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	<title>LM magazine &#187; A boire !</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>A boire !</title>
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		<pubDate>Fri, 31 May 2019 23:37:43 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Successivement nommé &#8220;boire-bouillie&#8221;, &#8220;cervoise&#8221;, &#8220;goud ale&#8221; ou bière (à partir du XVIe siècle), ce breuvage ne date pas d&#8217;hier. <em>« Au départ, il s&#8217;agit d&#8217;une boisson à base de céréales fermentées, très nourrissante</em>, explique Anne Labourdette, la directrice du musée de la Chartreuse. <em>Son origine remonte sans doute au néolithique, lorsque les peuples se sédentarisent, et donc cultivent »</em>. Elle est aussi évoquée en Mésopotamie, au moins 5000 avant J.C.. La mixture s&#8217;invitera ensuite en Égypte, en Grèce, à Rome ou chez les Gaulois (<em>« les premiers à la conserver dans des tonneaux »</em>) avant de conquérir le monde. Évidemment, son histoire est indissociable de celle des Hauts-de-France. <em>« Le Nord Pas-de-Calais est la deuxième région brassicole de France après l&#8217;Alsace. Elle comptait près de 2 000 brasseries au début du XXe siècle »</em>.</p>
<p><strong><img class="alignright size-medium wp-image-100288" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/05/rv_203540-1-208x300.jpg" alt="Chope au triomphe de Bacchus, Allemagne, xixe siècle © Musée du Petit Palais / Roger-Viollet" width="208" height="300" />Bonne pour bébé</strong></p>
<p>La bière, alors aromatisée avec des herbes ou des épices, <em>« demeurait plus salubre que l&#8217;eau de la rivière ou des fontaines »</em>, précise Anne Labourdette. D&#8217;abord monopole des religieux (<em>« qui devaient offrir le gîte et le couvert aux pèlerins »</em>), elle connaît un premier âge d&#8217;or au XVe siècle, notamment grâce à l&#8217;introduction du houblon (qui sous nos latitudes trouve un terroir propice). A Douai, Philippe le Bel accorde à la ville le droit de tenir commerce du grain. Au premier établissement, installé en 1076, succèdent ainsi beaucoup d&#8217;autres. 400 ans plus tard, des travaux menés sur la salubrité de l&#8217;eau, puis ceux de Pasteur sur la fermentation améliorent la conservation du précieux liquide. La production s&#8217;industrialise&#8230;</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-100293" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/05/8833-214x300.jpg" alt="Ben, Une bière pour oublier les impôts, 1987, vue d'exposition © Photo Julien Damien" width="214" height="300" />Jusqu&#8217;au milieu du XIXe siècle coexistent ainsi une trentaine de groupes dans le Douaisis, comme les Enfants de Gayant, seuls survivants de ces temps bénis (et délocalisés à Arques), désormais supplantés par les micro-brasseries. Au Musée de la Chartreuse, des photographies, objets d&#8217;époque ou vieilles enseignes rappellent cet important passé brassicole. Ce parcours préliminaire est aussi jalonné d&#8217;illustrations et publicités cocasses, dont une vante par exemple, en 1910, les vertus galactogènes de la bibine (&#8220;nourrissante&#8221; pour le nouveau-né&#8230;). Pour autant, <em>« le propos principal de cette exposition est de montrer comment les artistes ont représenté la bière »</em>, du monastère à la taverne, du champ à l&#8217;intimité du foyer.</p>
<div id="attachment_100289" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-100289" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/05/van-velde-jan-nature-morte-au-verre-de-biere.jpg" alt="© Rijksmuseum Amsterdam" width="800" height="874" /><p class="wp-caption-text">© Rijksmuseum Amsterdam</p></div>
<p><strong>Le bon grain de l&#8217;ivresse</strong></p>
<p>Parmi les pièces présentées dans l&#8217;ancien couvent, dont certaines remontent au XVIe siècle, on trouve des chopes en ivoire sculpté ou en argent ciselé, des services en cristal (témoins d&#8217;un véritable art de vivre) et beaucoup de toiles : natures mortes, portraits ou scènes de genre parfois sans équivoque&#8230; Evoquant Brueghel, le Flamand Adriaen Brouwer dénonce par exemple les ravages de l&#8217;ivresse dans une <em>Fête de village</em> émaillée de bagarres et de malaises. Dans <em>Les incompris,</em> le Parisien André Devambez immortalise des artistes déchus avec, au premier plan, Victorine Meurent, ex-modèle de Manet (pour <em>Olympia</em> ou <em>Le Déjeuner sur l&#8217;herbe</em>) noyant son désarroi dans l&#8217;alcool.</p>
<div id="attachment_100290" style="width: 222px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-100290" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/05/the-drinker-212x300.jpg" alt="© Karen Eland" width="212" height="300" /><p class="wp-caption-text">© Karen Eland</p></div>
<p>Plus loin, au style impressionniste de <em>La Cueilleuse de houblon</em> de Jules Boudry répondent sur de petites ardoises les aphorismes décalés du plasticien Ben, (&#8220;Une bière pour oublier les impôts&#8221;&#8230;) ou les œuvres Karen Eland. L&#8217;Américaine présente cinq tableaux, tous peints avec de la bière brune <em>« à la façon d&#8217;un lavis</em> », et non-dénués d&#8217;humour (tel ce <em>Drinker</em>, pastichant <em>Le Penseur</em> de Rodin). A déguster sans modération, pour cette fois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=100269&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE AUSSI : LE BRUSSELS BEER BUS, BIERE QUI ROULE</a></strong></p>
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