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	<title>LM magazine &#187; amérique</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>GREGORY CREWDSON</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 03:16:02 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Avant même d&#8217;évoquer l’exposition, il est question d&#8217;un regard. Celui que Crewdson pose depuis plus de trente ans sur l’Amérique ordinaire, ses maisons modestes, ses vies à bas bruit. Une vision façonnée par le cinéma, mais arrêtée net par la photographie. Ses images ressemblent à des films dont il ne resterait qu’un plan, mystérieux et définitif. À Charleroi, <em>Eveningside</em> rassemble trois séries réalisées entre 2012 et 2022, pensées comme une trilogie. Une décennie de création, mais aussi de vie, où se lit une évolution sensible du travail de l’artiste. Crewdson est absent — en tournage, dit-on. L’expression n’est pas anodine. Chaque image mobilise des équipes dignes d’un plateau de cinéma : décors métamorphosés, castings, accessoires minutieusement choisis, lumières réglées à l’extrême. Pourtant, rien ne bouge. Tout est figé, comme retenu par un souffle invisible.</p>
<div id="attachment_179140" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-179140" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/02/03-300x169.jpg" alt="Alone Street (An Eclipse of Moths), 2018-2019 © Courtesy Gregory Crewdson, Galerie Templon" width="300" height="169" /><p class="wp-caption-text">Alone Street (An Eclipse of Moths), 2018-2019</p></div>
<h3>En totale immersion</h3>
<p>La visite débute avec la série <em>Cathedral of the Pines</em>. Des images en couleur, baignées d’une lumière douce. Parmi elles, <em>The Disturbance</em>, montre une femme dans une maison en bois, trois individus à la lisière d’une forêt, la neige qui absorbe les sons. Réalisé dans le Massachusetts, cet ensemble marque un retour à la création après une période de silence. On y sent l’idée de refuge, de réconciliation avec un lieu, avec soi-même. Puis le décor se fissure. Avec <em>An Eclipse of Moths</em>, les formats s’élargissent, les rues se vident, la lumière devient plus crue. Une femme arrêtée à un feu rouge sous la pluie, un homme qui la fixe depuis sa maison&#8230; <span class="has-pullquote" data-pullquote="« On a toujours le sentiment qu’il y a un avant ou un après »">« On a toujours le sentiment qu’il y a un avant ou un après »</span>, explique Jean-Charles Vergne, commissaire de l&#8217;exposition. « <em>Mais la photographie ne livre jamais la clé </em>». Ces images évoquent l’effondrement d’une ville industrielle et, plus largement, celui d’un rêve américain à bout de souffle. Enfin, Eveningside. Le noir et blanc s’impose. Une ville fictive, recomposée à partir de bourgades bien réelles. Garages, bureaux, vitrines : les personnages sont souvent au travail, comme réduits à leur fonction sociale. L’atmosphère est crépusculaire, proche du film noir. Les références à Fritz Lang ou à Antonioni affleurent sans enfermer les images dans la citation. Ce qui relie ces trois ensembles, c’est la tension entre immobilité et durée. Les mêmes visages réapparaissent, vieillissent. Le visiteur aussi mesure le temps qui passe : il faut revenir, contempler, accepter de ne pas tout comprendre. Crewdson ne raconte pas l’Amérique ; il suspend l&#8217;instant et invite à ralentir.</p>
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		<title>ROMAIN NIGITA </title>
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		<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 23:45:29 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 1989, The Simpsons croquent la société américaine — et, par ricochet, la nôtre — avec un humour à la fois tendre et féroce. L&#8217;ensemble a d’ailleurs mieux résisté au temps que son cousin dégénéré, South Park, dont la satire, plus brutale et arrimée à l’actualité immédiate, accuse parfois le coup. Certes, le ton enthousiaste de Romain Nigita peut se révéler par moments un peu touffu. Mais rien qui entame réellement le plaisir de lecture, tant les informations qu’il rassemble se montrent éclairantes. De l’histoire de Matt Groening aux thèmes abordés (famille dysfonctionnelle, religion, capitalisme…), de la naissance de la série à son impact sur notre monde, ce livre prend des allures d’indispensable guide de visionnage.</p>
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		<title>Une Histoire pop</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Dec 2021 23:13:31 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Quatre scénaristes rêvent d’écrire une série inspirée du livre de Howard Zinn, <em>Une Histoire populaire des États-Unis</em>. Depuis leur bureau, Linda, Rachel, Gino et Lauren composent leur film idéal. Mais des différences de points de vue sur l’Histoire font surface, révélant les idéologies de chacun. Ils vont alors devenir les héros de leur série&#8230; Cette épopée hors norme offre une plongée au cœur de l’Amérique, de 1492 à aujourd’hui, en quatre épisodes.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/V99HK4uzzgY" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Tiré à quatre épingles</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 16:50:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[American Gothic de Grant Wood]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Vous souvenez-vous des pin’s ? Si vous êtes âgés de plus de 30 ans, sans doute avez-vous un jour percé vos vestes en jean avec ce fétiche de la culture pop des années Dorothée. Tombées en désuétude à l’aube du nouveau millénaire, nos petites épingles métalliques connaissent une seconde vie plutôt classieuse sur le Web, grâce à un couple de designers installés à Los Angeles. Amateurs d’art, ces Américains ont initié en 2016 <a href="https://www.pinmuseum.org" target="_blank">le projet Pin Museum</a>, regroupant les imitations de quelques chefs-d’œuvre antédiluviens ou contemporains.</p>
<div id="attachment_119599" style="width: 250px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/02/tetes-de-lart-21.png"><img class="size-medium wp-image-119599" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/02/tetes-de-lart-21-240x300.png" alt="(c) Pin Museum" width="240" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Pin Museum</p></div>
<p><em>La Joconde</em> de De Vinci, <em>Le Cri</em> de Munch, <em>Le Fils de l’homme</em> de Magritte, <em>American Gothic</em> de Grant Wood, <em>La Nuit étoilée</em> de Van Gogh… Leurs pièces sont vendues dix dollars (soit un peu plus de huit euros) et cette collection n’a d’autre objectif que de démocratiser l’histoire de l’art <em>« auprès d’un large public, au-delà des barrières institutionnelles »</em>. Toujours plus vintage, le duo a également ressuscité la mode du patch (ces écussons à coudre ou thermocoller avec un fer à repasser sur ses fringues déchirées), avec cette même approche esthétique.</p>
<p><strong>C’était vraiment très intéressant</strong></p>
<p>Sinon, parmi une foultitude de brocantes numériques, et dans un tout autre genre, citons aussi l’<a href="https://www.internetpin.co" target="_blank">Internet Pin Company</a>. Lancé en 2018 par Emiland de Cubber (un ingénieur un peu geek sur les bords), ce site conjugue ses passions pour l’informatique, le vintage et la déconne. Mais pourquoi ? <em>« Il y a quelques années, j’ai retrouvé dans la grange de mes parents un vieux classeur poussiéreux. Abandonné au fond d’une malle, il renfermait en réalité un trésor inestimable. Sur chacune des pages, au milieu des dizaines de pin’s publicitaires, un petit arbre doré attira mon œil. Il s’agissait d’un pin’s de la société Bull, fleuron français de l’informatique des années 1980-90, et employeur de mes deux parents pendant 30 ans</em>, annonce fièrement notre homme sur ledit site. <em>J’ai alors chassé la poussière de ce classeur et décidé de reprendre cette collection &#8221; informatique vintage &#8220;… »</em>.</p>
<div id="attachment_119664" style="width: 276px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/01/tetes-de-lart-21.png"><img class=" wp-image-119664" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/01/tetes-de-lart-21-300x300.png" alt="(c) Internet Pin Company" width="266" height="266" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Internet Pin Company</p></div>
<p>Parmi ces petites pépites, on trouve des pièces antédiluviennes chinées par-ci par-là (à l’effigie d’Atari ou de Canon) mais aussi quelques créations plus personnelles, comme cette épinglette affichant en lettres dorées votre noble appartenance à la Cogip, <em>« réservée à l’élite de l’open space, elle peut être accrochée sur un veston en tweed pour une symbiose corporate totale »</em>. On attend maintenant le retour des badges – on vous préviendra sur votre Tatoo, ou par Minitel.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/lIDVl56EgcU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/2lm9Sq-HPWM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>George Takei &amp; Harmony Becker</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Apr 2020 03:00:26 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans les seventies, la série <em>Star Trek</em> promouvait l&#8217;ouverture à l&#8217;autre, de quelque galaxie qu&#8217;il vienne. George Takei, l&#8217;interprète du personnage de Sulu, devait goûter à l&#8217;ironie de la situation. Après Pearl Habour, en décembre 1941, il avait connu les camps d&#8217;internement, comme 120 000 américains d&#8217;origine japonaise. Âgé de cinq ans à l&#8217;époque et né dans une famille totalement intégrée, le petit George ne comprend évidemment pas tous les enjeux d&#8217;une telle situation. Si le dessin de Becker illustre le propos sans vraiment l&#8217;enrichir, on est rapidement pris par cette histoire. D&#8217;abord contée à hauteur d&#8217;enfant, elle témoigne aussi de la situation actuelle, évoquant par exemple quelques mesures xénophobes prises par Trump. Un témoignage bienvenu.</p>
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		<title>Joe Cavazos</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2020 08:00:30 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>En mars 2019, Joe Cavazos s’est lancé un défi : réaliser chaque jour une image originale, histoire de pimenter sa créativité. <em>« Peu après le début du challenge, j’ai trouvé la photo d’une femme entrant dans une station de métro »</em>, se souvient l’Américain. La scène, anodine, a déclenché une réflexion qui l’est beaucoup moins : <em>« peu importe la vitesse à laquelle on avance, on laisse forcément un mouvement derrière soi »</em>. Mais comment le matérialiser ? Ainsi naquit la série <em>The Pixel Stretch</em>, soit &#8220;l’étirement du pixel&#8221;. Ici un basketteur en pleine extension, là un skateur défiant les lois de la gravité, une coureuse de fond évoluant au-dessus du sol… Quelle que soit l’attitude de ses modèles, ce virtuose du Photoshop déniche toujours le moyen de prolonger leurs actions ou contorsions. Il les symbolise via de longues courbes ou sillons colorés semblant jaillir de leur corps. Le concept est simple, mais la technique autrement plus exigeante. Réduits à l’essentiel, ces camaïeux traduisent à merveille l’énergie déployée par ces personnages et subliment in fine nos traces de vie. Derrière les exploits des danseurs et athlètes (des photographies dénichées çà et là) il s’agit aussi pour le Texan de <em>« capturer le passage du temps »</em>, par essence insaisissable. En témoigne ce vieil homme appuyé sur sa canne, dont l’immobilité est ornée d’un bel arc-en-ciel, rendant éternel un instant banal et éphémère. Car Joe Cavazos a de la fuite dans les idées.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=112221" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
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		<title>Joyce Carol Oates</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2017 04:50:35 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>« La prose autobiographique ne m’a jamais attirée parce que je n’ai jamais eu le sentiment que ma vie était moitié aussi...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>La prose autobiographique ne m’a jamais attirée parce que je n’ai jamais eu le sentiment que ma vie était moitié aussi intéressante que ce que mon imagination pouvait faire de celle d’autrui</em> ». Voilà ce qu’on peut lire au beau milieu de Paysage perdu, de <a href="http://www.philippe-rey.fr/livre-Paysage_perdu-353-1-1-0-1.html" target="_blank">l’Américaine Joyce Carol Oates.</a> Son dernier livre qui est pourtant&#8230; un récit de souvenirs. À près de 80 ans, la prolifique écrivaine, <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2013/03/22/le-mysterieux-mr-kidder/" target="_blank">plus connue en effet pour ses oeuvres de fiction</a>, remonte le fil de sa mémoire. Elle raconte ses parents, issus d’un milieu modeste, sa grand-mère qui lui transmet le goût de la lecture, les petits boulots au lycée, les insomnies&#8230; De l’Amérique rurale des années 1940 aux hautes sphères universitaires, Oates dresse un portrait vif et aiguisé des mondes qu’elle a traversés, guidée par l’obsession des livres et de l’écriture. L’ouvrage est poignant lorsqu’elle convoque ses fantômes : une maison disparue, une petite soeur malade, un mari décédé. Avec humilité, elle souligne alors les limites du langage : « <em>les mots sont comme des oiseaux sauvages – ils viennent quand ils veulent, non quand on les appelle</em> ». Un paradoxe de plus pour celle qui a consacré sa vie entière à sa plume.</p>
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		<title>Chris Rock</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Sep 2017 00:00:53 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Si vous n’avez pas songé au meurtre, vous n’avez jamais été amoureux. Si vous n’avez pas saisi une boîte de mort aux rats en la fixant pendant 45 mn, vous n’avez jamais été amoureux. Si vous n’avez pas acheté une pelle, un sac et une corde pour en finir, vous n’avez jamais été amoureux</em> ». Irrévérencieux, caustique et toujours pertinent : Chris Rock incarne la puissance comique américaine. Aussi à l&#8217;aise dans <em>Le Flic de Beverly Hills 2</em> (1987) que dans <em>Two Days in New York</em> de Julie Delpy (2012), il embrasse sur scène des sujets graves comme le racisme, l’esclavage ou l’élection de Trump, qui serait « <em>l&#8217;état naturel de l&#8217;Amérique</em> ». Eh oui : « <em>Obama était une anomalie. Comme cette fille chaude au lycée : vous ne pouviez pas croire que vous étiez avec elle</em> ». C’est dans le mythique Saturday Night Live que le public l&#8217;a découvert. On se souvient aussi de son plaidoyer pour plus de diversité, lors de la 88e cérémonie des Oscars…déclenchant au passage une polémique avec une blague sur le travail des enfants asiatiques. Après neuf ans d&#8217;absence, il remonte donc sur les planches avec <em>Total Blackout</em>. Cette tournée qui l&#8217;emmène des USA vers l&#8217;Europe, en passant par le Moyen-Orient, devrait mettre tout le monde d&#8217;accord.</p>
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		<title>Neil Diamond</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Sep 2017 04:35:10 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Possédez-vous des albums de Neil Diamond ? Pas sûr. En revanche, il est quasiment certain que vous connaissez quelques standards composés par...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Possédez-vous des albums de Neil Diamond ? Pas sûr. En revanche, il est quasiment certain que vous connaissez quelques standards composés par cet Américain né à New York voici 76 ans : <em>Red Red Wine</em> (chanté par Tony Tribe, puis UB40), <em>I&#8217;m a Believer</em> (The Monkees), <em>Song Sung Blue</em> (Frank Sinatra ou Sacha Distel) sans parler de <em>Girl, You&#8217;ll Be a Woman Soon</em>, qu&#8217;Urge Overkill collera dans toutes les oreilles avec <em>Pulp Fiction</em>… Intronisé au <em>Songwriters Hall of Fame</em>, l&#8217;ex-employé du Brill Building (cette usine à tubes qui fit les belles heures de la variété américaine durant les 50&#8217;s et les 60&#8217;s), Neil Diamond aurait pu se la couler douce à Las Vegas. Ce qu&#8217;il fit, à partir des années 1980, assurant des shows dans les grands hôtels. Comme Elvis. Qui a chanté du Neil Diamond, lui aussi. L&#8217;histoire aurait pu s&#8217;arrêter là si Rick Rubin, l&#8217;homme des <em>American Recordings</em> de Johnny Cash, n&#8217;était intervenu. 12 Songs (2005) est ainsi un chef-d’oeuvre. Suivront quelques disques qui méritent franchement le détour (en dépit de pochettes atroces). Bref, applaudir Neil Diamond, ce n&#8217;est pas simplement aller voir un vieux monsieur ou un monument historique. C&#8217;est tutoyer un gigantesque pan de l&#8217;Amérique et relire quelques glorieux chapitres du <em>Great American Songbook</em>.</p>
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		<title>Weronika Gesicka</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jul 2017 07:00:16 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
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		<category><![CDATA[années 1960]]></category>
		<category><![CDATA[Archives]]></category>
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		<category><![CDATA[série]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Quelque chose cloche dans ces images. Ces fillettes en maillot de bain tenant le même ballon ont les bras trop longs, tandis que cette famille prend un malin plaisir à se verser du lait sur la figure. Et que dire de ces jeunes femmes perchées sur les épaules de leurs &#8220;boyfriends&#8221;, dont la tête a disparu dieu sait où… Issues de la série Traces, ces photographies témoignant de l’<em>American way of life</em> ont été déformées de manière étrange, engendrant des scènes qui ne jureraient pas dans un film de David Lynch. Un passé recomposé avec un sens de l’absurde certain par <a href="http://weronikagesicka.com/en/start-1/" target="_blank">Weronika Gesicka</a>. <em>« J’ai revisité des clichés provenant des archives américaines des années 1950 et 60, achetés à une banque d’images</em>, détaille l’artiste polonaise. <em>En les examinant de près, je ne savais pas exactement lesquels étaient authentiques, c’est à dire issus d’un véritable album de famille, ou créés pour une séance photo commerciale »</em>. Qui sont vraiment ces gens ? Quels liens les unissent ? Weronika ménage le doute, sur le fil entre réalité et fiction. Comme au sortir d’un rêve. <em>« Je travaille avant tout sur la mémoire, personnelle et collective. La façon dont nous percevons le passé, dont nos souvenirs évoluent avec le temps guide ma recherche</em> ». Certains événements ou visages persistent dans notre esprit, d’autres s’estompent mais laissent toujours une trace, et autant de lignes de fuite.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/07/07/weronika-gesicka-2/">RETROUVEZ NOTRE INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE ICI !</a></p>
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