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	<title>LM magazine &#187; Bára Prášilová</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Bára Prášilová</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Sep 2016 09:49:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Bára Prášilová]]></category>
		<category><![CDATA[détournement]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
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		<category><![CDATA[photographie]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel est votre parcours? Comment êtes-vous devenue photographe ?</strong> J&#8217;ai d&#8217;abord voulu être ballerine, puis mannequin, mais cela n’a pas fonctionné  à cause de ma grande taille et d&#8217;une faiblesse cardiaque. Alors, je me suis lancée à l&#8217;âge de 18 ans, après avoir étudié l’économie&#8230; Pour faire mon intéressante je me baladais dans la rue et prenais n&#8217;importe quoi en photo. Mais progressivement, quelque chose a changé dans ma perception du monde.</p>
<p><strong>Comment travaillez-vous ?</strong> <span class="has-pullquote" data-pullquote="En bonne psychopathe je terrorise mon équipe sur le plateau pour obtenir le meilleur résultat !">En bonne psychopathe je terrorise mon équipe sur le plateau pour obtenir le meilleur résultat !</span> Je n’aime pas les surprises, j’essaie donc de tout préparer à l’avance. Notamment à partir de dessins précis grâce auxquels je concrétise mes idées les plus surréalistes dans la vraie vie. J&#8217;évite au maximum de tricher, de recourir à Photoshop.</p>
<p><strong>D&#8217;où viennent les étranges vêtements de vos mannequins ?  </strong> Ils sont créés pas des couturiers, loués dans des magasins, achetés dans des friperies ou même fabriqués selon mes propres croquis.</p>
<p><strong>Qui sont vos modèles et comment les choisissez-vous ?</strong> Cela dépend. Parfois ce sont mes amis ou des étrangers que j’aborde dans la rue. Mais la plupart du temps ce sont des professionnel(le)s.</p>
<p><strong>Quel est votre rapport avec le monde de la mode ?</strong> Disons que je préfère la mode que le monde de la mode.</p>
<p><img class="  wp-image-59676 aligncenter" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/08/portfolio_bara_prasilova_18-894x1024.jpg" alt="Miroko Maroko, 2015" width="485" height="556" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Par exemple, comment vous avez réalisé l&#8217;image<em> Miroko Maroko</em> ?</strong> <em>Zen magazine </em>m’avait demandé de réaliser la couverture de son numéro de printemps. Le mannequin devait symboliser une fleur avec des mains telles des feuilles qui poussent. Dans sa tête, on a planté une aiguille d’acupuncture qui lui sert à recevoir les informations  provenant de l’univers. Notons d&#8217;ailleurs que le mannequin sur la photo est une designer de renom et une bonne amie.</p>
<p><strong>Comment choisissez-vous vos couleurs ?</strong> Elles sont le reflet de mon état d’esprit. Dans les tons pastel et très douces, à l&#8217;image du monde dont je rêve. Par contre, les motifs « bizarres » renvoient à ma propre réalité.</p>
<p><strong>Que voulez-vous provoquer chez le spectateur avec vos photos ?</strong> Je veux qu&#8217;il rate son train parce qu’il regardait mes photographies !</p>
<p><strong>Décidément, l&#8217;humour semble être le moteur de votre œuvre&#8230;  </strong> L&#8217;humour noir est en quelque sorte ma langue maternelle. Cela me permet de parler librement. Il compense également un défaut d’émotions, en tout cas celles que je ne suis pas capable de montrer. Tout comme mes mannequins : ils n’ont pas d’expression, leur attitude en dit long.</p>
<p><img class="  wp-image-59677 aligncenter" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/08/portfolio_bara_prasilova_191-1024x769.jpg" alt="portfolio_bara_prasilova_19" width="720" height="541" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Votre sens de l&#8217;absurde traverse aussi votre oeuvre, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Lorsque vous êtes enfant et que vous ouvrez le frigo pour y trouver un embryon humain dans un pot de Nutella, tout semble normal après ça&#8230;.</p>
<p><strong>Pour qui travaillez-vous ?  </strong> Je collabore avec des studios de design, des couturiers, des agences publicitaires et des magazines. Mais, j’agis comme si je travaillais seulement pour moi. C&#8217;est ainsi que je construis mon boulot.</p>
<p><strong>Exposez-vous ?</strong> Très peu. Je ne cherche pas à le faire mais suis flattée quand on me le demande.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong> Je viens de terminer une grosse commande pour un théâtre national : la création d&#8217;un visuel pour sa prochaine saison. Peu de temps après, une de mes photos a été vendue aux magasins Ikea, partout dans le monde. Je reçois d&#8217;innombrables commentaires positifs pour ces images.</p>
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		<title>Bára Prášilová</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Sep 2016 07:50:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[Bára Prášilová]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Enfant, Bára Prášilová s’était imaginée ballerine, puis mannequin. Sa (trop) grande taille et une faiblesse cardiaque auront raison de ses rêves. Elle...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Enfant, <a href="http://www.baraprasilova.com/" target="_blank">Bára Prášilová</a> s’était imaginée ballerine, puis mannequin. Sa (trop) grande taille et une faiblesse cardiaque auront raison de ses rêves. Elle s’est alors vengée de ces désillusions dictées par le corps en lui infligeant d’incroyables contorsions. Enfin, surtout à celui de ses modèles, affublées de jambes extensibles à l’infini, de chevelures folles ou, parfois, d’une tête posée sur des mains en guise de cou… Bien lui en a pris ! Son travail est régulièrement récompensé et plébiscité par de nombreux magazines ou grandes marques. Pour réaliser ces photographies qui mêlent réalité et fiction, codes de la mode et ceux de l’art, Bára possède une technique bien à elle. Elle s’emploie d’abord à dessiner ses idées, <em>« afin de trouver la meilleure solution pour ne pas trop tricher avec Photoshop et pouvoir shooter ces mises en scène surréalistes dans la vraie vie. Pour le reste, j’utilise mes talents de psychopathe pour terroriser mon équipe sur le plateau et obtenir le meilleur résultat possible ! »</em> Non, cette artiste installée à Prague ne manque pas d’humour. Noir, de préférence – <em>« c’est en quelque sorte ma langue maternelle »</em>. Paradoxalement, les couleurs de ses images sont très douces, dans des tons pastel. Se dégagent ainsi de son oeuvre une indéniable poésie, une délicate étrangeté et un sens certain de l’absurde. D’où lui vient ce penchant ? <em>« Lorsqu’enfant vous ouvrez le frigo pour y trouver un embryon humain dans un pot de Nutella, tout semble normal après ça »</em>. On n’en saura pas plus… Mais en a-t-on vraiment envie ?</p>
<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-59679" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/08/portfolio_baraprasilova_selfportrait_tif-120x76.jpg" alt="Autoportrait" width="120" height="76" /></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/09/06/bara-prasilova-2/" target="_blank">A LIRE ICI : L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></p>
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