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	<title>LM magazine &#187; 2666</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Julien Gosselin</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jun 2016 02:21:25 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Les Tibétains ont une expression pour ça. Ils disent : <em>« quand tu arrives en haut de la montagne, continue de grimper »</em>. C’est un peu ce qui nous est venu à l’esprit quand on a appris que Julien Gosselin s’attaquait à <em>2666</em>, roman inachevé du Chilien Roberto Bolaño paru en 2004, après sa mort. Un pavé de 1 400 pages découpé en cinq parties autonomes mais liées entre-elles. On y suit un mystérieux écrivain, un universitaire qui se prend pour Marcel Duchamp, un journaliste qui enquête sur des meurtres de jeunes femmes au Mexique&#8230; Un labyrinthe dans lequel on n’est finalement pas surpris de trouver Julien Gosselin. Avant lui, en effet, personne en France n’avait osé porter sur scène<a href="https://www.youtube.com/watch?v=kyHw0ckL_Pg" target="_blank"><em> Les Particules élémentaires</em> de Michel Houellebecq</a>, autre fresque réputée inadaptable. On connaît la suite : une claque lors du Festival d’Avignon en 2013, cinq nominations aux Molières, un succès critique et public.</p>
<p><strong>Défi –</strong> Bref, le natif d’Oye-Plage aime les défis. <em>« C’est vrai, mais ce sont surtout mes goûts littéraires qui me dirigent vers ces œuvres-là »</em>. C’est-à-dire des <em>« romans-monde »</em> qui embrassent une multitude de récits, de lieux, d’époques… <em>« Après </em>Les Particules<em> j’avais besoin de trouver une matière au moins aussi ambitieuse, si ce n’est plus »</em>. Ce sera donc <em>2666</em>, qui mêle histoires d’amour, réalisme magique, polar… pour autant de thèmes abordés : la fin des utopies, la sauvagerie de l’Histoire et, surtout, <em>« le combat que se livrent violence et littérature »</em>, selon cet ancien de l’école du Théâtre du Nord.<em> « Plus j’avançais dans le roman et plus je me disais qu’il était impossible à adapter, en tout cas par moi. C’est finalement ce qui m’a poussé à le faire »</em>. Le défi, toujours.</p>
<p><strong>Belles lettres –</strong> En résulte un spectacle d’une demi-journée, car <em>« l’épaisseur du roman doit être ressentie par le spectateur. Il s’agit de pénétrer un monde, ça ne peut se réaliser que dans la durée »</em>. Paradoxalement, le 6e art jouit de cet avantage par rapport au cinéma : <em>« il permet de gérer le temps, de le ralentir ou l’accélérer »</em>. La longueur de la pièce dépend aussi de la vision de la mise en scène. Le Nordiste, qui est avant tout venu au théâtre <em>« par la littérature »</em>, respecte en effet grandement le texte, sa structure, ses personnages… lui restant fidèle comme l’était son adaptation des <em>Particules</em>. Ici, dans <em>2666</em>, <em>« il y aura donc cinq spectacles »</em>, conjuguant jeu d’acteurs, musique et vidéo. <em>« Cette transdisciplinarité est une évidence pour moi : adapter des œuvres comme celle-ci nécessite un maximum d’armes pouvant former un univers rapidement »</em>. Après trois semaines de travail au<a href="http://www.lephenix.fr/" target="_blank"> Phénix de Valenciennes, </a>auquel ils sont associés, et deux représentations en avant-première, Julien Gosselin et sa troupe s’envoleront pour Avignon, où ils sont désormais attendus.</p>
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