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	<title>LM magazine &#187; Bouli Lanners</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>La Nuit du 12</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jul 2022 13:40:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Anouk Grinberg]]></category>
		<category><![CDATA[Bastien Bouillon]]></category>
		<category><![CDATA[Bouli Lanners]]></category>
		<category><![CDATA[Dominik Moll]]></category>
		<category><![CDATA[La Nuit du 12]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Brûlée vive par un homme encagoulé alors qu’elle rentrait chez elle après une fête entre amies, à Saint-Jean-de Maurienne, Clara, 21 ans, hantera longtemps Yohan Vivès (Bastien Bouillon), policier tout juste promu à la PJ de Grenoble, flanqué ici d’un collègue désabusé par la noirceur de ce bas-monde (impeccable Bouli Lanners). Les indices sont minces, les ex de la victime constituent les principaux suspects. Une seule certitude : ce meurtre abominable a eu lieu la nuit du 12…</p>
<p><strong>Misogynie</strong></p>
<p>Tiré d’une histoire vraie, tourné dans le majestueux décor des Alpes, ce polar plonge le spectateur dans une enquête complexe, rendue plus oppressante encore par la musique d’Olivier Marguerit (aka &#8220;O&#8221;). Mais, paradoxalement, l’identité de l’assassin importe peu. Dominik Moll ne cherche pas tant à saisir l’obsession de Yohan pour la résolution du crime. Ce qui l’intéresse, c’est avant tout l’identité de la victime : <em>« Clara s’est fait tuer parce que c’était une fille. Voilà, c’est tout »</em>, résume sa meilleure amie. Le film saisit ainsi en creux, sans jamais la nommer frontalement, la violence des hommes, cette misogynie silencieuse qui s’insinue dans la société comme un poison. Quelque part entre le tragique de <em>Memories of Murder</em> de Bong Joon Ho et le réalisme du <em>Polisse</em> de Maïwenn, cette œuvre choc, troublante, marque durablement les esprits.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/_zlztTha8Mw" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Bouli Lanners</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2022 05:35:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Bouli Lanners]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[L'Ombre d'un mensonge]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Comment ce film est-il né ? D’un vieux rêve que je nourris depuis 20 ans : tourner un film en Écosse. J’ai...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment ce film est-il né ?</strong> D’un vieux rêve que je nourris depuis 20 ans : tourner un film en Écosse. J’ai une relation fusionnelle avec ce pays où je vais chaque année. Après <em>Les Premiers, les derniers,</em> je voulais aussi marquer une rupture dans mon travail, mais je ne savais pas quelle histoire raconter. Au départ j’avais acheté les droits d’un roman pour réaliser un thriller. Mais en relisant le bouquin je me suis rendu compte qu’il était vraiment mauvais. Je me suis alors installé sur l’île de Lewis, où j’ai des amis, et me suis remis à l’écriture.</p>
<p><strong>Quel fut l’élément déclencheur ?</strong> Le morceau <em>Wise Blood</em> des Soulsavers. J’ai rapidement compris que je n&#8217;avais pas envie de filmer un polar mais une histoire d’amour. Les paysages de l’île m’ont beaucoup inspiré. Ce décor renvoie à l’imagerie du XIXe siècle, cette confusion temporelle ajoutait du romantisme au récit. J’avais un peu peur de me lancer, car écrire une mauvaise histoire d’amour c’est la pire chose au monde, bien plus grave qu’une comédie ratée ! Mais je pense avoir l’âge pour aborder ce sujet.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/rR3EXgTj0X0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Pourquoi incarner vous-même le personnage de Phil ?</strong> Ce n’était pas mon choix initial. Je cherchais un comédien avec un physique particulier qui ne formerait pas un couple glamour avec Michelle Fairley. Il nous fallait donc quelqu’un dans la cinquantaine, éventuellement un peu gros. Et là, ma directrice de casting m’a dit : <em>« on en a un sous la main… c’est toi ! »</em>. A partir de là je me suis réapproprié le personnage de manière plus personnelle. Millie est un peu l’avatar de mon épouse…</p>
<p><strong>Paradoxalement vos personnages semblent enfermés dans ces vastes espaces…</strong> Oui, c’était le challenge. J’ai situé le récit sur cette île, au sein d’une communauté presbytérienne pour montrer à quel point cette femme se sent prisonnière, psychologiquement et géographiquement. Techniquement, j’ai joué sur la profondeur de champ et réalisé beaucoup de plans séquences. Pour tout dire, ce n’était pas un parti pris. Nous avons été soumis à des obligations financières, le temps de tournage a été réduit de 42 à 30 jours, il fallait donc faire vite. Mais cela a influencé la forme du film, la contrainte est parfois positive.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/VPklKcFlYT4" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>L’île de Lewis est un endroit très particulier, n’est-ce pas ?</strong> Oui, c’est le siège de l’église presbytérienne, une forme de protestantisme radical au sein duquel il y a plusieurs chiismes. Différentes communautés vivent le long des côtes. Je me suis rendu chez les plus radicaux mais j’ai été bien reçu. Pour eux, le mensonge est le pire péché au monde &#8211; ce qui explique le sentiment d’oppression que ressent le personnage de Millie. Là-bas, raconter une histoire c’est déjà mentir, donc dès le début ils m’ont prévenu : <em>« ton film, on n’ira jamais le voir ! ».</em> En même temps ils ont mis une maison à ma disposition sur l’île. Ils sont austères, mais très ouverts.</p>
<p><strong>Ce film est aussi un joli portrait de femme&#8230; </strong>Oui, je voulais mettre en avant un personnage féminin. On m’a d’ailleurs souvent reproché cette absence dans mes films. Il est vrai qu’en général je présente des gens qui souffrent du manque de femmes : dans <em>Les Géants</em> par exemple, mes héros sont privés de mère. Ici, je me suis donc bien rattrapé !</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/55FOOmvziEo" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Clovis Cornillac fait aussi une petite apparition dans le film…</strong> C’est mon vieux copain ! Je lui ai demandé si ça l’intéressait de passer trois jours dans le trou du cul du monde. Il m’a dit oui tout suite, sans même lire le scénario ! Il joue le rôle de mon frère et ça fonctionne à merveille car on se connaît très bien. Et puis on porte tous les deux la barbe&#8230;</p>
<p><strong>Comment le tournage s&#8217;est-il déroulé ?</strong> Dans des circonstances assez difficiles. Nous avions obtenu peu de financements, il faisait froid, puis il y a eu le Covid, le Brexit&#8230; En même temps c’était hyper enrichissant. Nous avions l’obligation contractuelle de tourner avec des Ecossais. Je me suis donc retrouvé avec peu de gens de mon équipe originelle, mais comme je voulais marquer une rupture c’était intéressant.</p>
<p><strong>Comment avez-vous appréhendé le fait de jouer et de diriger les acteurs en anglais ?</strong> Comme une angoisse supplémentaire. J’avais très peur qu’on se moque de moi, car je ne suis pas anglophone. Et puis Michelle et moi avons obtenu ce prix d’interprétation à Chicago, ça m’a rassuré, un peu comme un visa.</p>
<p><strong>Vous sentez-vous d&#8217;ailleurs plus à l’aise devant ou derrière la caméra ?</strong> <span class="has-pullquote" data-pullquote="Je suis toujours hanté par le syndrome de l’imposteur">Je suis toujours hanté par le syndrome de l’imposteur</span>, qui parfois s’amenuise lorsque je reçois un prix. Mais avec l’âge, je me sens un peu plus légitime en tant que comédien et metteur en scène. Et puis maintenant on me propose de plus beaux rôles, je tourne avec Dominik Moll (pour <em>La Nuit du 12</em>), Thomas Lilti (la série <em>Hippocrate</em>), Claire Burger&#8230; Une nouvelle étape est en train de démarrer pour moi.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/G5CyPsnV-A4" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Vous êtes passé par l’Académie royale des beaux-arts de Liège. En quoi cette formation a-t-elle influencé votre mise en scène ?</strong> Je peins depuis toujours, en particulier de grands paysages industriels. Dans chacun de mes films il y a des références aux peintres, bien plus qu’aux cinéastes. Pour celui-ci je me suis inspiré des paysages anglais de John Constable, de William Turner mais aussi de l’Américain Andrew Wyeth, notamment pour les intérieurs.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/3-7Yj5XWh5I" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Quel regard portez-vous sur votre carrière ? Au moment de la sortie d’<em>Ultranova</em> vous déclariez que <em>« ce premier film sera peut-être aussi mon dernier »</em>, comme si vous étiez un outsider…</strong> <span class="has-pullquote" data-pullquote="Je suis clairement un outsider">Je suis clairement un outsider</span>, je n’ai jamais imaginé exercer ce métier, je voulais être peintre. Je me suis retrouvé à jouer totalement par hasard et j’étais très mauvais au début. Si j’ai pu continuer, ce n’est pas parce que j’étais bon mais parce que j’étais gros, d’où mon surnom. Car à l’époque on cherchait des physiques comme le mien. J’ai donc appris sur le tas avec des petits rôles me permettant de survivre…</p>
<p><strong>Justement, quels furent vos débuts ?</strong> J’ai eu la chance de démarrer à une époque où le cinéma belge n’était pas encore une industrie mais un oxymore, comme &#8220;fromage américain &#8221; ou &#8220;humoriste luxembourgeois &#8220;. C’était le Far West ! Plus des trois quarts des gars que je croisais sur les plateaux n’avaient aucune formation.</p>
<p><strong>Pourquoi ?</strong> Parce que l<span class="has-pullquote" data-pullquote="Le cinéma belge a été amputé d’une partie de son histoire">e cinéma belge a été amputé d’une partie de son histoire</span>. Entre 1939 et 1967 il n’y a pas eu de tournage dans le pays. Après la Seconde Guerre mondiale, le plan Marshall a imposé à la Belgique de ne pas produire de voitures… ni de films. Quand on imagine tout ce qui s’est déroulé en France durant la même période, avec la Nouvelle Vague par exemple… Cela s&#8217;est réveillé avec André Delvaux ou Harry Kümel et des œuvres très pointues. Le cinéma belge s’est démocratisé bien plus tard. Selon moi le déclic s’est produit au tournant des années 1990 avec <em>Toto le héros</em> de Jaco van Dormael, où j’ai obtenu mon premier rôle. Puis la sortie de <em>C’est arrivé près de chez vous</em> avec Benoît Peolvoorde. J’avais 23 ans à cette époque, j’étais là au bon moment.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/EIgM2q2N4WE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Avant le cinéma, il y a aussi eu la télévision…</strong> On est tous passé par là en Belgique. Pour moi ça a commencé avec <em>Rox Box</em>, une émission animée par Ray Cokes sur la RTBF, en 1984. Je jouais dans des petits sketches, des &#8220;claps&#8221; de quelques secondes, puis j’ai participé aux Snuls qui furent très importants : ça été l’affirmation d’une identité belge, revendiquant son accent. Avant on nous le gommait, à cause des co-productions françaises. C&#8217;était mal vu…</p>
<p><strong>Il y a aussi une constante dans votre travail : votre regard mélancolique…</strong> Oui, j’ai toujours été mélancolique, sans être passéiste. Aujourd’hui, dans ce monde au bord du basculement, c’est devenu un sentiment extrêmement puissant…</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong> Je vais jouer dans <em>Nature humaine</em>, que j’adapte moi-même du roman de Serge Joncour. C’est une histoire d’amour qui raconte en creux l’effondrement de la vie paysanne, toutes ces mauvaises décisions qui ont détruit l’agriculture, pour la déshumaniser sur l’autel du productivisme. Il y a une dimension politique qui touche mes convictions. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Je n’ai auparavant jamais évoqué mes opinions mais le monde change, il faut s’adapter">Je n’ai auparavant jamais évoqué mes opinions mais le monde change, il faut s’adapter</span>.</p>
<p><strong>Vous êtes en faveur de la décroissance n’est-ce pas ?</strong> Aujourd’hui, nous sommes dans une frénésie de croissance et de productivisme, on a changé radicalement notre façon de cultiver. Les agriculteurs sont passés de 85 à 2% de la vie active… c’est un bouleversement sociétal considérable, peut-être le plus important depuis le néolithique. Pour moi, le seul choix possible est en effet celui de la décroissance. Dans l’inconscient collectif, il est aujourd’hui plus facile d’accepter la fin du monde que celle du capitalisme, c’est très bizarre. On est tellement nourri de cette idée que l’économie repose uniquement sur le rendement qu’on n’a pas d’autres perspectives, or le capitalisme est très récent. Pour moi, faire du cinéma comporte désormais une dimension politique. Pas à la façon de Costa-Gavras, je ne ferai jamais un truc frontal. Je raconte d’abord une histoire, avec des sentiments, mais aussi matière à réflexion.</p>
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		<title>C’est ça l’amour</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Apr 2019 06:32:23 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Claire Burger]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>En 2014, Claire Burger signait Party Girl avec ses amis Marie Amachoukeli et Samuel Theis. Un véritable coup de maître qui rafla...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>En 2014, Claire Burger signait <em>Party Girl</em> avec ses amis Marie Amachoukeli et Samuel Theis. Un véritable coup de maître qui rafla la Caméra d’Or à Cannes et le César du meilleur premier film. Elle s&#8217;essaie aujourd’hui à la réalisation en solo. A l&#8217;instar de ses films précédents, <em>C’est ça l’amour</em> a été tourné à Forbach, sa ville natale. Il y est question de Mario, un homme élevant seul ses deux filles depuis le départ de sa femme. Frida, 14 ans, lui reproche cette séparation tandis que Niki, 17 ans, rêve d’indépendance. Au milieu, Mario, malheureux à en crever, espère le retour de son épouse… Après avoir focalisé sur des femmes, Claire Burger surprend en posant le regard sur le sexe soi-disant fort. Surtout, elle saisit des gens modestes, peu ou mal représentés au cinéma. La mise en scène, le découpage et un vrai sens de l’ellipse confèrent à ce long-métrage une tension palpable. Bouli Lanners évolue sans cesse sur le fil du rasoir, jusqu&#8217;à nous arracher des larmes. La jeune comédienne Justine Lacroix (Frida) brille quant à elle par un naturel déconcertant. C’est ça l’amour rappelle par endroits le cinéma de John Cassavetes. Et confirme que le septième art français peut désormais compter avec Claire Burger.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/nO5cBCAJvqM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Chien</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Mar 2018 00:35:00 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Jacques est l’archétype du loser. Coup sur coup, il perd sa femme, son logement puis son travail de vendeur dans un fourre-tout...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Jacques est l’archétype du loser. Coup sur coup, il perd sa femme, son logement puis son travail de vendeur dans un fourre-tout discount. N’ayant pas les moyens de vivre éternellement dans un motel, il se retrouve à la rue. Jusqu’au jour où le bourru patron d’une animalerie propose de l&#8217;accueillir. Du moins, si notre héros accepte de se comporter comme… un chien. Débute alors un étrange chemin de croix pour Jacques, qui perd un peu plus d’humanité à chaque nouvelle humiliation. Précisons les choses d’emblée : Chien n’est pas taillé pour plaire au plus grand nombre. Ce film est truffé de (trop ?) nombreux plans contemplatifs et d’une palanquée d’allégories. Les spectateurs qui privilégient le récit à la métaphore existentielle botteront à coup sûr en touche. Tans pis pour eux. Référence évidente à <em>La Métamorphose</em> de Franz Kafka, cette oeuvre décrit avec subtilité la longue descente aux enfers d’un homme. Dénué de toute attention, il assume le statut d&#8217;un animal à quatre pattes. Cette réussite doit beaucoup à l’ultrasensible Vincent Macaigne, parangon de bienveillance devenant littéralement inhumain. Cela sent la nomination aux César 2019 à plein nez, et ce n’est pas pour nous déplaire.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/kuq7R9zuORE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Tueurs</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Dec 2017 04:52:26 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Police]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>François Troukens n’est pas inconnu au plat-pays. Ancien convoyeur de fonds devenu braqueur de fourgons dans les années 1990, le &#8220;Paul Newman...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>François Troukens n’est pas inconnu au plat-pays. Ancien convoyeur de fonds devenu braqueur de fourgons dans les années 1990, le &#8220;Paul Newman du banditisme&#8221; s’est depuis 2015 reconverti en présentateur télé (<em>Un crime parfait ?</em> sur RTL-TVI). Épaulé par Jean-François Hensgens, ponte de la direction photo, le Nivellois réalise là son premier long-métrage. L’histoire ? Le truand Frank Valken (Gourmet) tente un dernier coup avant de se retirer. Mais durant l’attaque, une juge est assassinée par un mystérieux commando. étrange coïncidence : la magistrate s’apprêtait à déterrer une affaire vieille de 30 ans, celle des &#8220;tueurs fous&#8221;. Le commissaire Bouvy (Lanners) accuse Valken… Librement inspiré de l’affaire des &#8220;tueurs du Brabant&#8221;, qui ensanglantèrent le Royaume dans les années 1980, le film ne vise pas la reconstitution historique, mais trouve un écho troublant au regard des derniers rebondissements de l’enquête, entre secrets et théorie du complot… Ici, on saluera surtout une mise en scène haletante, rappelant par endroit <em>Heat</em> de Michael Mann. Hélas cette belle réalisation, sublimée par une BO composée par la fine fleur du rap belge, est plombée par une intrigue trop confuse. S’il n’a pas réussi le casse du siècle, <em>Tueurs</em> augure toutefois du meilleur pour Troukens.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/OS0qb0R0enw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Festival Au Carré</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jun 2016 09:15:25 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Nostalgique de Mons 2015 ? Une vague de théâtre, musique et cirque déferle sur la ville. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ZhfpzMavI3g">Renata Rosa</a> revisite la tradition musicale du Nordeste brésilien en mêlant violon et percussions, tandis que Baloji charme la foule avec son rap teinté d’afro-soul. Un festival carré, mais plutôt détendu, pour preuve cette conversation improvisée avec <a href="https://www.youtube.com/watch?v=jjTVaDMcHjw">Bouli Lanners</a> et <a href="https://www.youtube.com/watch?v=sj9O4G8l2Gg">David Murgia</a>.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/ReUslcog-U4" width="420" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>FIFA</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2016 15:25:06 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Bouli Lanners]]></category>
		<category><![CDATA[festival international du Film d'Amour]]></category>
		<category><![CDATA[FIFA]]></category>
		<category><![CDATA[Melvil Poupaud]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Verhoeven]]></category>
		<category><![CDATA[Samuel Benchetrit]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>L’amour au cinéma ? Rien de graveleux dans cette proposition, il s’agit bien de 7e art ici… Même si la venue du sulfureux Paul Verhoeven (<em>Basic Instinct</em>) pour une conférence immanquable incline à une certaine décadence. Entre autres nouveautés (eh oui, il faut surprendre pour entretenir la flamme) cette 32e édition du Festival international du film d’amour de Mons investit le très cosy Congres Hotel Van der Valk. Idéal pour se poser entre deux projections (comptez une centaine de films) et rencontrer les figures mises à l’honneur. Citons Melvil Poupaud (qui donne l’occasion de revoir le beau <em>Laurence Anyways</em>), Samuel Benchetrit (<em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=uw3RisjvG_w">Asphalte</a></em>) ou Bouli Lanners qui présente <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=lSgjI9qVxHs">Les Premiers, les Derniers</a>,</em> un western moderne (encore) dont on n’a pas fini de parler.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/W3v5MUx8aXY" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Inside Benoît Poelvoorde</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2015/07/01/lintime-festival-3/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 13:39:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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		<category><![CDATA[François Morel]]></category>
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		<category><![CDATA[Noémie Lvovsky]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment présenteriez-vous ce festival ? </strong></p>
<p>Je le résumerais difficilement, le principe est un peu obscur. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Personne ne se lève le matin en se disant : « tiens, je vais faire un festival de l’intime ! »">Personne ne se lève le matin en se disant : « tiens, je vais faire un festival de l’intime ! »</span> Je pense que c’est un caprice de gens heureux. En attendant, c’est déjà la troisième édition, et je prends toujours autant de plaisir à recevoir des gens extrêmement élégants.</p>
<p><strong>Rien de plus précis ? </strong></p>
<p>Je vais te le dire : je m’ennuyais beaucoup dans la vie, comme tous les gens gâtés… alors des amis m’ont demandé : « <em>mais quelles sont tes passions ?</em> ». J’ai répondu : « <em>les bagnoles et les bouquins</em> ». Donc, soit je monte un festival de tuning, mais ça ne va intéresser personne, soit j’organise un festival de littérature, mais il en existe un million, truffés de gens qui connaissent tout sur tout&#8230; Alors j’ai décidé de mettre en place un festival sur ce qui me touche le plus au monde : l’intime ! Quelque-chose qui appartient et parle à chacun de nous.</p>
<p><strong>Que pourrions-nous découvrir durant ce week-end ?</strong></p>
<p>Je souhaite avant tout partager un moment de grâce. Je n’ai pas de message à communiquer aux gens, je ne suis pas un homme politique, mais je suis certain d’une chose : cela vaut le coup de titiller notre sensibilité. Ce n’est en aucun cas un festival du « je parle de moi », mais un festival du « j’ai peur de parler de moi ».</p>
<p><strong>Et plus concrètement sur scène ? </strong></p>
<p>Vous allez vivre un moment rare face à des acteurs qui liront des textes qu’ils n’ont jamais joués. Le spectateur peut se sentir proche d’un comédien qui ne connaît pas forcément son bouquin. Il devrait partager quelques craintes et se demander : « va-t-il y arriver ? ». Chaque lecture ne dure pas plus de 40 minutes. Mais, la durée importe peu. Il faut surtout être prêt à écouter des textes profonds et touchants sur la guerre, les femmes, les autres, la terreur&#8230; <span class="has-pullquote" data-pullquote="Personne ne se sentira exclu parce que ces livres parlent à tout le monde. Une seule page de l’un d’entre eux peut changer ta vie. ">Personne ne se sentira exclu parce que ces livres parlent à tout le monde. Une seule page de l’un d’entre eux peut changer ta vie. </span></p>
<p><strong>Avez-vous des coups de cœur ?</strong></p>
<p>Bouli Lanners va lire le bouquin d’un mec (<em>ndlr : Phil Klay</em>) qui a remporté le National Book Award, le plus grand prix qu’on puisse obtenir aux Etats-Unis. Il a fait la guerre en Irak et il a écrit un recueil de nouvelles. Il fallait trouver quelqu’un pour lire ça ! Pour rendre compte d’une certaine souffrance, même si l’on est finalement loin de la guerre en Irak. On a choisi Bouli parce qu’il a le corps d’un homme de 40–50 ans, un peu fatigué. Il n’a jamais lu sur scène et il ne le fera plus jamais après.</p>
<p><strong>Auriez-vous aimé être écrivain ?</strong></p>
<p>Non, je n’ai pas cette prétention, j’ai trop de respect pour les textes et les lecteurs, vraiment. D’ailleurs, pour raconter quoi ? Mes années de douleur, comme Charles Aznavour ? Moi, je ne confonds pas se confier et se répandre. Et puis, je suis tellement paresseux… tu peux pas imaginer. C’est difficile de parler de soi. Et finalement, il y a tant de mecs qui expriment souvent ce que je ressens mieux que moi.</p>
<p><strong>Allez-vous lire vous-même ?</strong></p>
<p>Non, je l’ai fait la première année et je me suis rendu compte qu’il ne suffit pas d’apprécier un texte pour bien le lire. Cette fois là, j’étais accompagné de Laurent Gaudé, et ce fut une catastrophe. J’ai eu peur.</p>
<p><strong>Quel est votre livre préféré ? </strong></p>
<p>Le plus grand livre de tous les temps, ce seraient en fait quatre livres : Le Quatuor d’Alexandrie. Alors que je ne suis pas fan de l’écrivain… mais pour moi, il y a un avant et un après Lawrence Durrell.</p>
<p><strong>Quid de la littérature belge ? </strong></p>
<p><span class="has-pullquote" data-pullquote="Ce que j’ai voulu éviter avec ce festival, c’est le côté fumeur de pipe qui lit de la poésie">Ce que j’ai voulu éviter avec ce festival, c’est le côté fumeur de pipe qui lit de la poésie</span>. En général, quand je vois arriver un écrivain belge, soit c’est une écrivaine, soit c’est un mec qui fume une pipe en me demandant des conseils&#8230; De toute façon, la bonne littérature ne s’embarrasse pas des frontières.</p>
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