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	<title>LM magazine &#187; Biennale Mons 2018</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>L&#8217;art habite la ville</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Apr 2019 01:00:27 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Biennale Mons 2018]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ville de culture, Mons regarde l&#8217;avenir avec confiance, mais sans oublier ses racines. Pour preuve la semaine de liesse (celle du Doudou) qui agite ses moindres artères chaque année à la mi-juin. Le folklore régional irrigue d’ailleurs la programmation de &#8220;L’art habite la ville&#8221;, conçue par Baptiste Fiore. <em>« Nous, les Montois, avons des souvenirs communs. Enfants, nous allions tous à la plage au même endroit, par exemple. J’ai trouvé amusant de lancer les artistes sur ce thème »</em>, détaille le chargé de projet, qui a misé sur une vingtaine d’œuvres très diversifiées pour garnir ce musée à ciel ouvert.</p>
<div id="attachment_97932" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-97932" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/03/c-noir-artist-300x181.jpg" alt="© Noir Artist" width="300" height="181" /><p class="wp-caption-text">© Noir Artist</p></div>
<p><strong>Célébrer le patrimoine</strong></p>
<p>Locale de l’étape, la photographe Laurence Vray accroche aux fenêtres murées de la rue d’Enghien les images de ses propres filles, capturant l’évanescence du passage à l’âge adulte. Tout autre public, mais même thème pour Olivier Sonck. Le Tournaisien a recueilli lors d’ateliers d’écriture, à la maison d’arrêt de Mons, la parole de détenus s&#8217;exprimant sur leurs jeunes années. Ce spécialiste de l’art &#8220;graphico-littéraire&#8221; en tire de jolies formules s’affichant sur les murs de la prison. <em>« Il a mis au point une peinture qui s&#8217;estompera bientôt, ne laissant que des traces, comme nos souvenirs d’enfance »</em>, confie Baptiste Fiore. Flânant du côté du square Roosevelt, ne manquez pas non plus la sculpture de David Mesguich, &#8220;glitch artist&#8221; de son état, du nom de ce courant esthétisant les anomalies numériques, les écrans victimes de bugs informatiques. Ce Français installé à Bruxelles puise dans les légendes du cru. Il réveille ainsi la jeune fille livrée au célèbre <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/11/02/lhomme-dragon-mort-2/" target="_blank">dragon de Mons</a> en amoureuse encadrée de papillons – ceux qui s’agitent dans son ventre, bien sûr.</p>
<div id="attachment_97933" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-97933" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/03/coli-b-300x300.jpg" alt="© Oli-B" width="300" height="300" /><p class="wp-caption-text">© Oli-B</p></div>
<p><strong>On partage ? </strong></p>
<p>Si l’art prend ses quartiers en ville, il n&#8217;en oublie pas ses habitants. Chacun est invité à se réapproprier ruelles et pavés et, surtout, à partager l’espace public. Après avoir convié plusieurs générations de Montois à se faire tirer le portrait, l’association Blanc Murmure leur a proposé de dessiner une photo, la leur ou celle des autres, sur des nichoirs exposés Place du Parc. Une référence à peine dissimulée au cocon familial, et une façon d’appréhender la cité avec poésie.</p>
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		<title>Biennale Mons 2018</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Sep 2018 03:20:28 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale Mons 2018]]></category>
		<category><![CDATA[Mons]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Plus de 300 rendez-vous, deux millions de visiteurs, cinq nouveaux musées, deux salles de concert, une cité rénovée… En 2015, Mons s&#8217;est métamorphosée, livrant un bel héritage. <em>« Ne serait-ce qu&#8217;en matière de bâtiments, tel l&#8217;Arsonic. Les places, les rues ont changé</em> », remarque Philippe Degeneffe, directeur général de Mons arts de la scène (Mars). Ce bouleversement n&#8217;est pas seulement matériel. <em>« Les Montois ont modifié leur manière d&#8217;appréhender la culture</em>, se réjouit Caroline Kadziola, secrétaire générale de la Fondation Mons 2025. <em>Au-delà de cette fierté retrouvée, ils ont vécu des expériences hors des institutions, parfois intimidantes »</em>. On le sait, les lendemains de fête sont délicats. Il s&#8217;agissait de ne pas laisser retomber le soufflé. C&#8217;est tout l&#8217;objet de cette Biennale. En cela, <em>« Lille 2004 et lille3000 furent des références »</em> et cette nouvelle année de réjouissances sera traversée par un fil conducteur : &#8220;Habiter la ville&#8221;.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-89050" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/08/think-tank-residences-workshop-c-quentin-top-300x200.jpg" alt="Think Tank - Résidences - Workshop © Quentin Top" width="300" height="200" />Niki de Saint Phalle ouvre la voie </strong></p>
<p><em>« Il est temps pour les habitants de se réapproprier l&#8217;espace public</em>, observe Loïc Clairet, directeur culturel de la fondation Mons 2025. <em>C&#8217;est à eux de faire vivre la cité, mais aussi le territoire au-delà du ring »</em>. L&#8217;ambition n&#8217;est donc pas seulement artistique. <em>« C&#8217;est un engagement sociétal</em>, assure Xavier Roland, directeur du pôle muséal. <em>Citoyens, artistes, universités ou entreprises, nous réfléchissons ensemble à la ville de demain, face aux enjeux climatiques, migratoires, économiques…</em> ». A la manière d&#8217;une agora, mais ludique. En cela,<a href="https://www.lm-magazine.com/?p=89056" target="_blank"> Niki de Saint Phalle, sujet d&#8217;une vaste rétrospective au BAM</a>, fut une grande source d&#8217;inspiration. <em>« C&#8217;est l&#8217;une des premières artistes à avoir créé un trait d&#8217;union entre la ville et le musée »</em>. Notamment avec <em>Hon</em> (Elle), l&#8217;une de ses fameuses &#8220;Nanas&#8221; de 28 mètres réalisée en 1966 à Stockholm et dans laquelle les spectateurs pouvaient entrer&#8230; <em>« Elle pointait déjà l&#8217;urgence de ré-humaniser nos sociétés. C&#8217;est ce que nous allons accomplir ici »</em>.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/279427967" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/279427967">Kirina (Serge Aimé Coulibaly, Rokia Troaré / Faso Danse Théâtre, Ruhrtriennale) &#8211; (c) Margaux Vendassi</a> from <a href="https://vimeo.com/user9314204">les ballets C de la B</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><strong>Graffs vivants </strong></p>
<p>A l&#8217;image de cette exposition (ou celle consacrée à Giorgio de Chirico, début 2019), la Biennale sera rythmée par de grands rendez-vous théâtraux, culinaires, musicaux&#8230; on en passe. Citons Scala de Yoann Bourgeois ou <em>Kirina</em> de Serge Aimé Coulibaly, regroupant 40 figurants montois. Associée à la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale, la manifestation s&#8217;intéressera plus largement à la &#8220;paix et à la liberté&#8221;, notamment via un mapping grandiose projeté sur la Grand-Place et signé Dirty Monitor !</p>
<p><img class="alignright size-medium wp-image-89051" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/08/coup-denvoi-c-jef-behrin2-300x201.jpg" alt="Coup d'envoi © Jef Behrin" width="300" height="201" />Comme annoncé, le rôle des Montois sera primordial. Notamment avec les chorales, <em>« projets participatifs par excellence »</em> (telle L<em>a Grande Clameur</em>, unissant près de 500 chanteurs locaux) ou le temps fort &#8220;art en ville&#8221;, au printemps. Soit un parcours d&#8217;installations et de fresques (pérennes) mené par des artistes ou citoyens au cœur de la cité du Doudou. Comme les graffitis végétaux, réalisés avec de la moisissure et des pochoirs. <em>« On pourra les apposer un peu partout, à la condition de les soigner pour qu&#8217;ils restent vivants »</em>, indique Loïc Clairet, qui imagine aussi des jardins suspendus sur les abribus ou&#8230;. la plus grande raclette du monde ! <em>« Oui, la culture est un jeu, pas une prise de tête réservée à une élite »</em>. Alors, jouons !</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/cDr9fggtt-E" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>______________________________________________________</p>
<p><strong>Le Festin Mons-Borinage</strong></p>
<p>Pas de fête d&#8217;ouverture pour cette Biennale. Alors quoi, en guise d&#8217;apéritif ? Un festin ! Soit cinq jours de création théâtrale orchestrés par des Montois. Ou comment une pause-café dans un call-center se mue en révolution (Lutte des classes), un homme ne sait plus quel gadget actionner pour ouvrir la porte de chez lui (Un Hypnotique anonyme !), l&#8217;amour devient affaire de solitudes connectées (I Want You But I Want You to Want Me More)… Alléchant, n&#8217;est-ce pas ?</p>
<p><em>&gt;&gt; Mons, 11 &gt; 15.09, Théâtre Le Manège &amp; maison Folie, 1 spectacle : 5 €, <a href="http://surmars.be/" target="_blank">surmars.be</a></em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Programme :  </span><strong>12 &amp; 14.09 :</strong> Sarah Sleiman : Quand les oiseaux ne chantent plus, Salomé Cricks &amp; Iacopo Bruno : Lutte des classes // <strong>11 &amp; 15.09 : </strong>Sébastien Domogalla : Un hypnotique anonyme !, Carole Lambert : Tu fais la femme // <strong>13, 14 &amp; 15.09 :</strong> Collectif_sueur : I want you but I want you to want me more</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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