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La mode pour les Nuls

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Alain Chabat, Gérard Darmon, Dominique Farrugia et Chantal Lauby ont bien vieilli. Il en va de même pour La Cité de la peur. Sorti en mars 1994, le film d’Alain Berberian demeure, sinon un classique jamais égalé, un sommet de la gaudriole. Un Français a eu l’idée de lui rendre grâce à travers une marque de vêtements. Youpi, dansons la carioca avec Thomas Bossé.

“Attention chérie, ça va couper”. “Quand je suis content je vomis”. “Meurs, pourriture communiste !”. La Cité de la peur renferme un nombre incalculable de phrases légendaires. Thomas Bossé, lui, les connaît par cœur. Pour cause : « J’ai eu un cancer à l’âge de 18 ans et ce film m’a accompagné quotidiennement », explique-t-il, trouvant sa dose salutaire de rires dans le chef-d’œuvre des Nuls. C’était un autre temps, « où l’on pouvait se marrer de tout sans trop se justifier, ni être écrasés par le politiquement correct ». Aujourd’hui guéri, le trentenaire a voulu rendre hommage à sa “thérapie” en lui dédiant une marque de vêtements pour hommes, femmes, enfants et même bébés (il n’y a pas d’âge pour s’instruire).

Prenez un chewing-gum

Baptisée Tu bluffes Martoni !, en référence à l’injonction du commissaire Bialès (aka Gérard Darmon), cette ligne décline quelques citations phares en t-shirts, sweats et (évidemment) en masques. En cela, le “Prenez un chewing-gum Émile” ou le “Barrez-vous cons de mimes” sont particulièrement de circonstance – on ne vise personne… Une manière élégante de transmettre le témoin aux jeunes générations qui n’auraient pas encore vu le film, et surtout de servir une bonne cause. L’intégralité des bénéfices engrangés par l’entreprise (dont Thomas est le seul employé « non-rémunéré ») est en effet reversée à l’association “Dis camion !”, luttant contre le cancer du sein en sensibilisant chacune (et chacun) aux gestes de l’autopalpation. « C’est le cancer le mieux soigné et pourtant le plus meurtrier, soit un paradoxe insupportable ». Vous savez donc où cliquer pour qu’il ne vous arrive plus rien d’affreux maintenant – ça vous coûtera juste un doigt.

Julien Damien
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