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	<title>LM magazine &#187; Art modeste</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Hervé Di Rosa</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Dec 2018 06:25:49 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Une myriade de couleurs vives, de formes, de références. L&#8217;impression de parcourir une œuvre monde&#8230; Pénétrant dans la villa Way Side, le visiteur est d&#8217;emblée saisi par l&#8217;oecuménisme pictural s&#8217;étalant sur les murs. L&#8217;anarchie ? Il y a de ça. <em>« Quand j&#8217;ai commencé en 1977, j&#8217;avais 18 ans, j&#8217;écoutais les Clash et les Sex Pistols. Le punk fut libérateur. Ces musiciens n&#8217;avaient pas de technique ni de matériel, mais des trucs à dire. Et ils les disaient</em>, explique l&#8217;artiste avec son bel accent méditerranéen. <em>C&#8217;était pareil pour moi, je n&#8217;avais pas de talent particulier ni d&#8217;argent pour payer mes toiles, alors je peignais sur des morceaux de papier, de tissu, de carton… »</em>.</p>
<p>Peu emballé par ce qui se voyait alors dans les musées (<em>« trop bourgeois, académique »</em>), l&#8217;ancien élève des Arts décoratifs de Paris découvre le graffiti à New-York auprès de Keith Haring ou de Futura 2000. Il s&#8217;illustre au début des années 1980 en initiant avec <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/02/02/robert-combas/" target="_blank">Robert Combas</a> (entre autres) la Figuration libre &#8211; soit la volonté de figurer librement toutes les cultures. Héros burlesques, tons vifs, composition épurée&#8230; Le mouvement emprunte beaucoup au 9e art, une influence majeure d&#8217;Hervé Di Rosa, qui a grandi avec <em>Métal Hurlant</em> ou <em>Bazooka</em>. <em>« <span class="has-pullquote" data-pullquote="Je suis un enfant de la BD">Je suis un enfant de la BD</span>, de l&#8217;illustration de pochettes de vinyles ou d&#8217;affiches de film. Ces images m&#8217;ont marqué au même titre que Jérôme Bosch ou Henri Matisse</em>, raconte-t-il. <em>Mais je me suis vite aperçu que le milieu de l&#8217;édition n&#8217;était pas pour moi. Mon ami Wolinski, à l&#8217;époque directeur de </em>Charlie mensuel<em>, m&#8217;avait publié deux fois mais prévenu : &#8220;c&#8217;est mal dessiné, il n&#8217;y a pas d&#8217;histoire&#8230;tu n&#8217;as aucun avenir ici !&#8221; »</em>.</p>
<div id="attachment_92965" style="width: 854px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-large wp-image-92965" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/11/xpo_hervedirosa_dirosousleau-844x1024.jpg" alt="Hervé DI ROSA, La bibliothèque de Victor Plat, 2017 © Pierre Schwartz - Courtesy FIMAC" width="844" height="1024" /><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ff0000;">Hervé DI ROSA, La bibliothèque de Victor Plat, 2017 © Pierre Schwartz &#8211; Courtesy FIMAC</span></p></div>
<p><strong>Melting-potes</strong></p>
<p>Hervé Di Rosa s&#8217;est ainsi créé une <em>« mythologie »</em> emplie de bonshommes loufoques, tels les &#8220;Renés&#8221;, ces cyclopes rouges à grosse bouche. «<em> Je n&#8217;avais pas de facilités en peinture, ces personnages me permettaient donc de représenter des types psychologiques ou formels, c&#8217;est un alphabet</em> ». Dans les années 2000, il fonde cette fois l&#8217;Art modeste pour lequel il érige un musée, <a href="http://miam.org/" target="_blank">le Miam*,</a> dans sa ville natale. Pour le dire vite, il s&#8217;agit de mettre l&#8217;art à hauteur d&#8217;hommes. <em>« Ce n’est pas un genre, mais un regard différent sur les choses. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Je pense qu'on peut apprécier de la même façon une planche de BD et la Chapelle Sixtine.">Je pense qu&#8217;on peut apprécier de la même façon une planche de BD et la Chapelle Sixtine.</span> Le but, c&#8217;est de rapprocher création contemporaine et populaire. Mon travail peut ainsi être apprécié par les amateurs d&#8217;art comme les néophytes, qui vont y trouver des références connues »</em>.</p>
<p><strong>Atelier nomade</strong></p>
<p>L&#8217;autre grande affaire d&#8217;Hervé Di Rosa, c&#8217;est le voyage. En 1993, il entreprend un vaste tour du globe, l&#8217;emmenant en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud&#8230; <em>« Cette envie est née d&#8217;une frustration, j&#8217;allais peu en vacances durant mon enfance. A Sète, je voyais les bateaux partir, toujours sans moi</em>, confie-t-il. <em>Pour autant, je déteste jouer les touristes et ne voulais pas refaire le coup de l&#8217;artiste-baroudeur, une idée très colonialiste. Le pittoresque et le folklore ne m&#8217;intéressent absolument pas. Je préfère rencontrer les gens aux quatre coins du monde pour apprendre à concevoir avec eux des objets et des images  »</em>. En témoignent ses bois couverts de laque et de nacre conçus dans un village vietnamien et exposés au Touquet, ou encore ses céramiques façonnées dans l&#8217;une des fabriques d’azulejos (carreaux de faïence) de Lisbonne &#8211; cette fois visibles <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/10/01/la-piscine/" target="_blank">à la Piscine de Roubaix</a>. <em>« C&#8217;est un atelier nomade, ces artisans interviennent sur mes peintures, comme si d&#8217;autres cultures venaient vivre chez moi »</em>.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/uEfPPPf8wEU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>A suivre </strong></p>
<p>Cette volonté d&#8217;ouverture, de mélange, n&#8217;a rien d&#8217;anodin à l&#8217;heure de la résurgence des nationalismes, donnant à son art une dimension essentielle. <em>« Oui, ce qui était au départ une démarche formelle est devenue politique. Il y a 30 ans, je pensais que la question européenne était réglée. Le métissage ou la révolution sexuelle semblaient acquis, mais sont désormais remis en cause&#8230; Cela me pousse à continuer, de prouver plus fort encore qu&#8217;on a toujours besoin des autres, car un artiste comme moi ne peut exister seul&#8230;». </em>De par son foisonnement, ce parcours chronologique en est l&#8217;illustration parfaite. <em>« Mais j&#8217;ai encore du pain sur la planche</em>, assure le Français, qui s&#8217;intéresse maintenant au cristal de Bohême. <em>Dites-vous bien que cette exposition n&#8217;est pas une rétrospective, mais une introduction ! »</em> Message reçu.</p>
<p><em>* Musée International des Arts Modestes</em></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/12/01/herve-di-rosa-3/" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
<p><em>Photo portrait (<span class="">© Victoire Di Rosa)</span></em></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-93136" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/11/xpo_herve-di-rosa-1-225x300.jpg" alt="© Victoire Di Rosa" width="225" height="300" /></p>
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