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Figures libres

Alber

Petit, Alber était un peu l’artiste de la famille, « et cela n’avait rien d’un compliment ». À l’aise avec des crayons dans un foyer où l’on goûte surtout la musique, le natif de Tourcoing, désormais installé près de Bordeaux, s’est d’abord assuré une carrière de graphiste avant de vivre de ses oeuvres, exposées dans de nombreuses galeries. Pourtant, la démarche du trentenaire n’avait au départ rien de bien créatif. « Ce que j’aimais, c’était écrire mon nom illégalement dans la rue », sourit-il. Dans le Loir-et-Cher, où il a passé son enfance et son adolescence, les graffeurs ne sont pas légion, mais le jeune garçon nourrit sa culture urbaine à coups de séries culte (Le Prince de Bel-Air) et de rap américain. Quelques figures du graffiti dont il admire le travail (le Bruxellois Sozyone notamment) le conduisent à lâcher les lettrages pour du figuratif. Jusqu’à trouver son blaze, en hommage à son grand-père, et surtout son style. Soit de beaux visages représentés l’oeil en coin, avec jamais plus de trois camaïeux de couleurs, pour donner du volume. On admire aussi ce travail sur la courbe, étudié en amont sur ordinateur. Qu’il décline ses motifs sur les murs ou sur toiles, Alber reste fidèle à ses bombes de peinture, cherchant avant tout « l’impact visuel ». D’ailleurs, d’autres types de créations pourraient surgir dans l’espace public bordelais. « J’ai maintenant envie de travailler en 3D. En ce moment je réalise des sculptures en terre », confesse l’artiste, qui rêve toujours d’égayer la cité au détour d’un square ou d’une place.

A LIRE ICI : L’INTERVIEW D’ALBER

Marine Durand

À visiter / alber.bigcartel.com, @alberoner, @alber.artiste

À voir / Exposition Instantanés
Nancy, Galerie Goslin Kunst, jusqu’au 23.04. ven & sam : 11h-18h, gratuit

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