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	<title>LM magazine &#187; 18e siècle</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>A la française</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Jan 2016 13:46:25 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le titre de l’exposition renvoie bien sûr à cette comptine : <em>Nous n’irons plus au bois</em>. L’histoire veut qu’elle fut écrite par Madame de Pompadour pour les enfants durant Noël 1753. En fait, il semble qu’elle se soit inspirée d’une chanson relatant l’interdiction aux prostituées d’exercer leurs charmes dans les bois, reléguées qu’elles furent dans des petites cabanes (des bordes…) où elles se signalaient par un rameau de laurier. Ça commence fort !  Eh oui : s’il y a un endroit où l’on peut avoir l’esprit mal tourné, c’est bien ici !</p>
<p>La première des sept salles du parcours montre le terreau fertile sur lequel a poussé le thème de la Fête galante. Dès la première moitié du XVII<sup>e</sup> siècle, des tableaux de l’Europe du Nord dévoilent les divertissements de plein air de la haute société. Une peinture bardée de symbolisme où l’on ne joue jamais de la flûte innocemment, où la balançoire (ou escarpolette) demeure un prétexte pour mieux regarder sous les jupes des filles (<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/10/11/alain-souchon-2/">Alain Souchon</a> n’a rien inventé) comme en témoigne une belle reproduction de Nicolas de Launay d’après Fragonard. Où, encore, des petits animaux réputés pour leur fougue sexuelle (des lapins, des chiens) ne sont jamais loin des amoureux. Près de ces derniers, les petits oiseaux s’envolent souvent de leurs cages &#8211; ces symboles de la virginité &#8211; restées ouvertes …</p>
<p><strong>La belle campagne</strong></p>
<p>Mais c’est bien le Valenciennois Antoine Watteau qui établit le genre. Pièce maîtresse de l’accrochage (et rarement vue à hauteur de visiteur), son <em>Pèlerinage à l’île de Cythère</em> cristallise dès 1717 tous les codes de la Fête galante… Sa science du dessin, sa capacité à reproduire les attitudes, les regards, reflètent à merveille l’expression du sentiment amoureux qui faisait fureur à l’époque. L’un de ses glorieux élèves, François Boucher, était lui plus grivois. Ses scènes bucoliques (nous voici dans La Pastorale) sont peuplées de paysans idéalisés, vêtus comme des aristocrates, qui semblent plus intéressés par la chose que par le travail – ici les seins des jeunes femmes, par un hasard malencontreux, ont une grande propension à s’échapper de corsets pourtant très contraignants….</p>
<p>De leur côté, les toiles plus sages de Jean-Baptiste Oudry véhiculent l’image d’une France prospère notamment grâce à l’agriculture, bénéficiant d’un climat très salutaire  – alors qu’auparavant, sous Louis XIV, une vague de froid sans précédents fit geler le vin dans les carafes, d’où l’austérité qui régna&#8230; Durant cette période les arts décoratifs, aussi, connaissent leur heure de gloire. En témoignent ces porcelaines &#8211; un brin kitsch &#8211; de Saxe, de Vincennes, de Chelsea ou encore ces tapisseries : le Louvre-Lens expose d’ailleurs un carton très rare de Goya. Il y a enfin ces statues, sortes d’ancêtres de nos actuels nains de jardin. Une autre époque… qui ne durera pas. Quelques années plus tard les têtes ne tournent plus. Elles tombent !</p>
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