Home Musique Quoi de neuf ?

Bertrand Belin, Jean-Louis Murat, Benjamin Biolay, Arno

© Bastien Burger

Les concerts de novembre sont annulés ou reportés

Nous nous sommes tant aimés… et nous ne vieillirons pas ensemble. Mais, qui sait ? Il est de ces artistes dont on s’amourache au premier essai, avant de s’en lasser, de s’en détourner. On les retrouve plus tard, certes changés, mais avec toujours ce je-ne-sais-quoi qui nous fait replonger.

Bertrand Belin

On se souvient de ses premiers essais. Une orientation chanson française, sage et bien coiffée, par ce guitariste de scène pour -M- ou Bénabar. Puis il y eut Hypernuit (2008) qui le plaçait dans les pas de Bill Callahan – mêmes timbre sépulcral et narration tordue. Depuis, le Morbihannais joue avec les mots, les répète jusqu’à l’absurde à la façon des poètes Charles Pennequin ou Christophe Tarkos. La voix, elle, évoque aussi Yves Montand… que Belin a repris récemment. Au théâtre d’Arras, il revisite son propre répertoire avec les Percussions Claviers de Lyon, histoire de vous surprendre un peu plus… mais ça fait partie du jeu, non ?

>> Boulogne-sur-Mer, 13.11, Théâtre Monsigny, 10 €, horaires : ville-boulogne-sur-mer.fr // Arras, 25.11, Théâtre, 22 / 12 €, horaires : tandem-arrasdouai.eu


Jean-Louis Murat

 On se souvient de ses premiers es- sais. Une orientation chanson fran- çaise, sage et bien coiffée, par ce crooner aux yeux bleus délavées accompagnant Mylène Farmer. Puis il y eut Dolorès (1996) et quelques sans-fautes. Depuis, le sexagénaire semble intouchable, et même si sa propension à se prendre pour Neil Young fait sourire, avouons que l’Auvergnat est opiniâtre : un album par an, façon Woody Allen. Alors, il faut aimer les phrases fielleuses et la mauvaise humeur… mais ça fait partie du jeu, non ?

>> Lille, 12.11, L’Aéronef, 18 h 45, 26 > 19 € www.aeronef.fr


Benjamin Biolay

On se souvient de ses premiers essais. Une orientation chanson française, sage et bien coiffée, par ce fils d’ouvrier lyonnais affublé d’une image de petit bourge qui lui colle à la peau. Trash Yéyé (2007) étonna et La Superbe (2010) transforma Biolay en icône de la pop française. Las, depuis, le meilleur ennemi de Luz joue l’écorché vif et, entre deux passages au jury de La Nouvelle star, se prend pour un sicario sous le soleil de Buenos Aires. C’en est franchement risible. Mais ça fait partie du jeu, non ?

>> Lille, 15.11, Théâtre Sébastopol, 19 h complet !, www.theatre-sebastopol.fr


Arno

On se souvient de ses premiers essais. Ah non, en fait : on était trop jeune. Mais Arno n’a jamais été sage ni bien coiffé. Et l’orientation chanson française est venue plus tard, pour mieux la tordre, d’ailleurs. Naviguant entre attitude punk rock et tradition francophone, ses chansons sont rugueuses, mal élevées, mais toujours vivantes. Et prennent une nouvelle allure sur scène, où il faut le (re)découvrir – ses disques rendant rarement justice à son talent. Eh oui, ça aussi, ça fait partie du jeu.

>> Lille, 06.01.2021, Théâtre Sébastopol, 20 h, 46 > 40 €, www.theatre-sebastopol.fr

Thibaut Allemand
Articles similaires
© Goledzinowski