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	<title>LM magazine &#187; André Dussollier</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>François Ozon &amp; André Dussollier</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Oct 2021 04:25:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[André]]></category>
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		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[François Ozon]]></category>
		<category><![CDATA[Tout s’est bien passé]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Qu’est-ce qui vous a donné envie d’adapter ce récit d’Emmanuèle Bernheim ? François Ozon : C’était une amie, je l’ai rencontrée lors...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/10/01/francois-ozon-andre-dussollier/">François Ozon &#038; André Dussollier</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qu’est-ce qui vous a donné envie d’adapter ce récit d’Emmanuèle Bernheim ?</strong></p>
<p><strong>François Ozon :</strong> C’était une amie, je l’ai rencontrée lors de la réalisation de <em>Sous le sable</em> dont elle a finalisé le scénario, puis on a continué à travailler ensemble sur plusieurs films (ndlr : <em>Swimming Pool</em> ou <em>Ricky</em>). En 2013, elle a écrit ce beau livre racontant son expérience avec son père. Elle m’avait demandé de l’adapter mais c’est une histoire tellement intime que je ne m’en sentais pas capable. Hélas, Emmanuèle a développé un cancer foudroyant, elle est décédée en 2017. Après sa mort, j’ai relu son livre et je me suis senti prêt.</p>
<p><strong>Est-il question d&#8217;un film politique défendant le droit à mourir dignement ?</strong></p>
<p><strong>François Ozon :</strong> Non, le sujet de l’euthanasie reste secondaire. Pour moi, il s’agit avant tout d’une histoire familiale. Nous sommes face à un père qui demande à sa fille de l’aider à en finir alors qu’elle a toujours rêver de le tuer, enfant, car il était odieux avec elle. Que va-t-elle décider ? C’est ce dilemme qui m’intéressait, et puis aussi cet homme, aimant tellement la vie qu’il veut mourir… Tous ces paradoxes me fascinaient.</p>
<p><strong>Vous pointez tout de même un fait de société. Vous considérez-vous comme un cinéaste engagé ?</strong></p>
<p><strong>François Ozon :</strong> Porter à l’écran la vie de personnes qu&#8217;on connaît comporte une responsabilité. Je devais être à la hauteur d’Emmanuèle que j’aimais beaucoup. Je suis engagé dans le sens où j’aborde un sujet grave. Cela dit, mon film n&#8217;apporte pas de réponses définitives. Tant qu’on n’est pas confronté à cette situation, il est difficile d’avoir un avis tranché… Pour autant, j&#8217;ai ressenti le poids psychologique sur les enfants qui doivent organiser un tel acte. Surtout lorsque c&#8217;est illégal comme en France. Et ça ce n’est pas normal. On doit réussir sa mort comme sa vie.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/cCcpprSymaU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Le thème est lourd, pourtant vous évitez l’écueil du mélodrame en injectant de l&#8217;humour…</strong></p>
<p><strong>François Ozon :</strong> Oui, je voulais me situer du côté de la vie et de sa cocasserie. Par exemple lorsque les personnages sont au restaurant La Coquille, Sophie (<em>ndlr : Marceau</em>) claque la porte d’entrée, le &#8220;q&#8221; tombe et ça devient &#8220;couille&#8221; (<em>rires</em>). Ce contraste m’intéressait. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Il fallait éviter le pathos avec un tel sujet.">Il fallait éviter le pathos avec un tel sujet</span> J&#8217;ai recherché une certaine élégance, en adéquation avec la pudeur de cette famille. Pour tout dire, la direction d’acteurs fut parfois compliquée car Géraldine et Sophie étaient en larmes après chaque scène. Je devais leur demander d’arrêter, car André n’aimait pas les &#8220;pleureuses&#8221;.</p>
<p><strong>Comment saviez-vous qu’André Dussollier pouvait incarner un tel personnage ?</strong></p>
<p><strong>François Ozon :</strong> Je l’ai découvert ! C’est un grand acteur. Au début j’avais un peu peur. Qui accepterait de jouer défiguré et de rester allongé durant deux mois ? Mais André est un peu kamikaze, plus les défis sont grands et plus il est excité ! J’avais d’abord pensé à Fabrice Lucchini mais il a refusé le rôle (comme celui du cardinal Barbarin dans <em>Grâce à Dieu</em>) et tant mieux, finalement !</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/aN8qu3rSR38" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>André Dussollier :</strong> C’est vrai, j’aime les défis. Dans les années 1990, je me souviens avoir vu <em>L’Impasse</em> de Brian Palma dans lequel jouait Sean Penn… et je ne l’ai pas reconnu ! Cette métamorphose m’est alors apparue comme le summum du travail de comédien. Depuis, j’ai toujours revendiqué cette envie. Ça m’est arrivé en incarnant Staline dans <em>Une exécution ordinaire</em>, et aujourd’hui avec André Bernheim.</p>
<p><strong>Comment avez-vous préparé ce rôle ?</strong></p>
<p><strong>André Dussollier :</strong> François Ozon m’a transmis une vidéo enregistrée par André Bernheim, dans laquelle il affichait sa volonté de mourir. Je me suis beaucoup appuyé sur ce témoignage. Ce personnage s’octroie toutes les libertés, il est insolent, cynique, égoïste… Pour un comédien c’est une partition très riche.</p>
<p><strong>Il est aussi drôle parfois… </strong></p>
<p><strong>André Dussollier :</strong> C’est vrai, mais pas toujours volontairement. Ça valait le coup de l’incarner, ça m’a aussi permis de balancer à Sophie Marceau : <em>« qu’est-ce que t’étais moche quand tu étais petite » !</em></p>
<div id="attachment_124498" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/10/francois-ozon-andre-dussollier1.jpg"><img class="size-full wp-image-124498" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/10/francois-ozon-andre-dussollier1.jpg" alt="© Carole Bethuel / Mandarin Production Foz" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">© Carole Bethuel / Mandarin Production Foz</p></div>
<p><strong>Justement, François, pourquoi avoir choisi Sophie Marceau ? </strong></p>
<p><strong>François Ozon :</strong> C’était une évidence. Elle ne ressemble pas à Emmanuèle Bernheim mais sa vitalité lui correspond bien. Surtout, j’avais besoin, pour rentrer dans la vie de cette famille, où les relations sont cruelles, d’une actrice populaire suscitant d&#8217;emblée l&#8217;empathie.</p>
<p><strong>André, ce rôle vous a-t-il permis d’explorer une part inédite chez vous ?</strong></p>
<p><strong>André Dussollier :</strong> C’est certain, car je suis très attaché à l’aspect psychologique des personnages. Je suis fan de faits divers, où des gens assez lisses révèlent une monstruosité incroyable. J’ai aussi en mémoire <em>Shame</em> de Steve McQueen, avec ce personnage addict au sexe. Il y a beaucoup de pistes que j’aimerais explorer. Il y a plus de comédiens que de rôles, il est donc logique qu’on vous choisisse d’abord pour votre personnalité, mais petit à petit j’ai essayé de montrer que je pouvais proposer des choses différentes. C’est dommage de me proposer seulement maintenant d’escalader des montagnes alors que la plupart du temps, je me suis déplacé de la chaise au canapé (<em>rires</em>).</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Kheiron</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Nov 2018 05:40:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[André Dussollier]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Deneuve]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment présenteriez-vous <em>Mauvaises herbes</em> ?</strong> C’est un film familial traitant de thèmes assez durs comme la violence, l’exclusion, la rédemption… Mais ces sujets sont abordés sans pathos. L’humour est le meilleur moyen de porter un message. Faire rire quelqu’un c’est le désarmer et le rendre attentif.</p>
<p><strong>Pourquoi vous intéressez-vous aux jeunes en difficulté ?</strong> On entend des jugements négatifs sur les jeunes : on en a peur, on les exclut. Il faut aussi prendre le temps de les comprendre. Ils vont nous succéder, plaçons-les dans les meilleures dispositions, pour qu’ils fassent mieux que nous !</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/0XYP6hX_hGE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Ce film comporte-t-il une part autobiographique ?</strong> J’ai effectivement accompagné des jeunes en difficulté. On m’avait choisi car j’avais un bon feeling avec les gamins considérés comme des délinquants. Sur le terrain, on se rend compte que chaque problème a sa solution. Il faut simplement être pédagogue.</p>
<p><strong>Ne revivez-vous pas aussi quelques moments plus dramatiques ?</strong> Je répondrais &#8220;oui&#8221; à cette question si je n’avais pas réalisé <em>Nous trois ou rien</em> (<em>ndlr : retraçant le trajet de ses parents, de l’Iran aux cités parisiennes</em>). Dans mon premier longmétrage, j’étais au maximum de ce qu’un être humain peut encaisser. Pour l’occasion, j’ai perdu 13 kilos, arborant la barbe de mon père. Tandis qu’on me battait, j’imaginais ce qu’il avait vécu pendant sept ans et demi. En écrivant ce film, j’ai évoqué avec lui des sujets dont on n’avait jamais parlé auparavant : la torture, le viol en prison&#8230; Un enfant n’a pas envie de savoir ces choses-là.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/jTpPcZQkAw8" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Vous demeurez pourtant attaché à l&#8217;enfance ?</strong> Oui, je suis convaincu que le comportement d’un être humain se joue entre cinq et six ans. C’est une période charnière de l’existence. Je me sers de ce background pour expliquer qui est Waël.</p>
<p><strong>Comment avez-vous établi le casting de votre film ?</strong> <span class="has-pullquote" data-pullquote="Pour le rôle de Monique, j’ai tout de suite pensé à Catherine Deneuve. Cela m’amusait de la placer dans des situations incongrues. ">Pour le rôle de Monique, j’ai tout de suite pensé à Catherine Deneuve. Cela m’amusait de la placer dans des situations incongrues. </span>Elle n’a jamais été aussi négligée, comique, avec un tel lâcher-prise ! Et quel plaisir de l’associer à André Dussollier. Il a une palette de jeu infinie, entre le drame et la malice.</p>
<p><strong>Quelle importance avez-vous accordé à l’image ?</strong> Avant de réaliser <em>Nous trois ou rien</em>, je n’avais dû voir qu’une trentaine de films. Pourtant, j’ai tout de suite eu envie de produire du beau cinéma. J’adore la comédie, ses blagues tout en rythme, ses champs et contrechamps, mais j’affectionne aussi les plans-séquences. Alors, j’ai mixé les deux.</p>
<p><strong><em><img class="alignleft size-medium wp-image-91757" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/11/kheiron1-300x200.jpg" alt="Mars Films" width="300" height="200" />Mauvaises herbes</em> se termine relativement bien. N’offrez-vous pas au spectateur une vision magnifiée de la réalité ?</strong> J’aime les drames, être bousculé. Mais j’ai besoin d’une note d’espoir. J’ai horreur de sortir démoralisé d’une salle de cinéma. Alors certes, <em>Mauvaises herbes</em> se termine bien. Mais le destin de ces jeunes reste incertain… Il ne s’agit pas d’une histoire manichéenne où le héros règle tous les problèmes.</p>
<p><strong> Les films sur la jeunesse dans les banlieues ne sont pas rares. Quelle est la singularité du vôtre ?</strong> Il y a deux genres de film sur les cités, en France : ceux très noirs décrivant une certaine réalité, filmée caméra à l’épaule sur fond de misère sociale. Et puis il y a les héros attachants mais vraiment cons, cancres… Les banlieusards que je connais, et dont je suis puisque j’ai grandi à Pierrefitte, Stains et à la Courneuve, soit le triangle des Bermudes du ghetto, ne sont pas stupides. Sortir un film sur des banlieusards &#8220;normaux&#8221; devient un acte citoyen !</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/zLHueQQaSvM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Quelle est la part d&#8217;improvisation ici ?</strong> Dans mon spectacle<em> 60 minutes avec Kheiron</em>, je me concentre à la fois sur ce que je fais et sur le public. J’ai pris cette habitude de diviser mon cerveau. Sur le tournage, c&#8217;est exactement la même chose. Lorsque quelque chose ne fonctionne pas sur le plateau, je le sens avant tout le monde et je peux le rectifier. Trois de nos fous rires sont ainsi le fruit d’improvisations.</p>
<p><strong>Justement, qu’en est-il de votre spectacle ?</strong> Il est très simple et très compliqué à la fois. Vous ne savez pas ce que vous allez voir et je ne sais pas ce que je vais vous dire. C’est une autre proposition. J&#8217;aime désarçonner le public, mais sans jamais tomber dans la facilité. On obtient donc quelque chose d’inédit chaque soir. On adore ou on déteste, il n’y a pas de juste milieu !</p>
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		<title>Aimer, Boire et Chanter</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Apr 2014 07:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Resnais]]></category>
		<category><![CDATA[André Dussollier]]></category>
		<category><![CDATA[Hyppolite Girardot]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Vuillermoz]]></category>
		<category><![CDATA[Sabine Azéma]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><span id="more-16537"></span>Retour dans l&#8217;Angleterre du dramaturge Alan Ayckbourn vingt ans après <em>Smoking / No Smoking</em> (1993) : même ancrage campagnard, même passion pour les jardins, mêmes figures (le médecin, la professeure, le fermier,&#8230;) et même stylisation des lieux, ici épurés au maximum. Les façades sont réduites à de grands rideaux colorés et les jardins, à quelques massifs découpés dans du papier. Du théâtre filmé ? Non, car c&#8217;est justement ainsi que le cinéaste déploie son art si précis du découpage et de la mise en scène, organisant la valse des personnages autour d&#8217;un mystérieux absent.</p>
<p><strong>Vous n&#8217;avez encore rien vu</strong><br />
Jamais George Riley, atteint d&#8217;un cancer en phase terminale, ne nous sera montré. Mais tel un trou noir, il aimante l&#8217;attention et l&#8217;énergie de ses couples d&#8217;amis. George est d&#8217;ailleurs une véritable énigme. Comment peut-il susciter le désir de tant de femmes quand sa maison déborde de nourriture moisie ? La réponse ne viendra pas mais, réveillant chez chacun le souvenir d&#8217;occasions passées, George rappelle qu&#8217;il faut vivre avant qu&#8217;il ne soit trop tard. Et le théâtre, le jeu, sont là pour cela. Le drame n&#8217;est pas absent, évidemment, mais la malice et l&#8217;humour de Resnais, l&#8217;invention constante des acteurs, l&#8217;emportent sur tout. La mort attendra.</p>
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