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Empreintes digitales

(c) Louise Mertens

Née à Anvers, passée par la prestigieuse école Sint Lucas, Louise Mertens n’a jamais quitté sa cité natale (« une ville belle et cool ») où elle dirige désormais son studio artistique. Ses créations, elles, ont parcouru le monde. Cette plasticienne a notamment signé en 2016 la couverture du livre des sœurs Jenner, séduites par le futurisme glamour de ses collages réalisés pour Levi’s ou Dolce & Gabbana. Minimalistes, abstraites, ses images mêlent analogique et numérique, art et mode, et brouillent la frontière ténue entre réalité et digital. Dédoublés, recouverts de traces de peinture ou de figures géométriques, ses portraits évoquent des palimpsestes oniriques. Passionnée de culture japonaise, cette “digital native” travaille d’abord des textures avant de les fusionner numériquement avec ses photographies. « Je démarre avec une forme de chaos, dit-elle. Ensuite, j’épure progressivement pour retrouver l’harmonie ». S’agit-il de relever les traits de ses modèles ? Une humeur ? L’Anversoise cultive le mystère, et s’est fixée le cosmos pour horizon. « Mes œuvres renvoient à l’inconnu. J’essaie de révéler l’invisible, ce qui nous échappe dans le monde physique, confie-t-elle. Je donne également vie à des créatures ressemblant à des humains, mais avec des attributs propres aux robots ». À l’opposé des machines, Louise fonctionne toutefois sans programme préalable, se laissant guider par le hasard et les accidents – souvent heureux. « Mes formes ou combinaisons de couleurs les plus abouties sont nées de longues recherches. J’aime la beauté de l’échec ». Et ça lui réussit plutôt bien.

A LIRE AUSSI : L’INTERVIEW DE L’ARTISTE

Julien Damien

À VISITER / louisemertens.com

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