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	<title>LM magazine &#187; anamorphose</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Georges Rousse</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Oct 2017 00:15:15 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« J&#8217;aime l&#8217;idée de mémoriser les lieux abandonnés. D&#8217;en conserver une dernière image poétique avant qu&#8217;ils ne disparaissent »</em>. La voix ténue de Georges Rousse domine à peine le froissement des papiers protégeant les immenses photos en cours d&#8217;accrochage. L&#8217;artiste est de ceux qui en disent plus avec les yeux qu&#8217;avec les mots. Alors que ses fascinantes anamorphoses continuent d&#8217;arpenter la planète, du Népal au Chili, il a posé ses pinceaux, le temps d&#8217;une escale, dans l&#8217;ancienne Banque de France de la cité minière. Ici, un cercle se dessine au milieu des parois tapissées de milliers de journaux internationaux aux images noircies – clin d&#8217;oeil aux monochromes de Malevitch. Là, un disque rouge baigné de lumière par des panneaux japonais, à la rencontre duquel s&#8217;élance un comptoir de bois incurvé. Telles des sculptures immatérielles, ses créations jouent avec les perspectives. Ces trompel&#8217;oeil s&#8217;étalent sur les murs, le sol, le plafond et se révèlent au spectateur au fil des pas. Façonnée en relief, l&#8217;oeuvre devient alors une image… en deux dimensions.</p>
<p><strong>La poésie de l&#8217;espace </strong></p>
<p>Comme souvent, cet endroit a été révélé au plasticien via une commande de la ville. Il est vrai que pour Georges Rousse, exposition rime avec intervention. <em>« Je suis régulièrement sollicité pour poser le premier geste, esquisser les pistes d&#8217;un futur possible »</em>. Funambule ou magicien, il se joue du vertige de cet instant en suspens, attendant la reconversion ou la destruction d&#8217;un lieu. <em>« Petit, les architectures en ruines étaient mes terrains de jeux. Après les avoir longuement photographiées, j&#8217;ai décidé d&#8217;en faire autant d&#8217;ateliers éphémères »</em>. Il s&#8217;imprègne de la configuration singulière de chaque site et de leur histoire pour en livrer une version poétique et spatiale. Son oeuvre, unique, repose enfin sur une tension constante entre l&#8217;intérieur et l&#8217;extérieur. <em>« C&#8217;est comme si je surplombais la ville, je m&#8217;imprègne des rumeurs qui me parviennent par les fenêtres brisées d&#8217;où entrent et sortent les oiseaux de passage »</em>.</p>
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