Home Best of Chroniques Erin Rae

Lighten Up

Good Memory

Venue de Nashville, capitale d’une certaine idée (conservatrice et peu inspirée) de la country, Erin Rae séduit pourtant en évoquant les légendes – d’hier comme d’aujourd’hui. On songe forcément à Joni Mitchell ou Bobbie Gentry. À un T. Rex éthéré (True Love’s Face, saisissant). Mais aussi à Weyes Blood ou Cate Le Bon (dont on ne dira jamais assez de bien, voir page 38). À la façon de Father John Misty ou Jonathan Wilson (qui produit d’ailleurs l’album) l’Améri- caine plonge ses racines dans les riches heures de l’Americana et d’une country finement orchestrée, mais s’enrichit de nombreuses trouvailles mélodiques et d’un vibrato séduisant. Et comme toujours, avec ce genre souvent méprisé dans nos contrées : quels textes !

Thibaut Allemand
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