Paris © Charlotte Abramow</p></div>
<p><strong>Il y a donc le féminisme, mais aussi le surréalisme, qui vous vient de Magritte..</strong>. Et de la Belgique en général ! Mais oui, Magritte m&#8217;inspire beaucoup. En une image il parvient à dire tellement de choses à la fois, télescopant des éléments qui n’étaient pas censés se rencontrer, créer de l&#8217;inattendu, jouer avec le sens des choses&#8230; c&#8217;est une grande influence. Le ciel n&#8217;appartient pas à Magritte, mais il l&#8217;a quand même figé comme personne. Je lui dois d&#8217;ailleurs une petite obsession pour les nuages. Ils sont assez rassurants, apparaissent, disparaissent et sont différents tous les jours.</p>
<p><strong>Parmi toutes ces images exposées au Hangar, y en a-t-il une qui recouvre une histoire particulière ?</strong> J&#8217;aime beaucoup celle de Claudette, toute nue. A l&#8217;époque, elle était âgée de 74 ans, on était en 2014, et moi j&#8217;avais 20 ans. J&#8217;adore ce que cette photographie représente, et même symbolise : on a absolument pas l&#8217;habitude de voir une vieille dame nue, et encore moins toute contente et fière de l&#8217;être, presqu&#8217;hilare sur le devant de la scène. Sa joie de vivre nous montre que la beauté est intemporelle. C&#8217;est une ode à l&#8217;acception de soi, à la liberté.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong> J&#8217;ai bossé une bonne partie de l&#8217;été sur cette exposition. Sinon, j&#8217;ai un peu mis la pédale douce ces derrière mois, pour me régénérer. Après la crise du Covid, je me suis posée beaucoup de questions sur la légitimité et le sens de mon travail. Est-ce si essentiel si je mène tel ou tel projet ? Est-ce qu&#8217;il n&#8217;y a pas plus urgent ? Mais la photographie reste ma passion&#8230;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/nRaVCve2RjE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><em>* belgicisme signifiant &#8220;désordre&#8221;</em></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=139198" target="_blank">A LIRE ICI / CECI N&#8217;EST PAS UN CLICHE</a></strong></p>
<div id="attachment_139214" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow.jpg"><img class="size-medium wp-image-139214" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow-300x200.jpg" alt="Rouge sur blanc, 2018, Paris © Charlotte Abramow" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Rouge sur blanc, 2018, Paris<br />© Charlotte Abramow</p></div>
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