Les peintures d’Olivier Bonaffini cherchent à exploiter la part d’ombre et les addictions qui lient les hommes aux machines digitales. L’écran, ne permettant plus un rapport direct, engendre une distanciation, déformant et pervertissant même la qualité d’une expression. Il agit comme un filtre, lisse et indifférent, qui arrête le regard, estompe et empêche de voir.

En créant une esthétique de la dissimulation, voire de la disparition, Olivier Bonaffini effleure cette frontière entre le matériel et le spirituel et conteste, par l’effacement, cette relation aux machines, ce dysfonctionnement, cette anxiété.

Au travers de cette technique de recouvrement, une relation au temps est nécessaire afin de percevoir, de tenter de capter cette insaisissable sensualité, cette lumière intérieure, entraînant le spectateur dans une expérience sensorielle et méditative. Une temporalité discordante entre un monde en quête de sens et un rythme qui s’accélère.

Les trois séries exposées, Digital Immigrant, Hikikomori et Glitch, révèlent et interprètent des formes traumatiques, des distorsions, des perturbations et simulent un monde fictif où machines et hommes dans leur confrontation, nous laissent, pour qui prend le temps, entrevoir l’insaisissable… Disorder ! Trois séries qui jettent le trouble.

Informations
Bruxelles, Centre Culturel Jacques Franck

Site internet : http://www.lejacquesfranck.be

Du mardi au vendredi de 11h à 18h30, les samedis de 11h à 13h30 et de 14h à 18h30 & les dimanches de 14h à 17h et de 19h à 22h.

14.09.2018>31.12.2018