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	<title>LM magazine &#187; caméra d&#8217;or</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Jeune femme</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2017 05:39:36 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Femme-bélier, Paula (géniale Laetitia Dosch) se retrouve à la rue suite à une rupture. Mythomane pour sauver sa peau, culottée au point de candidater dans un &#8220;bar à culottes&#8221; (logique), elle trimballe son exhubérance capillaire et vestimentaire dans Paris. Elle enchaîne les intrusions tout feu tout flamme chez qui veut bien lui ouvrir sa porte (une copine d&#8217;enfance, une mère en mal de nounou&#8230;). Même avec un chat sur les bras, elle n’en reste pas moins chien mouillé qui aboie ses vérités et cherche sa niche. Ses interlocuteurs ont beau être décoiffés par sa verve, au fond c’est un monstre de douceur qui démêle avec gourmandise la chevelure de ses protégées. Une quête d’affection en somme. La trentaine en quarantaine, elle place simplement les hommes à distance et remet les pendules à l’heure sur cette fichue horloge biologique. À Cannes, <em>Jeune femme</em> a remporté la Caméra d’or. Un prix mérité pour ces cadrages effrontés et cette enfilade de perles face caméra. Léonor Serraille s’est entourée d’une équipe féminine pour signer ce salutaire film <em>girl power</em> (bande-son tonique de Julie Roué), évoquant <em>Sue perdue dans Manhattan</em> (sans le pathos d’Amos Kollek). Et comment ne pas penser à l’errance initiatique de la Cléo d’Agnès Varda ? <em>Jeune Femme</em>, ou un autre &#8220;cinq à sept&#8221; mais version grand huit.</p>
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		<title>Party Girl</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Sep 2014 13:20:43 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>&#8211; POUR &#8211;</strong></p>
<p><i>« Sauvage»</i>, <i>«généreux» </i>et <i>« mal élevé ». </i>Les mots de Nicole Garcia, qui accompagnaient la remise du prix de la caméra d&#8217;or à Cannes, ont fait la réputation de <i>Party Girl</i>. A juste titre.<b> </b>Le trio Amachoukeli-Theis-Burger signe un film irrévérencieux, interrogeant les conventions et le libre-arbitre avec une poésie brute (cinéma d&#8217;immersion) et criante de réalisme. Pour cause, la quasi totalité des acteurs sont non-professionnels. Ils jouent leur propre histoire. Celle d&#8217;Angélique Litzenburger, sexagénaire dans une crise existentielle à retardement, aussi pimbêche qu&#8217;attachante, et surtout indéfectiblement libre. Sans jamais tomber dans le panneau des « dessous glauques de la nuit », les réalisateurs portent à l&#8217;écran un singulier destin, à la fois sombre et haut en couleurs, qui nous surprend par sa force de vie, « fragile mais pas encore morte », ça aurait pu être l&#8217;hymne d&#8217;Angélique. On ressort revigoré, convaincu que, de la laideur d&#8217;une ville dévastée comme Forbach (où est tourné le film), a jailli quelque-chose de solaire. De beau. <span style="font-size: x-small;"><em>Clémence Rolin</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><strong>&#8211; CONTRE &#8211;</strong></p>
<p>Si le réalisme était seul gage de qualité, cela se saurait. Certes l’ambition des trois jeunes réalisateurs de <i>Party girl</i> pourrait rappeler celle de Felix Van Groeningen (<i>la Merditude des choses</i>), ou des frères Dardenne. A ceci près que ces derniers atteignent leur but. <i>Party girl </i>en est incapable car ses auteurs veulent tout à la fois : montrer le vrai, faire du beau avec du laid, et bouleverser le spectateur (façon <i>les Petits Mouchoirs</i>). Le film, original car transgenre, s’en trouve bancal et opaque, perdant le spectateur dans un entre-deux désagréable. Derrière un naturalisme qui frise le regard documentaire (caméra à l’épaule, gros plans sur les visages marqués, mal maquillés), les bons élèves déploient une esthétique léchée, des moments de poésie façon <i>la Guerre est déclarée </i>(jeux de lumière, contre-jours, filtres de couleur) rythmés par une bande son émouvante. C’est cette prétention formelle qui empêche de croire à <i>Party Girl</i>, pourtant prometteur, car ne cédant pas aux clichés du genre (ni mac violent, ni femme battue, ni viols…). Et si son sujet fait preuve d’audace, celle-ci ne parvient pas à sauver <i>Party girl</i>. A la limite, on aurait préféré un documentaire sur Angélique seule, histoire de creuser le sujet de manière sobre et intelligente. Mais pas cette effusion de sentiments dont le seul mérite serait son caractère « mal élevé » ou son réalisme « irrévérencieux ».  <span style="font-size: x-small;">Isabel Amossé</span></p>
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		<title>Les Bêtes du Sud sauvage</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Dec 2012 13:58:06 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
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		<category><![CDATA[Hushpuppy]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Hushpuppy a six ans et vit en Louisiane, dans le bayou, avec son père. Une existence simple et heureuse sur leur petit bout de terre, malheureusement menacé par la fonte des glaciers et la montée des eaux. On tente de les déloger, pour leur bien. Mais la poignée d’habitants que compte la parcelle fait de la résistance. Aller s’installer ailleurs ? Plutôt mourir ! Sur cette trame réaliste se greffe une dimension beaucoup plus rocambolesque, mystique, poétique. C’est en effet le point de vue de Hushpuppy, qui intervient notamment en voix off, que l’on suit. Un regard enfantin, innocent, se pose alors sur les événements. Celui d’une petite fille courageuse qui a perdu sa mère, fascinée par une légende que l’on vient de lui raconter : celle du retour des aurochs préhistoriques.</p>
<p><strong>Étrange et fascinant</strong><br />
Ce long-métrage réussit le tour de force de tendre à l’universel alors que le monde dans lequel évoluent Hushpuppy et les siens nous est totalement étranger. Leur mode de vie, leur quotidien sont aux antipodes des nôtres. Pourtant on est bouleversé par l’histoire de cette fillette et de cette communauté. À l’image de son affiche, pleine d’étincelles, ce film est une fête, un hymne à la nature, à la vie, aux sensations. Une explosion d’émotions est promise au spectateur qui acceptera de perdre ses repères et de se laisser guider par la puissance évocatrice des images. De quoi retrouver une âme d’enfant, assurément.</p>
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