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	<title>LM magazine &#187; centrale for contemporary art</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>BXL UNIVERSEL II : multipli.city</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 01:03:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[centrale for contemporary art]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Un pied dans la ville, un autre dans le monde. Ainsi va la foisonnante Bruxelles, où cohabitent près de 200 nationalités, soit <em>« la seconde cité la plus cosmopolite au monde, derrière Dubaï »</em>, rappelle Tania Nasielski, l’une des commissaires de cet événement. Et pour faire le lien entre les deux ? L’art bien sûr, ici servi par<a href="https://centrale.brussels/" target="_blank"> la Centrale.</a> C’est tout le propos de <em>BXL Universel</em> dont le deuxième volet (<em>multipli.city</em>) célèbre le <em>« vivre-ensemble »</em> et la diversité culturelle, dans tous les sens du terme. Celle-ci s’incarne dans le format des oeuvres mais aussi le choix des onze artistes présentés ici, originaires des quatre coins du globe et tous établis dans la capitale belge. Pensé comme une &#8220;exposition-forum&#8221;, ce parcours laisse également une belle place au public, invité à dialoguer avec les curatrices où les créateurs dans un espace dédié.<em> « Nous envisageons ce projet comme une conversation, un échange avec les associations locales et les artistes »</em>.</p>
<div id="attachment_122353" style="width: 693px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/07/bxl-universel-ii1.jpg"><img class="size-large wp-image-122353" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/07/bxl-universel-ii1-683x1024.jpg" alt="L'arbre à palabres de Stephan Goldrajch,  Vue d’exposition 13 BXL UNIVERSEL II : multipli.city, CENTRALE, 2021 © Philippe De Gobert " width="683" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">L&#8217;arbre à palabres de Stephan Goldrajch, Vue d’exposition 13 BXL UNIVERSEL II : multipli.city, CENTRALE, 2021 © Philippe De Gobert</p></div>
<p><strong>Intimité publique</strong></p>
<p>La plupart des créations ont d’ailleurs été conçues avec les Bruxellois, à l’instar de <em>l’Arbre à palabres</em> du Belge Stephan Goldrajch, constitué de pièces de broderie, de couture ou de crochet réalisées par de jeunes enfants comme des personnes âgées – histoire de tisser du lien. De son côté, l’Italienne Anna Raimondo a recueilli la parole de femmes ou membres de la communauté LGBTQ, leur demandant de choisir un endroit spécifique de Bruxelles résonnant avec un événement joyeux, triste ou violent, mais toujours très intime de leur existence (<em>Q(ee)R Codes</em>). Ces douze témoignages sont disponibles numériquement. <em>« Il y a un QR code pour chaque lieu et participant.e. Ils sont disséminés dans l’expo et la ville »</em>, explique Carine Fol, la seconde curatrice. Dans le même esprit d’ouverture, l’Algérien Oussama Tabti expose une série de sonnettes, invitant chacun à appuyer sur le bouton pour écouter les récits de personnes immigrées et qui ont fait de Bruxelles leur nouveau foyer. <em>« Beaucoup de ces oeuvres témoignent de parcours de vie qui sont ici partagés avec le public »</em>, observe Tania Nasielski. Soit une belle façon d’aller à la rencontre de l’autre. Une démarche salutaire, après des mois d’isolement et de solitude.</p>
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		<title>Panorama</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 22:25:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[condition humaine]]></category>
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		<category><![CDATA[Sculpture]]></category>
		<category><![CDATA[Xavier Noiret- Thomé]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Familière des dialogues artistiques, la Centrale for contemporary art invite le Français Xavier Noiret- Thomé et le Hollandais Henk Visch. Le premier...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Familière des dialogues artistiques, la Centrale for contemporary art invite le Français <strong>Xavier Noiret- Thomé</strong> et le Hollandais <strong>Henk Visch</strong>. Le premier s&#8217;est révélé avec des toiles télescopant les techniques, les cultures classiques et populaires. Jouant avec les échelles (du miniature au monumental) et les matériaux (de l&#8217;acier au bronze, en passant par le bois), le second demeure une figure de la sculpture contemporaine. Les voici réunis dans un duo au sommet, questionnant en filigrane la condition humaine.</p>
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		<title>Roger Ballen</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jan 2020 04:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[centrale for contemporary art]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Ballen]]></category>
		<category><![CDATA[Theatre of the Ballenesque]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Géologue de formation, Roger Ballen a d&#8217;abord exploité les profondeurs de la terre avant de sonder celles de l&#8217;humanité. Né en 1950 à New York, il a découvert l&#8217;Afrique du Sud au début des années 1970, attiré par les mines d&#8217;or et de diamant. En plein apartheid, il sillonne le pays de long en large à la recherche de minerais, et photographie en parallèle les petites villes perdues dans le bush. Il s&#8217;intéresse dès lors aux laissés-pour-compte, majoritairement &#8220;white trash&#8221;. Ce sont les fameux Afrikaners, ces descendants des Hollandais arrivés en Afrique du Sud au XVII<sup>e</sup> siècle et vivant en vase clos. <em>« Il a d&#8217;abord capturé les façades de leurs maisons avant d&#8217;y pénétrer</em>, resitue Stéphane Roy, co-commissaire de cette exposition. <em>Petit à petit, il croise des marginaux dans des squats, des lieux insalubres et souvent dangereux</em> ». L&#8217;ambiance est particulière : câbles pendants, murs galeux, meubles défoncés, poupées désarticulées, rats ou reptiles grouillants, oiseaux&#8230; «<em> Ce panel d&#8217;éléments alimentera ses codes graphiques, son langage visuel »</em>.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/Rk3ROewNwyQ" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Une esthétique peuplée de &#8220;freaks&#8221; (tels les jumeaux Dresie and Casie, son plus célèbre cliché) et souvent décriée. &#8220;Malsain&#8221;,&#8221; anxiogène&#8221;, &#8220;morbide&#8221; sont les épithètes les plus récurrents. L&#8217;intéressé préfère le néologisme &#8220;ballenesque&#8221;. Son œuvre suinte la mort, la peur, la solitude et bouscule en filigrane les relatives notions de beauté et de laideur. Influencé par Samuel Beckett, l&#8217;Américain suit ainsi depuis quatre décennies un fil rouge : <em>« révéler la condition humaine dans toute son absurdité »</em>.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/Mv-E6S51VCo" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Réalisé sans trucage</strong></p>
<p>Ces photographies en noir et blanc et format carré mêlent la vie au trépas, la tragédie et le burlesque, l&#8217;ombre et la lumière, hommes, femmes, enfants et animaux. Avec cette Arche de Noé borderline, ce géant (il mesure plus de deux mètres) magnifie une humanité terrassée par la misère, l&#8217;exclusion, l&#8217;isolement, parfois la consanguinité&#8230; Ici un visage difforme est entouré de deux pieds nus difformes, là un enfant masqué trempe un gros rongeur dans une boîte de conserve rouillée. Plus loin <em>Memento Mori</em> montre une personne âgée agonisante sur son lit de mort, cernée de rats et d&#8217;oiseaux. En-dessous s&#8217;est caché un petit garçon déguisé en squelette&#8230; La mise en scène est saisissante. Pourtant, Roger Ballen fonctionne sans trucage, à l&#8217;instinct. <em>« Il réagence parfois quelques éléments du décor mais tout est déjà là, en place. Il n&#8217;y a pas de montage ni de retouche. Chacune de ses photos est unique, il ne pourra jamais la reprendre »</em>. La réalité, décidément, est plus dingue que la fiction.</p>
<div id="attachment_108836" style="width: 1210px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/memento-mori-_2012-roger-ballen.jpg"><img class="size-full wp-image-108836" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/memento-mori-_2012-roger-ballen.jpg" alt="Memento Mori, 2012 © Roger Ballen" width="1200" height="1194" /></a><p class="wp-caption-text">Memento Mori, 2012 © Roger Ballen</p></div>
<p><strong>Plongée en apnée</strong></p>
<p>L&#8217;exposition présentée à la Centrale dévoile nombre de ses clichés mais n&#8217;est pas une rétrospective. <em>« Il s&#8217;agit plutôt d&#8217;une introspective »</em>, souligne Stéphane Roy. Utilisant toute la longueur du bâtiment, le parcours offre une expérience immersive dont le cœur demeure une gigantesque installation conçue avec des objets hétéroclites chinés dans les marchés bruxellois. Sur une estrade peuplée de mannequins, un orchestre est dirigé par un singe automate (Ballen lui-même ?), jouant assez ironiquement une version désaccordée de <em>Ainsi parlait Zarathoustra </em> de Richard Strauss. En face est disposée une inquiétante assistance. Entre ces monstres en plastique et chaises renversées s&#8217;échappent des soupirs, râles ou rires stridents&#8230; plongeant littéralement le visiteur dans une photo de Ballen.</p>
<div id="attachment_108837" style="width: 1210px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/-julien-damien.jpg"><img class="size-full wp-image-108837" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/-julien-damien.jpg" alt="© Julien Damien" width="1200" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">© Julien Damien</p></div>
<p>Sur les côtés, dans de petites alcôves, on trouve des vidéos ou des installations, telles ces jambes féminines s&#8217;échappant d&#8217;une baignoire emplie d&#8217;un liquide bouillonnant. En arrière-plan résonne le clip de <em>I Fink U Freeky</em> réalisé en 2012 par Ballen, propulsant le duo electropunk sud-africain Die Antwoord sur la scène internationale. Tout au bout de l&#8217;exposition (de notre inconscient ?) une dernière pièce est fermée par un voile. Dans cette <em>« caverne platonicienne »</em> est présenté sur trois écrans le film <em>The Theatre of Apparitons.</em> La figure humaine a ici disparu pour laisser place à des formes torturées se débattant dans un ballet étrange, perturbant, fascinant&#8230; En somme, &#8220;ballenesque&#8221;.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/PkVyjgtZK5Y" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/8Uee_mcxvrw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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