Home Cinéma Adieu les cons

Bis repetita ?

© Jérôme Prébois – ADCB Films

Albert Dupontel revient devant et derrière la caméra avec Adieu les cons. Secondé par les excellents Nicolas Marié (vu dans 9 Mois ferme) et Virginie Efira (nouvelle camarade de jeu du cinéaste), le trublion livre une fable qui ne dépaysera par ses fans. Au risque de se répéter ?

Avec cette comédie située dans la lignée d’Enfermés dehors, Albert Dupontel revient à un cinéma plus modeste que son précédent Au revoir là-haut. Apprenant qu’elle est condamnée par la maladie, Suze Trappet, 43 ans, veut retrouver l’enfant qu’elle a dû abandonner à 15 ans. À la faveur de cette quête, elle croise JB, quinquagénaire en burn out, et M. Blin, un archiviste aveugle. Les voilà lancés dans une aventure improbable… Hommage aux Monty Python (dédié à Terry Jones, il offre un caméo à Terry Gilliam), le film tangue entre esprit punk et fable sentimentale. Lorsqu’il s’attaque aux maux de notre société, Dupontel fait mouche ! Ses saillies envers la déshumanisation de notre monde n’ont rien à envier à celles de Delépine et Kervern. Le bât blesse lorsqu’il cherche à nous tirer des larmes. Omniprésente, la musique de Christophe Julien surligne toutes les émotions ! Virginie Efira demeure épatante, malgré des dialogues parfois lourdauds (« Je t’aime, ce sont les mots les plus importants à dire dans une vie… »). Il faut attendre la conclusion, subversive, pour que l’auteur de Bernie retrouve enfin sa verve. Malgré sa générosité ou sa belle mise en scène, Adieu les cons donne in fine une impression de déjà-vu – c’est bête.

Grégory Marouzé

De Albert Dupontel, avec lui-même, Virginie Efira, Nicolas Marié… Sortie le 21.10

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