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Change

(Invada Records / PIAS)

Onze ans après un premier essai inusable, Anika publie un deuxième album. Certes, l’Anglaise expatriée à Berlin avait régulièrement donné des nouvelles, collaborant avec Beak> et signant trois albums au sein d’Exploded View. Cette nouvelle sortie sous son nom ne verse absolument pas dans la redite. Au krautdub des débuts, Anika préfère une pop sombre, reposant sur des nappes de claviers et de lourdes basses. On citera, au passage, les scansions martiales de Naysayer, Freedom et ses échos du Cabaret Voltaire ou l’inquiétante étrangeté numérique de Rights, qui n’est pas sans rappeler les aspects plus pop de Throbbing Gristle. Enfin, l’oeuvre s’achève sur Wait For Something, pas très loin de la Nico de Chelsea Girl (1967). Noir et brillant.

Thibaut Allemand
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